C. Coupe de la langue
D. Sonde de Bellocq introduite dans la
fosse nasale gauche.
D'. Extrémité de la sonde dans le pharynx.
E. Tige sur laquelle on presse pour
pousser le ressort hors de la sonde.
E '. Œil du ressort dans lequel on passe les deux chefs de la ligature.
F. Bourdonnet de charpie.
G. Chefs de la ligature qui serre le
bourdonnet.
Au lieu de cet instrument qu'on ne trouve pas partout, Martin-Solon s'est servi d'une sonde de gomme. L'une des extrémités de cette sonde est munie d'un sac de baudruche, tandis que l'autre est fermée par un robinet. Les deux chefs d'un fil attaché à la partie de la sonde qui correspond au milieu de la fosse nasale sont amenés en avant et noués sur des boulettes de charpie qui bouchent la narine,
^96 OPÉRATIONS SUR L APPAREIL DE L OLFACTION
§ 3. — Cathétérisme du sinus maxillaire.
Anatomîe. — Si l'on examine un sinas maxillaire sur des pièces sèches, dépouillées de leur membrane muqueuse, on aperçoit sur sa paroi interne une ouverture assez large établissant une communication entre ce sinus et la fosse nasale correspondante; mais en faisant le même examen sur une tête dont la membrane pituitaire est intacte, on reconnaît que cette ouverture est bien moins grande qu'on ne l'aurait cru d'après l'inspection seule des os. M. Giraldès, à qui la science est redevable d'un excellent travail sur l'anatomie normale et pathologique du sinus maxillaire, affirme que, dans l'état normal, l'orifice du sinus maxillaire n'existe pas, comme tous les anatomistes l'ont répété, au milieu du méat moyen, mais bien à sa partie supérieure et antérieure où il est en partie recouvert par un éperon osseux et dépendant de l'ethmoïde. Si, parfois, on rencontre dans le premier point sur la membrane muqueuse un ou deux pertuis donnant accès dans le sinus, cet état n'est que la conséquence d'un travail pathologique. Si cette disposition anatomique, indiquée par M. Giraldès, est constante, il est évident que le cathétérisme du sinus maxillaire est impossible. Il est donc probable qu'en pratiquant cette opération comme je vais le dire, on ne pénètre dans le sinus qu'en déchirant la membrane muqueuse.
Opération. — En s' exerçant souvent sur le cadavre, on parvient à introduire sans effort une petite sonde courbe dans le sinus maxillaire. Yoici comment je pratique ce cathétérisme. L'opéré étant étendu sur un lit, sa tête un peu penchée du côté que je veux sonder, la concavité de la sonde regardant en haut, je porte le bec de cet instrument au-dessus du cornet inférieur, je le pousse en haut et en arrière jusqu'à ce qu'il heurte contre le cornet moyen. Alors, par un petit mouvement de bascule, je fais descendre le bout de la sonde d'un demicentimètre environ, et je le pousse doucement en dehors contre la paroi interne du sinus, dans l'orifice duquel je parviens presque toujours à l'engager.
Ce cathétérisme n'est presque jamais pratiqué sur le vivant; dans les cas où l'on pourrait faire cette opération, on lui préfère la perforation des parois du sinus.
§ Û. — Perforation du sinus maxillaire.
Anatomie. — Le sinus maxillaire est une cavité circonscrite