CORPS ÉTRANGERS
Uréthroplastie. — La suture ayant été insuffisante^ on a eu recours à F uréthroplastie, que nous avons décrite page 326.
Cautérisation. — Débridez les trajets fistuleux dans toute leur longueur^ en incisant la peau du périnée^ du scrotum et même de la fesse^ si cela est nécessaire ; que ce débridement aille jusqu'à l'ouverture interne de la fistule; puis prenant un fer rouge, cautérisez toutes les surfaces saignantes sans en excepter le moindre point. M. Bonnet (de Lyon), qui est l'auteur de cette méthode, a éteint jusqu à douze ou quinze cautères dans les anfractuosités de la plaie. Suivant lui, les tissus indurés se dégorgent, la région reprend sa forme naturelle, les plaies revêtent un bon aspect, et l'état général s'améliore rapidement.
Quinze ou vingt jours plus tard, M. Bonnet veut qu'on pratique l'uréthrotomie.
§ /S. — Corps étrangers.
Tantôt les corps étrangers arrêtés dans l'urèthre permettent encore l'introduction d'un instrument dans la vessie ; tantôt, au contraire, ils remplissent le canal de manière à rendre impossible le passage de l'instrument le moins volumineux entre eux et les parois de l'urèthre. Il résulte de là deux indications bien différentes, puisque dans un cas on peut retirer le corps étranger par le méat urinaire, tandis que dans l'autre il faut inciser la paroi du canal.
Extraction à l'aide d'instruments. — Les instruments inventés pour extraire les corps étrangers de l'urèthre sont tellement nombreux, qu'il nous faudrait consacrer un grand nombre de pages à leur description, si nous ne devions pas nous borner à faire connaître les plus utiles et les plus généralement employés. — La pince de Hunter a été pendant longtemps l'instrument le plus commode pour l'extraction des corps étrangers de l'urèthre (fig. 265). Elle consiste dans un mandrin contenu dans une canule métallique, et terminé par deux branches que leur élasticité porte à s'éloigner l'une de l'autre lorsqu'on les pousse au delà de la canule. L'instruaient ayant été introduit fermé dans le canal de l'urèthre jusqu'à ce qu'il se trouve en contact avec le corps étranger, on pousse le mandrin, et ses deux branches, devenues libres, s'appliquent sur les côtés du corps que l'on veut extraire; alors, faisant glisser la main on
Qk2 OPÉRATIONS SUR LES ORGANES GÉNITO-URIN AIRES.
retient le mandrin^ on ferme la pince sur le corps étranger, que l'on peut ensuite retirer facilement.
Cette pince a subi toutes sortes de modifications; mais ce serait encore Finstrument le plus commode^, si Le Roy d'Étiolles n'avait inventé une espèce de curette avec laquelle l'extraction des corps étrangers non pointus de l'urèthre est devenue une opération des plus simples et des plus faciles. Cette curette consiste, comme je l'ai déjà dit en parlant des corps étrangers du
Pince de Hunter.
A. Extrémité du mandrin
qui peut repousser un corps étranger mal engagé dans le mors.
B. Partie qui sert à pousser
la canule sur le mors.