C. Rectum
D. Poche interne du
pessaire.
E. Poche externe com-
primée.
1*'. Robinet établissant ou interrompant la communication entre les deux poches.
FiG. 291.
Redresseur utérin. — Reconnaissant l'insuffisance des moyens employés contre les déviations de l'utérus, M. Simpson (d'Edimbourg) a proposé de redresser et de fixer cet organe à l'aide d'un instrument particulier qu'il appelle redresseur utérin. Yalleix, qui s'est fait, en France, le propagateur de la méthode du chirurgien écossais, a fait subir au redresseur utérin des modifications qui ont été généralement adoptées. Je lui emprunterai la description qu'il fait de cet instrument dans ses Leçons cliniques de la Pitié; mais auparavant, je dois dire quelques mots d'un mode d'exploration de l'utérus qui a la plus grande imporlance. L'instrument dont M. Simpson s'est servi le premier est une sonde pleine, fortement recourbée sur elle-même et graduée; M. Huguier y a ajouté un curseur qui marque la limite de son introduction (fig. 292) ; Yalleix l'a fait redresser et a remplacé le cursem- de M. Huguier par une échancrure qu'il a fait creuser à 6 centimètres l//t de l'extrémité de l'instrument, parce que, suivant lui, c'est la moyenne de la profondeur normale de l'utérvis, La sonde, ayant sa convexité en arrière.
RÉTROVERSION,, ANTÉVERSIONj, FLEXION^ ANTÉFLEXIOi\ DE l'uTÉRUS. 699
est glissée sur l'indicateur introduit dans le vagin^ et poussée doucement dans la cavité du col ; à partir de ce points elle doit être dirigée suivant l'axe du détroit supérieur du bassin. Quand le chirurgien rencontre la moindre résistance, il tourne le bec de la sonde d'un autre côté^ jusqu'à ce qu'il l'ait fait pénétrer
A. Manche de l'instrument.
B. Curseur.
G. Extrémité courbée de la sonde.
A. Tige destinée à pénétrer dans
l'utérus.
B. Articulation de la tige précédente
avec la tige vaginale.
G. Tige pleine du plastron entrant dans la tige vaginale.
D. Anneaux inférieurs du plastron.
E. Anneaux supérieurs du plastron
pour les liens qui forment ceinture.
FiG. 292.
dans la cavité utérine. Le sens dans lequel on a dit porter la sonde indique le genre de déviation d e l'utérus.
C'est avec cet instrument qu'on remet la matrice dans sa position normale^ en la faisant basculer d'arrière en avant dans les rétroversions et les rétroflexions^ et d'avant en arrière dans les antéversions et antéflexions.
« Le redresseur utérin^ à tige articulée, est constituée par une tige destinée à pénétrer dans la cavité utérine (fig. 293). Cette tige, de métal et d'ivoire, d'une longueur variable suivant les cas, aie volume d'une plunie d'oie; elle sunuonte un disque
de métal de 2 centimètres de diamèti-e; elle est fixée à la face supérieure de ce disque^ sur laquelle doit reposer le museau de tanche quand la tige sera dans l'utérus. Cette première partie de l'appareil est unie par une articulation à ressort avec une autre tige de métal qui, devant rester dans le vagin, a reçu le nom de tige vaginale.
)) Le ressort, situé à l'articulation du disque avec la tige vaginale, est disposé de telle sorte qu'il sert à maintenir ces deux parties fléchies à angle droit l'une sur l'autre; en ouvrant le ressort, on peut abaisser le disque et la tige utérine qui le surmonte jusqu'à ce qu'ils se continuent en ligne droite avec la tige vaginale. Le mécanisme du ressort ne s'oppose pas à ce qu'après avoir été unies dans cette position, les deux tiges puissent être fléchies de nouveau l'une sur l'autre; mais, lorsqu'on arrive à l'angle droit, le ressort entre en jeu (à la façon de ceux adaptés à certains couteaux dits poignards) et les maintient fixées dans cette situation.
» La tige vaginale est creusée pour recevoir une tige pleine qui s'unit à angle droit, sans articulation, avec un plastron destiné à se fixer sur l'abdomen. La direction du plastron est donc à peu près parallèle à celle de la tige utérine, et les mouvements imprimés à l'une de ces deux portions de l'instrument doivent se communiquer à l'autre, quand l'appareil est en place, la tige du plastron étant introduite dans la cavité de la tige vaginale.
)) Les deux parties distinctes dont se compose l'appareil sont maintenues réunies à l'aide d'un fil passé dans un trou pratiqué à la tige vaginale, près de l'articulation; ce fil est noué sur le plastron.
» Le plastron est fixé le long de l'abdomen, à l'aide de deux liens situés à sa partie supérieure et formant ceinture; deux autres liens devant servir de sous-cuisses sont attachés à sa partie inférieure, près du point sur lequel doit être noué le fil qui unifies deux portions de l'instrument.
)) Cet instrument, ainsi constitué, diffère de celui de M. Simpson d'abord par le volume du disque ; le sien est ovale et son plus grand diamètre a plus de li centimètres 1/2. Une autre différence, et celle-là est capitale, c'est que dans l'instrument de M. Simpson le disque supportant la tige utérine est soudé sur la tige vaginale :1a flexion est donc permanente, et, pour introduire l'instrument, il faut adapter à la tige vaginale un manche fortement re.courbé en sens contraire. »
PROLAPSUS DU VAGIN. 701
Introduction du redresseur utérin. —■ L'utérus ayant été rétabli dans sa direction normale à l'aide de la sonde utérine, le redresseur articulé est introduit dans l'utérus comme le serait une sonde droite. Pour cela il doit être préalablement ouvert^ de telle sorte que la tige utérine et le disque qui la supporte fassent avec la tige vaginale une ligne droite (fig. 29/0- Comme
A. Porte-tige,
B. Tige vaginale du
redresseur.