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C. Veine jugulaire interne

D. Artère carotide primitive.,

FiG. 36.

Le muscle sterno-cléido-mastoïdien recouvrant l'artère carotide primitive à sa partie inférieure, je crois que le procédé le plus facile et le plus exempt de dangers consiste à faire une incision longitudinale au niveau du bord antérieur du muscle sterno-mastoïdien, et à faire tomber sur elle, près du bord supérieur de la clavicule, une incision transversale figurant une L par sa rencontre avec la première. Le lambeau de peau ainsi circonscrit étant détaché, on coupe transversalement le faisceau sternal du muscle sterno-mastoïdien, puis, soulevant le muscle sterno-thyroïdien avec une pince, on le coupe également en travers. On arrive de cette manière sur l'artère, que l'on dénude sans difficulté (Yal. Mott, Graefe).

3° Dans l'interstice des faisceaux du muscle sterno-cléido-mastoidien. — M. Sédillot pratique une incision correspondant à l'interstice des faisceaux sternal et claviculaire du muscle sterno-

clëido-mastoïdien ; faisant ensuite écarter les deux faisceaux du muscle^ il arme sur l'artère à travers leur interstice.

Appréciation. — Le procédé de M. Sédillot est facile sur le cadaxre ; mais, sur le vivant, il serait fort difficile de dénuder Fartère et de la lier au fond d'une plaie dont les bords se contracteraient avec force.

D'un autre côté, une simple incision longitudinale, faite an niveau du bord antérieur du muscle sterno-mastoïdien, donne une plaie en zigzag dont tous les chirurgiens ont signalé les inconvénients. Je crois donc que le meilleur procédé est celui qui consiste à couper en travers le faisceau intei ne du muscle sterno-cléido-mastoïdien.

§ 8, — • Tronc înEiominé ou ïiraehio-céphaii«fue.

Anatoniie. — Le tronc innominé ou bracliio-céphalique naît de la partie antérieure de la convexité de la crosse de l'aorte et se termine au niveau de la fossette sus-sternale, près de l'extrémité sternale de la clavicule droite.

Chez quelques sujets, siu'tout chez les vieillards, il déborde de 8 ou 10 millimètres l'extrémité supérieure du sternum. Dans tous les cas, on Lattire un peu au dehors de la poitrine en renversant la tète en arrière.

Oblique de bas en haut et de dedans en dehors, il répond, en avant, au tronc veineux brachio-céphalique (figure 33, F qui croise sa direction, et aux muscles sterno- hyoïdien et sterno-thyroïdien qui le séparent du sternum (fig. 33, Q, R). En arrière, il est en rapport avec la trachée et le nerf pneumogastrique ; en dehoi's, avec la plèvre ; en dedans, avec la carotide primitif e gauche, dont il est séparé par toute la largeur de la trachée.

Le tronc innominé ne fournit aucune branche collatérale, si ce n'est dans les cas rares oii il émet l'artère thyroïdienne de ^'aubauer.

Opéraiiosi. — On ne peut lier cette artère, presque entièrement cachée dans la cavité thoracique, qu'en faisant une large ouverture. Le procédé suivant, auquel MM. Mott et Graefe ont eu recours, est celui qui expose le moins à blesser les oiganes importants qui avoisinent l'artère innominée.

La tête du malade étant maintenue dans l'extension, sa figure tournée un peu à gauche, le chirurgien fait une incision com-

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