LIGATURE
kl phlébotomie (Velpeau, Méd. opér.). C'est la méthode qui a été suivie parla plupart des chirurgiens de l'antiquité.
Richerand faisait sur les paquets variqueux des incisions profondes dont la longueur atteignait jusqu'à 8 pouces. Après avoir exprimé le sang liquide ou coagulé que les veines contenaient, il appliquait un pansement simple avec de la charpie ou du cérat qu'il ne remplaçait qu'au bout de quatre ou cinq jours. On continuait ce pansement à plat, jusqu'à ce que la plaie fût guérie.
§ 4. — Section.
Au lieu d'inciser sur les paquets variqueux, Yelpeau a pratiqué la section transversale des veines au-dessus du point qui est le siège de la plus grande dilatation. Pour cela, la veine étant soulevée dans un repli de la peau, on passe au-dessous d'elle un bistouri étroit qu'on fait sortir, en coupant d'un seul coup la veine et la peau qui la recouvre. Le pansement consiste dans des boulettes de charpie introduites dans la plaie, où elles sont maintenues par un bandag3 roulé, modérément serré.
Carmichaël et B. Brodie ont eu recours à la section souscutanée des veines variqueuses. Cette incision sous-cutanée se fait d'ailleurs comme celle des muscles.
§ 5. — Excision.
Pour pratiquer l'excision, on fait une incision qui met à nu les veines variqueuses, et l'on résèque toute la partie qui est le siège d'une dilatation anormale. Cette méthode est celle à laquelle se soumit Marins (Plutarque). On la pratiquait du temps de Celse et d'Avicenne.
§ 6. — ■ liigature.
Faites à la peau, au-dessus des paquets variqueux, sur le trajet du tronc veineux qui en sort, un pli transversal que vous inciserez jusqu'à sa base; passez ensuite un fil au-dessous de la veine que vous étreindrez par un double nœud, et coupez le vaisseau immédiatement au-dessus de la ligature.
Le pansement est celui des plaies qu'on peut réunir par première intention.
C'est la méthode de Béclard et de Everard Home.
M. Reynaud (de Toulon) passe^ au moyen d'une aiguille^ derrière les vaisseaux embrassés dans un repli de la peau, un fil dont les deux chefs sont ensuite serrés sur un rouleau de diachylon ou sur une compresse. Chaque jour on ajoute à la constriction de la veille, jusqu'à ce qu'on ait produit la section complète des parties comprises dans la ligature.
§ 7. — Séton.
M. Fricke (de Hambourg) traverse la veine variqueuse dans plusieurs points de son étendue^ avec une aiguille qui entraîne après elle un fil auquel on imprime^ matin et soir^ des mouvements de va-et-vient pendant un temps qui varie de un à quatre jours, suivant l'intensité de l'inflammation.
§ 8. — Pince.
Sanson a eu recours à la compression des veines au moyen
FiG. 45.
d'une pince analogue à celle dont Breschet se servait pour le
varicocèle (fig. ^5).
CAUTÉRISATION
§ 9. — Ëpingle^.
M. Davat a employé un moyen qui agit un peu à la manière du séton. Ayant d'abord passé une épingle derrière la veine qu'il soulève dans un repli de la peau^ il en introduit une autre d'avant en arrière à travers les parois du vaisseau^ et il la fait ressortir en passant derrière la première, dont la direction est perpendiculaire à celle de la seconde. Pour passer facilement la seconde épingle, on soulève la première en la tenant par ses deux extrémités. Ces épingles forment une croix dont l'une des branches traverse le vaisseau de part en part en deux points différents. Un fil ciré passant au-dessous des deux épingles sert à les maintenir en place (fig. Zi6, n° 1).
FiG. 46.
A. Épingle passant horizontalement der-
rière la veine.
B. Épingle traversant la peau et la veine
et passant derrière l'épingle transversale.