C. Veine
D. Peau.
E,F. Fil fixant les deux épingles.
Velpeau passe une épingle (fig. 46 n° 2, G) au-dessous de la veine, comme la première de M. Davat, et il étrangle le vaisseau et les parties molles qui le recouvrent, avec un fil passé au-dessous des deux extrémités de l'épingle. 11 attend ensuite que la constriction ait mortifié les parties étranglées par un fil.
Cautérisation.
1° Cautère actuel — Dès l'antiquité, on cautérisait les varices avec le fer rouge, après avoir fait une incision à la peau qui les
Qk OPÉRATIONS QUE l'oN PRATIQUE SUR LES VEINES.
recouvrait. Cette méthode, remise en honnem' de nos jours pour les varices du rectum (hémorrhoïdes), est complètement abandonnée pour les varices des membres.
1° Cautère potentiel. — Bonnet (de Lyon) produit avec la potasse caustique, sur le trajet de la veine^ une eschare longue de 1 à 3 centimètres, qu'il incise crucialement au bout de quelques jours^ pour faire une seconde application de potasse caustique qui pénètre jusqu'aux parois de la veine.
Auguste Bérard se servait de la pâte de Vienne^ dont il appliquait une couche assez épaisse pour atteindre du premier coup les parois des veines variqueuses.
M. Laugier se sert aussi de la pâte de Vienne, mais il incise la peau préalablement, de manière que le caustique arrive plus vite aux narois du vaisseau.
§ il. — Uébrideiuent dcâ orifices aponévrotiques des veines variqueuses.
M. Herapath (Malgaigne^ Mécl. opérât.), se fondant sur ce que les varices dépendent d'un obstacle apporté au cours du sang des veines superficielles dans les troncs profonds, a pratiqué sur un malade le débridement de l'aponévrose crurale au point où la veine variqueuse la traversait. Cette observation unique est encore incomplète en ce qu'on a cessé de voir le malade peu de temps après l'opération.
§ 12. — Injection de perclilorure de fer.
Depuis les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le perchlorure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérison des varices. Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique autour du membre une ligature circulah^e au-dessus du point où l'on veut opérer ; puis, on en fait une autre au-dessous. Alors on pique la veine avec un trocart, par lequel sortent quelques gouttes de sang, et adaptant la seringue de Pravaz au trocart, on injecte le perchlorure en solution au 30^ degré, en comptant les gouttes par les tours de vis du piston. Deux ou trois gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec du collodion, et le membre est tenu dans une position horizontale. S'il y a de la réaction, on ap-