‹ Éléments de chirurgie opératoireChapitre 57 sur 263 · PANSEMENT DES AMPUTATIONS · texte numérisé non relu

PANSEMENT DES AMPUTATIONS

Les caillots de sang ayant été enlevés avec une pince^ avec les doigts ou avec une éponge^ on lave avec de l'eau tiède les parties voisines de la plaie qui ont été salies parle sang; puis^ les fils des ligatures ayant été réunis en un ou deux faisceaux et enveloppés dans un pli de sparadrap dont une partie les fixe à la peau voisine de l'un des angles de la plaie, le chirurgien rapproche les parties molles ouïes tient écartées, suivant qu'il veut obtenir une réunion par pretniêre ou par seconde intention. C'est là du moins la pratique généralement suivie. Quant à moi, au lieu de réunir les fils à ligatures, je les place isolément entre les lèvres de la plaie dans le point le plus rapproché du vaisseau lié. En faisant autrement, le paquet formé par la réunion des fils écarte les lambeaux l'un de l'autre dans une grande étendue, tandis que des fils isolés et sortant par le point le plus rapproché de leur attache, n'empêchent pas les lambeaux de s'appliquer exactement l'un à l'autre.

§ 1. — Réunion immédiate ou par première intention.

Pour obtenir une réunion par première intention, il faut que les bords de la plaie soient rapprochés et maintenus en contact. Les moyens de contention ne sont pas les mêmes pour tous les chirurgiens : pendant longtemps on s'est servi, dans ce but, de bandelettes emplastiques qui, de nos jours, sont encore généralement emplo^'ées dans les hôpitaux de France. Je préfère à ces bandelettes la réunion au moyen de la suture , parce que la suture, seule, peut maintenir solidement et sans constriction les parties mises en contact, et parce que les bandelettes emplastiques se collent mal sur la peau encore humide ou froide du moignon; parce qu'enfin, si elles restaient collées, elles auraient encore l'inconvénient de laisser, quand elles tombent, la peau couverte de matières emplastiques qui ont été considérées

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