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DÉSARTICULATION DE LA DERNIÈRE PHALANGE

chirurgiens qui se sont guidés sur eux pour pénétrer dans les articulations. Je n'y attache aucune importance, parce qu'ils varient dans leurs rapports, et qu'en les prenant pour guides, on doit se tromper presque toujours. On peut en juger par la figure 55, qui représente les rapports des plis du doigt avec la phalange correspondante. Il faut aussi se méfier de l'exploration qui consiste à chercher l'articulation de la deuxième phalange avec la troisième, en portant cette dernière successivement dans l'extension et dans la flexion, car la facette articulaire de la phalange inférieure, en glissant sur la partie dorsale de la poulie articulaire de la phalange supérieure, pourrait faire croire que l'interligne articulaire se trouve plus hautqu'il n'est réellement. La figure 55 montre, en effet, que, dans l'extension forcée, la partie la plus concave de la face dorsale se trouve un peu au-dessus de l'articulation.

Dans la flexion forcée, au contraire, on est toujours sûr que l'articulation correspond à l'angle droit formé par les deux phalanges; mais, dans cette position, la peau est trop tirée en has pour qu'on puisse faire sûrement une incision convenable.

Opération. — Nous décrirons successivement la désarticulation des trois phalanges.

FiG. 55.

§ 1. — Désarticulation de la dernière phalange, appelée aussi phalangette.

Amputation à lambeau palmaire. — Quand on tient entre le pouce et le médius la partie concave des faces latérales de la phalange, l'extrémité des doigts correspond aux deux tubercules que surmontent les surfaces articulaires. La main du malade étant en pronation, c'est à ce niveau qu'il faut porter le scalpel et couper jusqu'à l'os, d'abord sur la face dorsale, puis successivement en dehors et en dedans, de manière à couper les ligaments dorsal, interne et externe. De cette façon, en se guidant sur les deux tubercules que j'ai indiqués, on arrive inévitablement dans l'interstice articulaire, tandis que les plis sur lesquels se guident presque tous les chirurgiens sont d'une infidélité telle, que j'aimerais mieux ne pas avoir de points de repère que de me guider sur ceux-là.

au DES AMPUTATIONS EN PARTICULIER.

L'articulation étant ouverte^ on passe le scalpel entre les surfaces articulaires, puis, le portant à plat entre l'os de la phalange et ses téguments, on taille un lambeau que l'on termine à 8 millimètres de l'extrémité du doigt.

Comme la face palmaire de cette partie des doigts est arrondie, pour avoir un lambeau convenable, il suffit, lorsque le

FiG. 56.

bistouri est passé sous la phalange, de remettre cet os en place, de couper parallèlement à sa face antérieure, et de terminer en portant le tranchant du bistouri obliquement vers la peau.

FiG. 57

Dans ce temps de l'opération, on maintient les surfaces articulaires en contact, au moyen du pouce et de l'index de la main gauche, dont les extrémités seules correspondent au niveau de

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