CHAPITRE YII
ARTICLE PREMIER
AMPUTATIONS DU MEMBRE SUPÉRIl^UR.
DésartiGulatio7is des •phalanges.
Anatomie. — L'extrémité supérieure de la -première phalange présente une petite cavité glénoïde dont le grand diamètre est transversal et qui reçoit la tête du métacarpien correspondant dont la plus grande dimension est antéro-postérieure.
Les surfaces articulaires sont maintenues en place par un ligament palmaire et par deux ligaments latéraux externe et interne. Le tendon de l'extenseur envoie sur les côtés de l'articulation des expansions qui font de ce tendon une espèce de ligament dorsal.
— L'extrémité supérieure de la deuxième phalange est aplatie d'avant en arrière, et présente deux petites cavités glénoïdes séparées par une crête antéro-postérieure qui se prolonge en avant, un peu au-dessus du niveau du reste de la surface articulaire (fig. 54). Elle s'articule avec l'extrémité inférieure de la première phalange, qui présente une poulie aplatie d'avant en arrière et se prolongeant beaucoup plus dans le sens de la flexion que dans celui de ^extension.
Les moyens d'union sont les mêmes que pour l'articulation métacarpo-phalangienne .
— L'articulation de la deuxième phalange avec la troisième est absolument semblable à celle que nous venons de décrire.
J'indiquerai ici, d'une manière toute spéciale , deux petits tubercules latéraux que surmontent les surfaces articulaires. Ce sont d'excellents guides pour la désarticulation.
Quand on saisit une phalange par sa partie moyenne, qui est concave, on trouve, immédiatement au-dessus de la concavité, les petits tubercules au-dessus desquels se trouve l'interligne articulaire (fig. 54).
En avant des phalanges, les tendons des muscles fléchisseurs
glissent dans une gaine fibro-se'reuse très-résistante. La facilité de ce glissement fait que le chirurgien a toujours de la peine à couper les tendons d'un seul coup et dans le point correspondant à la section de la peau.
FiG. bà.
En arrière, les tendons extenseurs glissent aussi, mais c'est surtout latéralement, de sorte qu'on peut les couper plus sûrement que s'ils fuyaient dans le sens de la longueur. Leurs mouvements sont d'ailleurs bornés par l'insertion des muscles interosseux qui viennent s'entrecroiser sur la surface dorsale de la première phalange pour la fléchir, et dont l'un sollicite le tendon en dedans, tandis que l'autre le tire en dehors.
La peau des doigts est doublée en avant d'une grande quantité de tissu cellulo-adipeux, qui est plus rare à la face dorsale. Dans ce tissu, sur les parties latérales, mais plus près de la face palmaire que de la face dorsale, existent les artères collatérales, qui sont accompagnées par les veines et par les branches nerveuses correspondantes.
Les plis de la peau des doigts ont beaucoup occupé l'esprit des