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DÉSARTICULATION DE LA PREMIÈRE PHALANGE DES ORTEILS

Opération. — On peut avoir recours à l'amputation ovalaire,

qui est celle que préfèrent presque tous les chirurgiens^ mais j'aime bien mieux l'amputation avec deux lambeaux^ interne et externe.

J'ai déjà dit, au sujet de l'anatomie^, que la gaîne des tendons fléchisseurs reste béante; or, dans l'amputation ovalaire, il y a toujours un cul-de-sac qui correspond à l'ouverture de la gaîne tendineuse, et où le pus doit nécessairement s'amasser.

Dans l'amputation à lambeaux, cette gaîne est fendue en long dans la partie qui correspond à la plaie, ce qui ne permet plus au tendon d'aspirer le pus par sa rétraction, comme le piston d'un corps de pompe. J'ajouterai que la cicatrice à la plante du pied est trop minime pour qu'elle soit une objection sérieuse, et qu'enfin les têtes des métatarsiens sont bien mieux recouvertes dans l'amputation à lambeaux que dans la méthode ovalaire.

Ces deux méthodes se pratiquent ici comme pour les doigts. Seulement, il faut bien se rappeler que, pour l'amputation du gros orteil, les lambeaux doivent avoir une longueur proportionnée au volume de la tête du premier métatarsien.

Pendant longtemps on a réséqué cette tête ; mais il a suffi de considérer qu'en opérant ainsi on enlevait le point d'appui antérieur de la voûte du pied, pour qu'on ait abandonné généralement une pratique qui est considérée comme une innovation dans le pays où on l'a conservée.

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