AMPUTATIONS DES ORTEILS
L'amputation des deux dernières phalanges se fait comme celle des doigts. Mais la disposition anatoraique des articulations métatarso-phalangiennes nous oblige à en dire quelques mots.
Anatomie. — La tête du premier métatarsien est tellement volumineuse, qu'elle ne peut pas être complètement recouverte après la désarticulation du gros orteil^, si l'on n'a pas pris la précaution de faire un lambeau d'une longueur qui paraît démesurée aux personnes qui n'en ont pas fait l'expérience. A la face plantaire de l'articulation métatarso-phalangienne du gros orteil, il y a deux os sésamoïdes volumineux. Il y en a aussi pour celle du petit orteil^, mais pas constamment.
La gaine des tendons fléchisseurs des orteils est très-résistante et reste béante après l'amputation métatarso-phalangienne. Cette disposition explique la fréquence des fusées purulentes et le danger d'une opération qui paraît tout d'abord ne pas avoir la moindre gravité.
Les têtes des métatarsiens forment, par leur ensemble, une ligne courbe à convexité antérieure, dont les différents points sont d'autant plus postérieurs, qu'ils sont plus rapprochés du bord externe du pied.
Il ne faut pas oublier que si l'on se guidait, pour la désarticulation des orteils, sur les interstices qui les séparent, on se tromperait souvent pour le second, dont la profondeur est beaucoup moindre que celle des autres, et qui est distant de l'articulation métatarso-phalangienne de plus de 1 centimètre.