Celle du second temps, le couteau
coupant sur les deux os.
3 et 4. Dans l'espace interosseux.
G. Sur la face postérieure des deux os. 7 et 8. Dans l'espace interosseux.
9, Coupant sur la face postérieure du péroné.
De cette manière le couteau a décrit un huit de chiffre, et si ce temps de l'opération a été bien exécuté, la scie pourra couper les os sans rencontrer des parties molles.
Pour la section des os, un des chefs du rétracteur (compresse à trois chefs) ayant été introduit dans l'espace interosseux et les parties molles étant recouvertes par cette compresse, le chirurgien s'efface en mettant ses deux pieds parallèlement l'un à
l'autre^, et tenant la scie inclinée obliquement de haut en bas et perpendiculairement à Taxe du membre (voy. la fig. 53)^ il la fixe sur le tibia avec Tongie du pouce de la main gauche, puis il scie, d'abord lentement, ensuite précipitamment, quand la voie de la scie est faite ; et il termine en ralentissant les mouvements à mesure qu'il approche de la fin de la section.
Les artères péronière, tibiales antérieure et postérieure ayant été liées, ainsi que les branches musculaires sans nom, on rapproche les lèvres de la plaie de droite à gauche, et par une suture, des serres-fines ou des bandelettes de diachylon, on les maintient en contact.
Le membre est ensuite appuyé sur un coussin, dans une position intermédiaire à la flexion et à l'extension.
Pour que les os soient sciés facilement et sans fracture, il faut que l'aide qui tient le genou, le soutienne et le maintienne immobile, en se gardant bien de le pousser exclusivement dans un sens, et que celui qui tient le bas de la jambe tire à lui, parallèlement à l'axe du membre. Quand les aides n'exécutent pas fidèlement cette prescription, la scie est serrée entre les lèvres de la section, sans pouvoir avancer; ou bien si la pression a lieu en sens inverse, les os se fracturent avant d'être complètement sciés.
Béclard a donné le conseil de couper la crête du tibia en la sciant d'abord obliquement à une certaine profondeur, et en reportant la scie un peu plus bas et perpendiculairement à l'axe de l'os. Sanson portait cette section sur la face interne du tibia. Cette pratique est aujourd'hui à peu près abandonnée.
Méthode à lambeaux. — Procédé à lambeau postérieur. — Ce procédé porte le nom de Yerduin. On le pratique en faisant, par transfixion, aux dépens des muscles jumeaux, un lambeau arrondi et d'une longueur de cinq travers de doigt environ, après quoi, réunissant en avant les deux côtés de la base du lambeau par une incision transversale, on coupe les muscles, et ayant fait le huit de chiffre, on scie les os.
En pratiquant le lambeau, il faut se garder d'enfoncer le couteau près des os, car on a toujours une masse de chair assez épaisse. Mais, comme il importe que la peau dépasse les muscles, il est bon de repousser la peau en arrière au moment où l'on opère la transfixion. £^ ,( ( 0 r
Procédé à lambeau externe. — Ce procédé est, depuis bien longtemps, répété dans les cours de médecine opératoire, et pourtant on y a trop rarement recours sur le vivant.
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AMPUTATION AU LIEU d'ÉLECTIOiN. 205
Le chirurgien^ étant placé en dedans de la jambe^ t'ait à la peau une incision commençant à deux travers de doigt au-dessous de la tubérosité antérieure du tibia^ et descendant verticalement assez bas pour que le couteau interosseux puisse, sans faire ci'aindre une déchirure de la peau^ être glissé d'avant en arrière par cette ouverture en dehors du péroné, et sortir en arrière au point diamétralement opposé a celui par lequel il est entré. Le couteau étant entre les os et les parties molles de la partie externe de la jambe^ on le glisse de haut en bas pour