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DES RÉSECTIONS. ARTICLE PREMIER

On appelle résection une opération qui consiste à enlever une portion ou la totalité d'un ou plusieurs os^ en conservant les segments de membre qui font suite aux os réséqués.

Le trépan est une espèce de résection que nous décrirons dans un chapitre particulier.

Les résections peuvent être pratiquées sur le milieu d'un os ou sur les extrémités articulaires; dans quelques cas, l'os tout entier est extirpé. On peut aussi être forcé d'enlever plusieurs os; c'est ce qui a lieu souvent pour la face, où l'os malaire et le maxillaire supérieur peuvent être enlevés en même temps.

Quand on fait la résection des parties articulaires, le danger est d'autant moindre qu'on enlève une "plus grande étendue des surfaces recouvertes par la membrane synoviale; car l'inflammation de cette membrane est ce qu'il y a de plus grave dans une résection.

Les résections du membre inférieur ne sont utiles que lorsqu'on peut espérer que la solidité du membre sera conservée.

La résection d'une partie du membre supérieur est toujours préférable à une amputation.

Quand on fait une résection sur un jeune sujet, on doit chercher à conserveries épiphyses. Dans plusieurs cas, j'ai pu ainsi enlever de grandes portions d'os nécrosés sans entrer dans les articulations.

Les incisions doivent être faites du côté opposé aux vaisseaux et nerfs les plus importants; elles doivent aussi être pratiquées le plus près possible de l'endroit où l'os qu'on veut réséquer est le plus rapproché de la peau.

La plupart des résections peuvent être faites au moyen d'une simple incision longitudinale. Dans quelques cas cependant on a besoin d'une incision en T, simple ou double.

Il faut s'efforcer de ménager les muscles et leurs tendons, les vaisseaux et les nerfs. On ne doit pas perdre de vue que les

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résections auront un résultat d'autant plus heureux, que l'on aura conservé une plus grande partie du périoste. Dans la nécrose^ il est souvent très-facile d'énucléer l'os de son enveloppe périostique ; et, dans ces cas, on a vu celle-ci reproduire un os suffisant pour suppléer à l'absence de celui qui a été enlevé (1).

Ift On a imaginé bien des scies pour pratiquer les résections : la scie à chaîne (dite aussi scie de Jeffrmj) est préférable à toutes les autres, quand la scie ordinaire ne peut pas être emplovée (%. 117).

FiG. 117.

La scie de Heyne, heureusement modifiée par M. Charrière, est un instrument difficile à manier (fîg. 118).

11 en est de même de celle de M. Martin (fig. 119).

La figure 120 représente un appareil ingénieux imaginé par MM. Thompson et Charrière : il se compose d'une scie de Heyne

{\) Depuis quelques années on a beaucoup insisté sur la propriélé que le périoste possède de reproduire l'os qu'il recouvrait. Quand en 4854 j'écrivais ce qui précède, je croyais le rôle du périoste si parfaitement prouvé, qu'il ne m'était pas venu à l'idée d'apporter des preuves à l'appui de cette assertion.

modifiée, à laquelle s'adapte un trépan , de sorte qu'il peut servir à trépaner les os et à les scier.

A. Manche fixe à la scie. D. Manivelle imprimant le mouve-

B. Manche servant de point d'appui. ^,^ , ™'"^ ^^ '""^^'°"- „

*^ '^ EFG. Crochet servant a fixer Vos contre

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