‹ Éléments de chirurgie opératoire ou traité pratique des opérationsChapitre 10 sur 213 · RÉUNION DES PARTIES DIVISÉES · texte numérisé non relu

RÉUNION DES PARTIES DIVISÉES

gien renfonce à travers les deux lèvres de la plaie , rapprochées par un aide, ou bien successivement à travers la droite, de dehors en dedans, puis de dedans en dehors, à travers la lèvre opposée. L"aiguille, en passant, entraîne le fil double après elle.

Tous les fils ayant été passés de cette manière, on ghsse dans leurs anses un bout de sonde, une plume ou tout autre corps analogue, et les dédoublant à leur autre extrémité, on les noue sur une autre sonde, de manière à tenir en contact les lèvres de la })laie(fig. 13).

o° Suture enlrecoupée. — Cette suture n'est que le premier temps de celle que nous venons de décrire. Quand les fils ciui, dans ce cas, sont simples, ont traversé les deux lèvres de la plaie, en nouant ensemble les deux chefs de chacun d'eux, on fait autant de nœuds séparés qu'il y a de fils (fig. 1 4).

Fia'. 14.

Fier. 15.

4" Suiiire à surjet. — Une aiguille entraînant un long fil derrière elle traverse les deux lèvres de la plaie à la môme hauteur; puis étant reportée un peu plus loin, du côté qui a été traversé le premier, elle pique de nouveau les deux lèvres de la plaie, de telle sorte qu\m fi! passant obliquement sur la ligne de jonction des deux bords réunit les deux points de suture, en faisant avec eux une sorte de spirale. On continue ainsi jusqu'à la fin, et Ton arrête les extrémités en les nouant à la spirale voisine (fig. 1 5).

o" Suture à points passés. — Cette suture est continue comme

FiG. 1G.

SERRES-FINKS. 1 3

la précédente , et elle n'en diffère que parce que , au lieu de passer au-devant de la plaie pour aller dun point à Fautre, et d'entrer toujours du même côté, l'aiguille et le (il traversent les deux lèvres de la division, successivement de droite à gauche et de gauche à droite (fig. 16).

On voit que dans cette suture le lil ne passe jamais au-devant de la plaie.

Elle est connue aussi sous le nom de faufil.

6° Suture à anse. — Elle n'est guère employée que pour les plaies des intestins. (Voy. EnléroraphïG.)

Appréciation. — La suture entortillée est la plus employée ; elle réunit très exactement, sans faire bâiller la plaie.

Lorsqu'on craint une déchirure des bords de l'incision, ou lorsqu'on veut réunir des parties profondes, il vaut mieux avoir recours à la suture enchevillée. Cette dernière est presque la seule qu'on emploie pour la périnéoraphie. Elle a l'inconvénient de

déjeter en dehors la partie la plus superticielle des bords de la pUiie; mais elle est solide et elle n'expose pas à la déchirure des p;u1ies réunies,

La suture entrecoupée n'est employée ([ue pour rauto[)lastie et pour les opérations dans lesquelles on n'a l)esoin que de soutenir l(;s parties riipprochées, et encore est-elle rarement mise en usage depuis l'invention des serres-fines, qui peuvent toujours la rem- })lacer avantageusement.

La suture à surjet et la suture a points passés sont généralement abandonnées.

S 2. — Serres- il ne.ç.

Les serrcs-fiiœi sont de petites pinces dont les mors se rapprochent, dès qu'on cesse de presser la partie moyenne des branches (jui sont croisées à la manière des pinces à feu dont se servent les fumeurs. Elles ont été inventées par Vidal (de Cassis). Leur apj)lication est fort simple : un aide rapproche les lèvres de la division, soit avec des |)inces à disséquer, soit avec ses doigts, de manières fiu'elles soient toutes les deux saisies par l'instrument, et (piand

FiG. n.

iti DE l'aNESTHÉSIË.

elles sont bien engagées, le chirurgien cesse de comprimer le milieu de la serre-fine, dont les mors se referment sur elles (fig. 1 7j.

Le volume et la force de ces petites pinces varient suivant la nature des parties dont on veut obtenir la réunion. Le nombre c{u'on en emploie est en raison de retendue de la plaie ; elles sont généralement séparées les unes des autres par un intervalle de 1 à 2 centimètres.

Souvent, après dix heures de leur application, on peut les retirer; on ne doit que rarement les laisser appliquées plus de vingtquatre heures.

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