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CHAPITRE PREMIER

OPÉRATIONS qu'on PRATIQUE SUR LES YEUX. ARTICLE P^

OPÉRATIONS SUR l'aPPAREIL LACRYMAL.

Dans cet article nous traiterons : '1 ° des opérations qu'on pratique sur la glande lacrymale (organe de sécrétion) ; 2° de celles que réclament les conduits lacrymaux (organes d'excrétion).

$1. — Extirpalion de la glande lacrymale.

Anatomie. — La glande lacrymale se compose d'une partie principale, on orbilaire, et d'une partie accessoire, ou falpébrale. La portion orbitaire est placée transversalement au niveau d'une fossette que présente la face inférieure de l'os frontal, près de son apophyse orbitaire externe. Son bord antérieur est séparé de la paupière supérieure par une membrane fibreuse qui, née de l'arcade orbitaire, va former l'aponévrose profonde du muscle orbiculaire des paupières ; sa face inférieure correspond, en dehors, nu muscle droit externe, dont elle est séparée par le feuillet aponévrotique qui enveloppe ce muscle ; en dedans, au globe oculaire dont elle est séj)aréc par une masse de tissu cellulo-adipeux.

La portion palpébrale de la glande lacrymale est située au côté externe de la paupière supérieure, entre le muscle orbiculaire qui la recouvre en avant et une mcmbnme fibreuse qui la sépare de la conjonctive palpébrale en arrière. Elle se continue avec la portion orbituirc de la ghinde, dont elle n'est qu'un prolongement aminci.

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Opération. — C'est particulièrement pour des cancers qu'on a eu recours à l'extirpation de la glande lacrymale.

Procédé ordinaire. — Faites, au niveau du rebord de l'orbite et parallèlement à cette saillie, une incision dont la longueur sera proportionnée au volume de la tumeur, et qui, comprenant toute r épaisseur de la paupière, parviendra dans la cavité orbitaire. Saisissant alors la glande lacrymale avec une érigne ou avec une pince à dents de rat, arrachez-la en divisant avec le bistouri toutes les brides qui la retiennent aux parties voisines.

Procédé sous-palpébral. — Quand la glande est seule malade et que les paupières n'ont point été envahies par la dégénérescence pour laquelle on pratique l'opération, on peut prolonger la fente palpébrale par une incision commençant à la commissure externe, et s' étendant, en dehors, de 1 ou 2 centimètres. Kelevant ensuite la paupière supérieure et la faisant tenir par un aide au moyen d'une érigne, le chirurgien incise la conjonctive parallèlement au rebord orbitaire, et, saisissant la glande avec une forte pince à dents de rat, il l'enlève en coupant les tissus sains qui la retiennent dans la cavité orbitaire.

Si la dégénérescence avait envahi la portion palpébrale de la glande, il faudrait enlever la paupière supérieure tout entière, opération dont il sera question quand nous parlerons de l'extirpation du globe oculaire.

. Pansement: — Une compresse imbibée d'eau froide, appliquée sur la paupière supérieure, constitue tout le pansement. Beaucoup de chirurgiens préfèrent la charpie recouverte de cérat.

Il faut laisser la plaie se cicatriser d'elle-même; en réunissant par des points de suture, on s'exposerait à fermer toute issue au pus, qui se répandrait alors dans la cavité orbitaire où il donnerait lieu à de graves accidents.

La paupière supérieure, en se relevant, mettra les deux lèvres delà plaie en contact.

§ 2. —Conduits excréteurs des larmes. ■- Fistule lacrymale.

La lésion qui, par l'obstacle qu'elle oppose au cours des larmes, a produit la fistule lacrymale, doit être prise en considération, quand il faut choisir entre les méthodes opératoires auxquelles on peut avoir recours pour combattre cette maladie. Ces méthodes sont: \ecathétérisme, les injections^ la dilatation, la cautérisation, la formation d'un canal artificiel, ï oblitération des voies lacrymales.

OPÉRATIONS SUR L'aPPARETL LACRYMAL,

A, Cathétêrisme des voies lacrymales,

Anatomie. — Près du grand angle de l'œil, les deux paupières présentent une petite saillie, appelée tubercule lacrymal^ au centre de laquelle on aperçoit un trou {point lacrymal) qui est l'orifice du conduit lacrymal correspondant.

Les deux points lacrymaux sont dirigés en arrière vers la surface du globe oculaire, où ils se mettent en contact avec les larmes.

Les conduits lacrymaux, commençant aux orifices que nous venons d'indiquer, se dirigent verticalement ; le supérieur de bas en haut, l'inférieur de haut en bas, pour se couder bientôt à angle droit, se porter vers le nez et s'ouvrir isolément dans le sac lacry^ mal (fig. 165).

FiG. 465.

A. Conduit lacrymal inférieur.

B. Conduit lacrymal supérieur.

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