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CAUTÉRISATION

La cautérisation, comme moyen de guérison pour les goitres, avait été abandonnée depuis longtemps, lorsque M. Bonnet s'est efforcé de la remettre en honneur. La pratique de l'habile chirurgien de Lyon est exposée dans le livre de M. Philippeaux, auquel j'emprunterai la description de cette méthode, en la restreignant toutefois aux proportions que comporte un ouvrage qui ne peut pas avoir pour chaque chapitre les développements qu'on trouve dans une monographie.

La cautérisation peut être appliquée à la destruction des kystes du corps thyro'ido, dont les parois sont fibreuses, fibro-cartilagineuses et osseuses, ou qui contiennent du sang, des matières

Zi60 OPÉRATIONS qu'on PRATIQUE SUR LE COU.

mélicériques et athéromateuses. Elle peut être faite suivant quatre procédés :

Premier procédé. — Cautérisation d'une partie de la paroi antérieure du kyste.

Deuxième procédé. • — Destruction des kystes par le séton caustique.

Troisième procédé. — Destruction de toute la paroi antérieure par la cautérisation.

Quatrième procédé. — Destruction complète des kystes.

Les deux premiers procédés n'ont pas besoin d'être décrits ; il suffit d'énoncer le but pour cju'on comprenne en quoi consiste l'opération. Il en serait de même du troisième procédé, sans les remarques suivantes que je trouve dans le livre de M. Philippeaux :

« 1° Il ne faut pas imiter la pratique de ceux qui, croyant exécuter la cautérisation conseillée par M. Bonnet, se contentent d'une ouverture longitudinale des kystes de la thyroïde. Cette manière de cautériser ne peut produire des résultats favorables. 11 faut, pour réussir, détruire la totalité ou du moins la plus grande partie de la paroi antérieure de cet instrument.

» 2" Lorsqu'on a détruit la paroi antérieure des kystes, il est nécessaire de dessécher l'intérieur de leur cavité, en y laissant appliqué, pendant une ou deux heures, un morceau de pâte au chlorure de zinc, ou de la charpie trempée dans une solution caustique. Cette cautérisation légère fait cesser tout écoulement de liquide et détruit la membrane interne de ces tumeurs^ de sorte que lors de l'élimination des eschares, la cicatrisation de la plaie étant assurée, on n'a pas à redouter l'existence de ces trajets fistuleux qui se montrent lorsqu'on ne prend pas cette précaution indispensable. »

Le quatrième procédé consiste à détruire par le caustique, nonseulement la partie antérieure des kystes, mais encore les points les plus profonds, par des applications successives de pâte de zinc.

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