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VARICES

Depuis les temps les plus reculés, les chirurgiens ont eu recours, pour guérir les varices, à des opérations ciui toutes se rapportent à l'une ou à l'autre des méthodes suivantes.

§ 1. ~ Acupuncture.

On pique la veine variqueuse avec une aiguille d'or ou d'acier, pour en faire sortir le sang, et quand cette piqûre ne suffit pas, on ouvre la veine avec une lancette, comme dans la saignée.

§ 2. — Éïectro-punclure.

Elle se fait comme l'électro-puncture des artères. (Voy, Ané- VRISME, p. 26.)

§ 3. — Incision.

C'est à l'incision, et non à l'acupuncture, comme le dit M. Velpeau par inadvertance, qu'avait recours Hippocrate, c{ui conseillait d'inciser les varices en long, plus largement que dans la plilébolomie (Velpeau, M éd. opérât.) C'est la méthode qui a été suivie par la plupart des chirurgiens de l'antiquité.

Richerand faisait sur les paquets variqueux des incisions profondes dont la longueur atteignait jusqu'à 8 pouces. Après avoir exprimé le sang liquide ou coagulé ciue les veines contenaient, il appliquait un pansement simple avec de la charpie ou du cérat qu'il ne remplaçait qu'au bout de quatre ou cinq jours. On continuait ce pansement à plat, jusqu'à ce que la plaie fût guérie.

§ 4. ~ Section.

Au lieu d'inciser sur les paquets variqueux, M. Velpeau a pratiqué la section transversale des veines au-dessus du point cj[ui est le siège de la plus grande dilatation. Pour cela, la veine étant soulevée dans un repli de la peau, on passe au-dessous d'elle un bistouri étroit qu'on fait sortir, en coupant d'un seul coup la veine et la peau qui la recouvre. Le pansement consiste dans des boulettes de charpie introduites dans la plaie, où elles sont maintenues par un bandage roulé, modérément serré.

Carmichaël et M. B. Brodie ont eu recours à la section sous-

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