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DES AMPUTATIONS EX GÉNÉUAL

On modifie quelquefois la méthode ovalaire en ne commençant l'ovoïde qu'à l'extrémité inférieure d'une petite incision parallèle à l'axe du membre. Cette modification porte le nom (ïampiUationen raque lie.

% A. — Méthode elliptique.

Depuis ciuek[ues années, on décrit sous le nom de méthode elliptique (Soupart), une amputation donnant à peu près le même résultat que les amputations à un lambeau, dont elle se distingue seulement par la continuation des bords de son lambeau avec l'autre côté de la plaie, sans qu'il y ait d'angle entre ces parties.

La section opposée au lambeau est d'ailleurs concave, de telle sorte que cette méthode ne diffère de la méthode ovalaire que parce que la plaie de cette dernière est à l'une de ses extrémités beaucoup plus étroite que l'autre, tandis qu'elles ont à peu près la même largeur dans la méthode elHptique.

S 5. — Position des aides pendant une amputation.

Les couteaux, la scie, les pinces, un sécateur, une compresse fendue et les autres linges du pansement étant placés sur une table, un aide s'empare de l'extrémité du membre, pendant qu'un autre soutient la partie voisine du tronc ; un troisième comprime l'artère ; d'autres maintiennent le malade et l'empêchent de remuer.

Un aide est préposé aux instruments qu'il passe à l'opérateur, en ayant soin de les lui présenter de manière que la poignée soit toujours libre. Quand il donne un couteau, il le tient au niveau de l'articulation du manche avec la lame, le tranchant dirigé du côté opposé à la main qui le présente au chirurgien, et la pointe en bas. Quand l'aide passe une scie, il la tient par son arc, pour que l'opérateur en saisisse la poignée sans difficulté.

L'assistance des aides a surtout besoin d'être intelligente pendant l'action de scier. Celui qui tient l'extrémité du membre doit tirer dans la direction de l'axe de l'os qu'on va couper, tandis que l'autre se contente de maintenir la partie supérieure en s' opposant au jeu des articulations. Si les aides pressent un peu trop dans un sens l'une des extrémités du membre, la scie est serrée et peut être faussée ou cassée, si le chirurgien emploie trop de force.

§ 6. — Position du chirurgien dans l'action de scier.

L'opérateur doit s'effacer de telle sorte que le côté externe de sa jambe gauche soit tourné vers le membre qu'il va scier, ses deux

POSITION DU CHIRURGIEN DANS l'aCTION DE SCIER. 93

pieds étant parallèles l'un à l'autre ; avec la main gauche saisissant la partie du membre à laquelle elle correspond, il fixe la scie avec l'ongle du pouce, et de la main droite, qu'il élève en fléchissant l'avant-bras (fig. 53), il imprime à la scie inclinée de haut en bas, des mouvements de va-et-vient qui, d'abord lents, s'accélèrent peu à peu jusqu'à ce que Fos soit à peu près scié. En finissant, on doit ralentir la vitesse de la scie, pour ne pas s'exposer à rompre brusquement la partie d'os qui tient encore.

Dans la position indiquée plus haut, et représentée fig. 53, le chirurgien coupe l'os transversalement, tandis que cette section est presque fatalement oblique, lorsque le chirurgien n'a pas soin de se placer comme nous l'avons dit. Cette position est d'ailleurs celle des ouvriers (|ui ont riiabitudede si- servir de la scie.

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