‹ Éléments de chirurgie opératoire ou traité pratique des opérationsChapitre 95 sur 213 · SÉQUESTRE DES OS NÉCROSÉS · texte numérisé non relu

SÉQUESTRE DES OS NÉCROSÉS

Quand on reconnaît qu'une partie d'os nécrosé est mobile , il faut l'extraire, car elle n'est plus qu'un corps étranger dont l'organisme demande à se débarrasser.

Lorsque c'est la lame superficielle d'un os qui est nécrosée, elle sort le plus souvent d'elle-même, sans que le chirurgien ait autre chose à faire c[ue de la saisir avec des pinces , dès qu'elle se présente dans le trajet fistuleux par lequel s'écoule le pus qui provient du travail organique qui a préparé l'élimination de cette partie. Mais s'il s'agit d'un os long , il arrive souvent que le séquestre se trouve renfermé dans une cavité dont les parois sont formées par un os de nouvelle formation ; dans ce cas , le chirurgien doit intervenir.

Les parties molles ayant été incisées crucialement, on entame l'os avec la gouge et le maillet, en faisant sauter un pont réunissant deux ouvertures pratiquées à l'os de nouvelle formation ; ou bien, si l'os offre une très grande résistance et qu'il ne se laisse pas pénétrer facilement, on y applique une ou plusieurs couronnes de trépan pour frayer un passage au séquestre.

Quand l'os nécrosé a une grande étendue, il faut le pousser d'abord dans un sens opposé à celui par lequel on veut l'extraire, pour amener l'une de ses extrémités au niveau même de l'ouverture par laquelle on doit opérer l'extraction. Ce dernier temps de l'opération n'a pas besoin d'être décrit ; on doit l'abandonner à la sagacité du chirurgien.

L'extraction d'un séquestre ne doit être tentée que lorsqu'on s'est bien assuré de la mobilité de l'os nécrosé. Toute tentative prématurée qui porterait nécessairement sur une partie voisine de la portion morte, exposerait à tous les dangers d'une plaie des

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