‹ Éléments de chirurgie opératoire ou traité pratique des opérationsChapitre 94 sur 213 · DÈS KYSTES DES OS · texte numérisé non relu

DÈS KYSTES DES OS

qu'elle ne se soit pénétrée d'humidité: dans ce cas, on peut la balayer avec la barbe d\me plume.

Pour éviter que la sciure ne s'accumule dans la plaie, et ne gène l'action de la couronne du trépan, l'opérateur doit très fréquemment brosser les dents de l'instrument et les débarrasser de la poussière qui s'y attache.

Si l'on a pratiqué le trépan pour relever un fragment du crâne enfoncé, introduisant un élévateur par l'ouverture faite à la boîte crânienne, on soulève la pièce enfoncée en prenant un point d'appui, soit sur sa main, soit même sur le bord du trou.

Si, au contraire , l'opération a été faite dans le but de donner issue à une collection de pus ou de sang comprimant le cerveau, on doit faire une incision cruciale à la dure-mère, qui, étant tendue, est incisée avec la plus grande facilité.

Pansement. — • Pendant longtemps on a introduit dans la plaie un disque de toile arrondi et dont le centre était traversé par un fil. Ce linge était appelé sindon; on l'appliquait au moyen d'une tige terminée par une lentille, instrument appelé mémngophylax. De nos jours, quand on pratique le trépan , on se contente de rapprocher les lèvres de la plaie, en laissant toutefois, dans leur intervalle, une très petite mèche de charpie pour permettre l'écoulement des liquides.

Dans le cas où l'on fait l'opération pour donner issue aune collection de pus ou de sang , on laisse la plaie béante et on la recouvre de charpie enduite de cérat; on* se comporte, d'aiheurs, comme s'il s'agissait d'un abcès ordinaire.

L'opération serait à peu près la même si, au lieu de la faire sur le crâne, on la pratiquait sur les sinus maxillaires, sur le sternum, ou sur tout autre os. La sagacité du lecteur suppléera facilement à ce que nous omettons à dessein.

ARTICLE IV

DES KYSTKS DES 03.

Une simple ponction, avec ou sans injection d'un liquide tel que la teinture d'iode, peut suffire pour guérir les kystes séreux ; mais, ([uand il s'agit de kystes hydatiques ou contenant une matière athéromatcuse, conune ceux qu'on observe assez souvent dans le maxillaire inférieur, cela n'est plus suflisant ; il faut alors recourir à une opération plus compliquée.

Excision d'une portion des parois. — Les parties molles (|ui

2^0 1>ES RÉSECTIONS.

recouvrent la tumeur ayant été incisées et étant écartées par un aide, le chirurgien enlève avec la gouge et le maillet la lame d'os qui recouvre le kyste. Il arrive souvent que cette lame est devenue tellement mince ou tellement molle, que le scalpel est suffisant pour l'excision. Un sécateur ou môme de forts ciseaux peuvent encore être utiles pour cela. Lorsque le kyste est mis à nu, on enlève autant que possible la membrane qui le limite , et l'on panse avec de la charpie, sèche, si la plaie laisse suinter du sang, ou avec de la charpie enduite de cérat, si elle est sèche.

ARTICLE V

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