GRÉGORIEN
o as
ZODIAQDB.
CALRNDRIRR RfPUBLIGAIII.
Avril (du latin ape-
Bélier T
Germinal (j)ferme«).
co ^
rire, ouvrir).
Mai (déesse Maiay
Taureau t^
Floréal (fleurs).
if'
ou majores f les
anciens).
Juin C/unon, ou Jui nius Bnitus).
Gémeaux y
Prairial (prairies).
Juillet (Jules Cé-
Cancer
Messidor (moissons).
sar).
Août (Auguste).
Lion Çl
Thermidor (thermos y
îï ■§ ,
chaud, ou saison des
eaux thermales).
Septembre (septiè-
Vierge ng
Fructidor (fruiU).
me mois , quand
l'année commen-
çait en mars).
si
Octobre (huitième
Balance f-^
Vendémiaire (vendan-
mois ).
ges).
Novembre ( neu-
Scorpion ]%
Brumaire (brumes).
vième mois).
Sis
Décembre ( dixiè-
Sagittaire ^
Frimaire (frimas).
•iche
me mois).
Janvier (Janus).
Capricorne %
Nivôse (neige).
Février ( fehrua ,
Verseau ï=:
Pluviôse (pluie).
sacrifices expia-
ou
toires).
Mars (dieu Mars).
Poissons X
Ventôse (vent).
n faut remarquer que les saisons commentent en réalité aux solstices et aux équinoxes , et qu'elles ne comprennent pas les mois grégoriens précisément tels que les offre ce tableau, mais seulement d'une manière approximative;
elles cadrent, au contraire, exactement avec les signes du zodiaque et les mois du calendrier républicain.
Il ne faut point oublier que les contrées australes ne peuvent attribuer k leurs saisons les divisions de ce tableau : pour elles, le printemps a lieu quand nous avons Tautomne; elles ont l'été quand nous sommes dans Thiver.
Du reste, ces quatre grandes divisions de Tannée n'existent pas sur tout le globe : il est des pays, comme dans la zone torride , où l'on ne compte que deux saisons : celle des pluies^ ou Yhivernage , et celle de la sécheresse. Les pluies, dans ces régions, accompagnent le Soleil; ainsi, il pleut, dans la partie nord de la zone torride, entre avril et octobre, et, dans la partie sud, entre octobre et avril. Dans les zones glaciales, il n'y a aussi que deux saisons : un long et rigoureux hiver f et un été rapide et très-chaud.
Les saisons ont des durées un peu inégales : car la Terre est plus éloignée du Soleil pendant notre été et notre printemps qu'en hiver et en automne, et son mouvement est, en outre, plus rapide vers le périhélie ; notre planète doit donc employer, à décrire la portion de son orbite qui répond aux deux premières saisons, plus de temps qu'elle n'en met à parcourir le reste :
Le printemps dure 92 jours 21 heures.
L'été 93 jours 14 heures.
L'automne 89 jours 17 heures.
L'hiver 89 jours 1 heure.
Ces durées ne resteront pas les mêmes : car le point du périhélie varie continuellement : il se déplace, ainsi que l'aphélie, d'environ 12 secondes par an; ou, en d'autres termes, la ligne des apsides, c'est-à-dire le grand axe de l'orbite terrestre, change peu à peu de place relativement aux équinoxes et aux solstices; en sorte que l'hémisphère boréal perd peu à peu l'avantage que lui procurent un été plus long et une position plus rapprochée du Soleil en hiver. Dans 5000 ans ,
il n*aura plus aucun privilège, et dans 10000 ans Théinisphère austral sera favorisé de la même manière que le nôtre Test aujourd'hui, pour reprendre ensuite peu à peu sa position défavorable. Le grand axe de Porbite a dû coïncider avec la ligne des équinoxes 4000 ans environ avant l'ère chrétienne, c'est-k-dire vers l'époque à laquelle remontent les premières traces de Fhomme sur la Terre.
On appelle jours de la Canicule le temps qui s'écoule de la fin de juillet à la fin d'août, et qui est, dans nos climats, l'époque des fortes chaleurs et des maladies qu'elles entraînent. Ils ont été nommés ainsi de ce qu'autrefois l'étoile de Sirius, qui fait partie de la constellation du Grand Chien (ou la Canicule), était, alors à peu près dans la direction du Soleil : aujourd'hui, par l'effet de la précision de l'équinoxe, elle s'y trouve un mois plus tôt (le 30 juin).
78 C0SH06RAPHIE TERRESTRE.
n. PREUVES DES MOUVEMENTS ET DE LA ROKDEUR DE LA TERRE.