ESQUISSE HISTORIQUE
ni. ESQITISiSE HISTORIQUE DES PROGRÉS DE LA COSMOGRAPHIE ET DE L'ASTRONOMIE *.
Les Chaldéens furent de bonne heure versés dans la connaissance du ciel; ils ont fait des observations précises d'écIipses, ont établi la période de Saros ou de 223 mois lunaires, et ont calculé l'inégalité de la vitesse de la Lune. Dans le même temps, les prêtres égyptiens cultivaient avec soin l'astronomie, et l'on en trouve la preuve dans l'orientation de leurs pyramides, dont les faces sont dirigées avec précision vers les points cardinaux.
Cette science fut transportée d'Egypte en Grèce dans le VI* siècle avant Jésus-Christ, par Thaïes deHilet. Ânaximandre de Hilet, disciple de Thaïes, découvrit l'obliquité de Técliptique, et introduisit chez les Grecs l'usage du gnomon et des cartes géographiques. Ànaximène de Hilet propagea les connaissances d'Ânaximandre, son maître. Ânaxagore de Clazomène, disciple d'Ânaximène, étudia avec soin les comètes, la Voie lactée, et sut prédire des éclipses. On croit que Pythagore, qui vivait dans le même siècle, connut le vrai système du monde, qu'il considérait la Terre comme une planète, et le Soleil comme le centre des mouvements planétaires. Dans le Y* siècle avant Jésus-Christ, Philolaûs, disciple de Pythagore, professa la même opinion que lui ; Méton d'Athènes trouva le cycle lunaire ou cycle d'or de 19 ans.
Dans le brillant siècle suivant, Eudoxe de Cnide donne une description des constellations, et publie des éphémérides qui
\ . Pour ce qui tient plus à l'histoire de la géographie qu*à celle de la ces» mographie proprement dite, nous renvoyons aux différentes éditions de noire Géographie pour le cours de seconde^ et à notre Résumé de géographie pour le baccalauréat et le'ttres.
i4î COMPLËHENT.
s'affichent k Athènes dans les lieux publics; Pythëasde Marseille fait de grands voyages vers le nord, partage la Terre en climats d'après la différence de la longueur des jours et des nuits ; Aristote démontre la rondeur de la Terre par la forme circulaire de son ombre dans les éclipses de Lune, mais il a le tort de réfuter Topinion des pythagoriciens touchant son mouvement; Callisthène d'Olynthe suit Alexandre dans sesvoyageSy et recueille les observations astronomiques des Ghaldëens.
Dans le m* siècle avant Jésus-Christ, commença à fleurir récole grecque d'Alexandrie, qui fit faire de grands progrès aux études cosmographiques et astronomiques. Aristarque de Samos repnt l'opinion du mouvement de la Terre autour du Soleil. Ératosthène de Gyrène trouva le moyen de mesurer un arc du méridien, détermina l'obliquité de l'écliptigue , inventa la sphère armillaire et construisit le premier observatoire. Archimède composa un planétaire qui exposait «les mouvements du Soleil, de la Lune et des étoiles.
Dans le siècle suivant, Hipparque de Nicée s'illustra par une foule d'importants travaux astronomiques : il donna le premier catalogue d'étoiles, décrivit ces astres sur un globe artificiel, découvrit la précession des équinoxes, détermina la longueur de l'année, inventa la projection stéréographique, tenta de mesurer la distance de la Terre au Soleil par les parallaxes, trouva enfin la méthode de déterminer les lieux de la Terre par leur latitude et leur longitude.
Dans le i*' siècle avant Jésus-Christ, Strabon, célèbre dans la géographie, contribua puissamment aussi aux progrès de la cosmographie. Posîdonius essaya de mesurer la circonférence de la Terre, et reconnut la cause dû flux et du reflux de la mer. Sosigène réforma, par l'ordre de Jules César, le calendrier romain.
Dans le xi* siècle de notre ère, Claude Ptolémée composa de nombreux ouvrages astronomiques, dont le plus célèbre esXVAlmageste. Mais cet homme savant et laborieux a pro-