ROTATION DO SOLEIL
Les positions des pôles et de Téquateur solaire ont été déduites pareillement de la direction constante que suivent les taches dans leur mouvement. On a reconnu ainsi que le plan de l'équateur du Soleil fait un angle de 7® 15' sur le plan de l'écliplique, de sorte que Taxe de rotation n'est pas
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Fig. 58' Taches du Soleil le 2 septembre 1839^ d'après le capitaine Oa?is.
tout à fait perpendiculaire sur ce plan. II résulte de cette , inclinaison que les trajectoires des taches vues de la Terre, paraissent comme des courbes dont la convexité est tournée, tantôt vers le pôle nord, tantôt vers le pôle sud, suivant l'époque de Tannée où on les observe, et, à deux époques partie colièresi comme des lignes droites parallèles (fig. 57).
134 GHâHTRE m. LE SOLEIL.
Les taches du Soleil ne se montrent pas sur toutes les parties de son disque : elles sont circonscrites dans deux zones situées de part et d'autre de l'équateur, et ne dépassent guère le 45'' degré de latitude.
Elles sont à la fois très-variées de formes et de dimensions. Il n'est pas rare d'en voir dont l'étendue est plus grande que celle de la Terre même. Schrœter en a mesuré une dont la surface équivalait à 4 fois la superficie entière de notre globe. En 1839, une tache mesurait en longueur 300 000 kilomètres et en surface 200 millions de myriamètres carrés. Mais ce sont là des cas tout à fait exceptionnels.
Parfois, le disque solaire est complètement dépourvu de taches : d'autre part on en a vu jusqu'à 80 à la fois. Il paraît du reste certain que la variation qu'on observe, par la suite des années, dans le nombre des taches est soumise à une certaine périodicité.
Examinées en détail , la plupart présentent un ou plusieurs noyaux noirs, environnés d'une partie grisâtre qu'on nommep^nom&re. On aperçoit quelquefois des noyaux sans pénombre et des pénombres dépourvues de noyaux. Tout autour de la pénombre, la surface brillante du Soleil semble plus éclatante que le reste du disque, comme si la luoiière s'y était condensée. On appelle facules ces taches particulières.
Les taches du Soleil ne sont pas permanentes. Elles se transforment souvent dans l'intervalle d'une seule rotation, diminuent, se divisent, et finissent par disparaître. On a vu aussi plusieurs taches se réunir en une seule. Tout cela prouve que les taches, outre le mouvement de rotation auquel elles participent, ont des mouvements propres quelquefois trèsrapides. EUes affectent les formes les plus bizarres, tantôt rondes et régulières, tantôt déchiquetées en une multitude de fragments, tantôt sous l'apparence d'immenses tourbillons. ^1 La surface du Soleil, partout où n'existent ni taches ni . ' facules, est loin d'être uniformément brillante. On y aperçoit, quand on se sert d'instruments assez puissants, ime multi- ^ tude de points obscurs qui donnent au fond lumineux Taspect du pointillé d'une gravure* La figure 60 donne une idée de