TACHES SOLAIRES
cette apparence , qu'on explique , en supposant que la surface du Soleilj loin d'être de niveau, est constamment recou-
Fig* 59. Taches do Soleil, d'après J. Herschel. — Noyaux et pénombres.
verte d'ondulations semblables aux vagues d'une mer agitée. Les savants leur donnent divers noms : feuilles de saule, grains de riz^ lucules, etc.
En étudiant la manière dont la forme d'une tache varie, pendant la période de visibilité, on s'est assuré que ce sont autant de cavités dont le noyau forme le fond et dont la pénombre indique les talus. En effet, quand une tache régulië* rement entourée de pénombre arrive au bord du Soleil et va disparaître, c'est la partie de la pénombre tournée vers le centre qui diminue et disparaît la première. Le noyau dispa-
Fig. 60. Tache solaire, d'après Nasmyth. Lucules ou feuilles de saule.
rait ensuite, et le côté de la pénombre tournée vers le bord reste encore visible. Le même phénomène se présente en sens inverse quand la tache apparaît au bord oriental. Ces particularités s'expliquent aisément par la perspective, si l'on suppose que la tache est une cavité eu forme de cône renversé, une sorte de déchirure pratiquée dans les couches les plus voisines de la surface du SoleÛ.
Les phénomènes des taches solaires ont donné lieu à diverses hypothèses sur la constitution physique du Soleil, mais