‹ Eléments de cosmographie: Ouvrage rédigé conformémerit aux programmes officiels de 1866 pour lChapitre 3 sur 105 · Du latin meridiesj milieu du jour, ou midi · texte numérisé non relu

Du latin meridiesj milieu du jour, ou midi

une tige en bois ou en métal, qu'on a pre'alablement dressée dans une position bien verticale* sur un plan horizontal. La

position de ce plan a été elle - même déterminée à l'aide du niveau d'eau, avec tout le soip. possible.

A mesure que l'heure de midi approchera, on verra l'ombre diminuer insensiblement de grandeur et sa direction varier peu à peu, puis cette ombre croîtra ensuite en repassant par les mêmes longueurs, mais dans

rig. J. DétermîimUon de la méridienne par ji^^^^ j j^g g^

le» ombres d'un style vertical. ""'^ wh^vmw** \^^

plus divergente. On attendra qu'elle atteigne précisément la longueur qu'elle avait à l'instant de la première observation et l'on marquera le poiot B où aboutit alors l'extrémité de l'ombre. A et B se trouveront ainsi nécessairement sur une circonférence de cercle dont le centre est au pied de la tige, en 0.

Si Ton divise alors l'angle AOB en deux parties égales, la ligne SN bisectrice de cet angle ne sera autre chose que la méridienne du lieu de l'observation.

Pour plus d'exactitude, on trace d'avance des circonférences de divers rayoDs, et Ton note la double coïncideDc«) de l'extrémité de l'ombre avec chacune d'elles. On a aint. des vérifications qu'on peut multiplier autant qu'on veut, et qui sont d'autant plus utiles, qu'un nuage en passant devant le disque solaire peut rendre nulles quelques-unes des observations.

Il ne faut pas oublier que ce procédé doit être mis en usage le même jour ; car la hauteur du Soleil variant d'un jour à l'autre, les longueurs d'ombre varient elles-mêmes pour une même heure avant ou après midi*.

1. On s*assure de cette dernière condition à Taide du fil à plomb.

2. Dans la figure qui précède, ce n'est pas Textrémité de Tombro

Ce procédé est d'ailleurs fondé sur un fait d'observation qu'il est bon de retenir dès maintenant :

Varc diurne décrit chaque jour par le Soleil^ par la Lune ou par une étoile quekonquey sur la voûte céleste est divisé en deux parties égales et symétriques relativement au plan méndien,par le point ^ui marque le maximum de hmiteur de l'aS' tre au-dessus du plan de Vhorizon.

Les points culminants de tous les arcs diurnes sont contenus dans le même plan vertical qui est le plan méridien du lieu.

La direction de la méridienne étant obtenue , on donne, comme nous venons de le dire, le nom de Midi ou Sud au point de Thorizon qu'elle va rencontrer du côté du ciel où le Soleil se meut tous les jours, et celui de Nord ou Septentrion au point diamétralement opposé.

Traçons maintenant sur le plan de Thorizon une ligne qui coupe la méridienne à angle droit, et tournons-nous vers le nord. Nous aurons à notre droite le point Est^ et à notre gauche le point Ouest, aux deux points de l'horizon qu'ira rencontrer cette seconde ligne.

Deux fois par an, au commencement du printemps et au commencement de l'automne, le Soleil se lève précisément à Test et se couche les deux mêmes jours à l'ouest ; mais il n'en est plus de même pendant le reste de Tannée. Tandis que, dans le cours des saisons du printemps et de l'été, le lever de l'astre et son coucher se font en des points de l'horizon oriental et occidental plus rapprochés du nord, en hiver et en automne, il se lève et se couche au contraire en des points plus rapprochés du midi.

Le Nord, le Midi, l'Est et l'Ouest, se nomment en astronomie comme en géographie les quatre points cardinaux.

Pour rendre l'orientation plus précise, on a coutume de partager la circonférence de l'horizon en un nombre de points intermédiaires plus considérables, dont la dénomination se

dont on note la coïncidence avec les arcs de cercle concentriques, mais un point lumineux^ produit dans Tombre par le passage des rayons solaires à travers un trou, pratiqué au centre d'une rondelle qui surmonte la tige.

comprend d'elle-même ; et toutes les directions réunies qu'oQ obtient ainsi, forment une figure régulière à laquelle les ma-» nos ont donné le nom de rose des vents^ parce qu'ils Tuti-

î^opd

Sud

Fig. 2. Rose des vents.

lisent pour estimer en mer les directious variables des vents ^i arrivent au navire de tous les points de rborizon.

La direction de la méridienne, et par suite celle des lignes qui donnent les points cardinaux et ceux de la rose des vents, n*ont rien d'arbitraire. Elles sont constantes pour un même lieu, non-seulement pendant tout le cours d'une année, mais encore dans la suite des siècles. Nous verrons plus tard la raison de cette constance. Pour le moment, nous nous contenterons de répéter que ces directions sont en rapport, et avec le mouvement diurne du Soleil, et avec le mouvement de même nature de tous les autres astres que nous voyons briller dans la voûte céleste.

En effet, comme nous venons de le voir, la Lune et les dif-

férentes étoilea, en décrivant une série d'arcs, depuis le moment de leur lever, jusqu'à celui de leur coucher, s'élèvent au-dessus de Thurizon à une suite de hauteurs maximums qui offrent toutes cette circonstance, qu'elles ont lieu précisément quand l'astre vient à passer par le plan méridien.

ÉTUDB DU MOUVEMENT DIURNE DE LA VOUTE ÉTOILÉB. — ÉTOILE POLAIRE, ZONE DES ÉTOILES CIRCOMPOLAIRES. — AXE DU KONDB. — LES ÉTOILES DÉCRIVENT DES CERCLES PARALLÈLES D'UN MOUVEMENT UNIFORME. ^ — ORIENTATION PAR LA UOUSSOLE.

Maintenant que nous avons trouvé un moyen de nous orienter, en déduisant de Tobservation du mouvement diurne du Soleil et des étoiles, la position d'un plan et d'une ligne invariables, le plan méridien et sa trace sur l'horizon, la méridienne, étudions avec plus de détails ce mouvement commun des astres.

Nous supposerons d'abord que nous sommes en un lieu de la Terre situé dans rhémisphère bçréal, en France, par exemple. Plus loin, nous verrons comment varie l'aspect des phénomènes célestes, quand l'observateur se transporte dans les diverses régions du globe terrestre.

Nous choisirons une belle nuit, un ciel sans nuages et sans lune ; l'éclat de la lumière lunaire ne permettant pas de voir avec autant de facilité les plus petites étoiles.

Commençons par nous assurer du mouvement qui entraîne les points brillants d'orient en occident. Rien n'est plus facile. Choisissant une étoile située de préférence dans la partie méridionale delà voûte céleste, nous nous placerons de manière à ce qu'elle semble toucher un objet voisin de nous, le bord d'un toit, d'un arbre, d'une cheminée; puis nous resterons immobile. Si l'obstacle est du côté de l'orient, nous ne tarderons pas à voir sa distance à l'étoile augmenter sans cesse ; s'il est à l'occident, l'étoile ira se cacher derrière lui,

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