MOUVEMENTS RÉELS
mençons par les mouvements propres des planètes inférieares.
Soit S le Soleil, VVi Vf.... l'orbite à peu près circulaire que Vénus décrit autour de cet astre en 225 jours environ. Négligeons l'inclinaison du plan de cet orbite sur l'écliptique , ce qui revient à ne considérer que les mouvements en longitude.
Quand Vénus est à sa conjonction inférieure, elle est entre le Soleil et la Terre, en Vj, en ligue droite avec ces deux astres T et S.
Si la Terre restait immobile et que Vénus tournât d'occident en orient, c'est-à-dire dans le sens de la flèche, il est clair que, pour un observateur situé sur notre globe, Vénus paraîtrait d'abord s'éloigner du Soleil; mais, comme les arcs qu'elle décrirait seraient vus de plus en plus ht obliquement, sa vitesse, qui est à peu près constante, paraîtrait diminuer de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle atteignît le point Vj,où le rayon visuel TVs est tangent à l'orbite.
En ce point môme sa vitesse semblerait nulle. L'arc VtV|, serait décrit dans un sens opposé au mouvement propre du Soleil; il serait rétrograde.
De V| en V le mouvement de Vénus ''piaSteiSérilaTedLs^i'hy^ parîrftrait au contraire direct, et sa vigoUiMe de la Terre immo- t^sse apparente serait croissante jusqu'en V, où elle atteindrait son maximum. Mais alors la planète se trouverait de nouveau sur une même ligne droite avec le Soleil et la Terre; elle serait donc en conjonction, et comme elle est située au delà du Soleil, on dit que c'est la conjonction supérieure.
De V en Vi, le mouvement continue d'être direct, mais la vitesse est décroissante, et en Vi, Vénus est une seconde luis stationnaire. Enfin de V| à la nouvelle conjonction infé*rieure en Vi, le mouvement redevient rétrograde, la vitesse
croit de noaveaa et atteint son maximum dans ce dernier point.
Ainsi les circonstances seraient, dans notre hypothèse, analogues à celles qu'on observe dans le mouvement des pknètes inférieures. Les différences que nous allons signaler proviennent, comme on va voir, du mouvement de la Terre que nous avons d'abord négligé.
La Terre se meut dans son orbite dans le même sens que Vénus dans la sienne, mais avec une vitesse moindre;
Fig 97. Explication des mouvements apparents d'une planète inférieure.
Tare que notre globe décrit en un temps donné est moindre angulairement et en valeur absolue que l'arc décrit par Vénus dans le même temps. Le rayon visuel fait donc toujours parwtre Vénus à l'occident du Soleil, mais elle a paru s'en éloigner moins que si la Terre était restée immobile.Tant que cette divergence subsistera, Vénus s'éloignera du Soleil. Mais, à cause du mouvement de la Tene, qui s'exécute dans le même sens que celui de la planète, on comprend que celle-ci atteindra plus tard le point où son «ilongation est maximum, comme aussi celui où elle paraît stationnaire, ce qui aura lieu quand les rayons visuels conserveront leur parallélisme, vers les positions Ti, Vt des deux astres.