ABERRATION DE LA LUMIÈRE
petit que soit le rapport de ces deux vitesses, il est assez grand pour qu'il en résulte uoe altération dans la direction que nous attribuons à un rayon lumineux déterminé au moment où il pénètre dans notre œih
En effet, si l'œil d'un observateur qâi regarde une étoile T$ à la station T était immobile (fig. 138), il verrait le point lumineux dans la direction réelle de la route suivie par les rayons de lumière qui en émanent à tout instant, c'est-à-dire, daps \bl
direction TE ; mais il n*aa est rien, l'œil se meut et la direction de son mouvement est, à tout moment, celle de la tangente TA à Torbite de la Terre. Ce mouvement se combine avec celui des molécules lumineuses, et les choses se passent évidemment de la même manière que si, l'œil restant immobile, le rayon de lumière était animé d'un mouvement TA' égal et contraire à celui de la Terre.
Fig. 138.- Aberration. ~ Déviation caaséa H faut doUC, Selou leS rè« par la combinaison du mouvement de la »1p« A^ U Tni^i*jinîmiA ruinr lumière et du mouvement de translation 8)6? ^^ ^f mécanique, poUF
de la Terre. obtenir la direction suivant
laquelle i'œil voit l'étoile, construire un parallélogramme TGBA', dont les côtés TG et TA^sont dans le rapport des nombres 10 000 et 1, c'est-à-dire des vitesses de la lumière et de la Terre. La diagonale BTè indiquera la direction de la position apparente de l'étoile^ et l'angle ETe sera ce qu'on nomme l'angle d'aberration*
Or, si Ton fait une construction analogue pour chaque position de la Terre sur son orbite, T T' T' T* (fig. 139), on trouve que l'étoile E parait occuper les positions e e' tl' e'^sur une courbe semblable à l'orbite terrestre , c'est-à-dire à peu de chose prèç sur un cercIC; dout le plan est parallèle à l'^-
diptique. Ge cercle se projette sur la sphère céleste suivant une ellipse dont le grand axe est constamment égal à 40".90 et dont le petit axe est d'autant plus petit que là latitude de rétoile est plus faible.
rig. tS9. — Courbe annaelle d'aberration.
Un phénomène que chacun peut observer rend parfaitor ment compte de TsJberration de la lumière, et de la déviation apparente des rayons lumineux provenant de la combinaison de leur vitesse avec celle de la lumière dans son orbite. Si l'on observe en wagon, par la fenêtre de la portière, leis gouttes d'une pluie qui tombe verticalement, la direction de ces gouttes variera, selon que le wagon est en repos, ou qu'il se meut avec plus ou moins de rapidité.
Si le wagon est immobile, toutes les gouttes de pluie paraîtront se mouvoir dans leur direction réelle, c'est-à-dire