ÉTOILES VARIABLES
blanche d'abord^ elle passa au jaune, puis au rougOi et enfin' redevint blanche avant de disparaître. Elle n*a pas été revue depuis.
En 1604, une autre étoile remarquable apparut dans le Serpentaire. D'un éclat moindre que l'étoile de 1572, elle était néanmoins fort brillsuite, sans être visible en plein jour comme la première : sa scintillation était d'une vivacité extraordinaire. Peu à peu, son éclat diminua^ et après être restée . visible pendant près de 18 mois, elle disparut également sans laisser de trace. L'étoile de 1604 fut observée par Kepler.
Antérieurement à ces apparitions remarquables, on en cite un assez grand nombre d'autres dont les annales de Tastronomie chinoise et arabe ont conservé le souvenir. Depuis, en 1670, une étoile nouvelle apparut dans le Renard, et en 1848 l'astronome Hind en découvrit une de cinquième grandeur dans le Serpentaire. Enfin cette année même, on a vu subitement , dans la constellation de la Couronne boréale , une étoile nouvelle qui atteignit la Perle en éclat, puis peu à peu s'affaiblit, devint invisime à l'œil nu, mais sans cesser d'être visible dans les instruments*.
D'autres étoiles, qai avaient toujours été observées dans le ciel, ont disparu.
Enfin, il faut citer encore, parmi les étoiles dont l'éclat a .présenté des phases singulières, la célèbre étoile Êta du Navire. Vers la fin du dix-septième siècle, c'était une étoile de 4* grandeur. En 1751, elle atteignait la seconde, s'affaiblissait pendant 60 ans, et croissait de nouveau jusqu'en 1826. Depuis cette époque, elle a présenté les variations les plus
1. La Perle est TétoUe la plus brillante de cette constellation; elle est de 2"' grandeur. 11 parait maintenant certain que l'étoile nouvelle de la Couronne n*est autre qu'une étoile de 9"* grandeur, inscrite dans le ca* talogue d'Ârgelander. S'il en est ainsi pour les autres étoiles subitement apparues y il faut en conclure que les étoiles nouvelles, ne diflTèrent des étoiles variables que par Taccroissement rapide de leur intensité lumineuse et par le peu de durée de leur maximum d'éclat.
Un physicien anglais, qui s'occupe activement de l'analyse des spec* très d'étoiles, M. Huggins, pense qu'il est probable que l'accroissement d'éclat de l'étoile de la Couronne est dû à li combustion du gaz hydrogène.
étonnantes et les pins irrégulières^ oscillant entre la l** etla 2* grandeur et approchant parfois de Sirius. Depuis 1863, elle n*est plus visible à l'œil nu.
Y a*t-il une analogie réelle entre tous les phénomènes que nous venons de passer en revue? Ou bien, doit-on distinguer les étoiles variables périodiques des étoiles temporaires, et celles-ci des étoiles à variations irrégulières ? On n'a émis jusqu'ici, à cet égard, que des hypothèses plus ou moins yraisemblables, mais conjecturales.
AtOILES doubles et IICLTIPLES.— distinction DBS ÉTOILES DOUBLES EN COUPLES OPTIQUES ET EN COUPLES PBTSIQUES. — DURÉE ' DES REVOLU- TIONS DE QUELQUES SOLEILS DOUBLES. — COULEURS VARIÉES DES COM- POSANTES. — COULEURS DE QUELQUES ÉTOILES SIMPLES.
A l'œil nu, ou dans les lunettes de moyenne puissance, toutes les étoiles apparaissent comme de siiAples points lumineux. Si Ton emploie un instrument qui permette un grossissement considérable, on est surpris de voir que quelquesuns de ces points se dédoublent: on aperçoit deux étoiles au lieu d'une seule.
■ Il y a un siècle, on connaissait au plus 20 groupes de ce genre : aujourd'hui les observateurs en ont recensé plus de 6000, dans lesquels la distance apparente des étoiles composantes ne dépasse pas 32'^ C'est à ces groupes que les astronomes donnent le nom d'étoiles doubles. On se fera une idée de la proportion qui existe entre le nombre des étoiles simples et celui des étoiles doubles, par ce fait, que Struve a dû passer en revue 120000 étoiles pour recenser un peu plus de 3000 couples. C'est I étoile double sur 40 étoiles environ.
La réunion de deux étoiles dans un espace aussi restreint que celui dont il vient d'être question peut être attribuée à deux causes différentes. On peut admettre que le rapprochement des deux astres n'est qu'apparent, que l'un d'eux est