‹ Eléments de cosmographie: Ouvrage rédigé conformémerit aux programmes officiels de 1866 pour lChapitre 84 sur 105 · ÉTOILES VARIABLES · texte numérisé non relu

ÉTOILES VARIABLES

de la Baleine a une période de 11 mois pendant laquelle son éclat subit les variations suivantes : pendant 15 jours, elle brille comme une étoile de 2* grandeur; c'est alors son maximum d'éclat. Sa lumière décroit ensuite pendant trois mois, ■jusqu'à devenir comprétement invisible età descendre au-dessous de la 11* grandeur. Elle reste 5 mois entiers dans cet état, puis elle reparaît par degrés et son éclat va croissant pendant 3 autres mois, jusqu'à l'époque de son maximum d'éclat, où sa période est terminée.

Ces variations périodiques, connues depuis .la fin du seizième siècle, ont fait donner à cette étoile le nom de Mira (la merveilleuse).

Algol, dans la tête de Méduse (constellation de Persée) a une période beaucoup plus courte. Étoile de 2* grandeur pendant 2 jours 13 heures 1/2, elle décroit soudain, et en 3 heures 1/2 descend jusqu'à la 4* grandeur, puis son éclat augmente de nouveau et elle revient à son maximum en 3 heures 1/2. La période totale dure donc 2 jours 21 heures 49 minutes;

Les durées des périodes sont très«longues pour quelques étoiles et embrassent plusieurs années. D'autres sont incertaines, soit que la périodicité n'offre rien de r^ulier, soit que la durée considérable des variations n'ait pas encore permis de déterminer la période.

On a cherché à expliquer de diverses manières les variations d'éclat des étoiles périodiques : on a supposé que des corps opaques et obscurs, satellites de ces éloiles, venaient à chacune de leurs révolutions s'interposer entre l'astre et la Terre, en nous masquant sa lumière; ou bien que les diverses faces de l'étoile variable, inégalement lumineuses, se présentaient successivement à nous, par l'effet de la rotation de l'astre. Maupertuis pensait qu'il y avait des étoiles de forme très-aplaties se présentant à nous tantôt par leurs tranches, tantôt de face. Aujourd'hui, les astronomes paraissent plus disposés à assimiler les étoiles variables à notre Soleil S dont la surface est envahie à certains moments par des taches qui

t. M. Faye a publié sur ce sujet d'importantes notices.

^^n diminuent rëclat, et dont le nombre paraît suivre une certaine périodicité. Dans cette hypothèse , les changements d'éclat des étoiles variables seraient dus au nombre et à retendue des parties de la surface couvertes par les taches obscures y qui, dans certaines circonstances, seraient susceptibles de masquer Tastre entièrement.

A différentes époques, des étoiles ont apparu subitement dans des endroits du ciel où l'œil ne distinguait auparavant aucni^ astre. . >

Telle est la fameuse étoile observée par Tycho-Brahé, laquelle apparut subitement en 1572, à cet astronome, au milieu de la constellation de Gassiopée. Son éclat surpassait tout d'abord celui des plus brillantes étoiles du ciel, Sirins, la

Fig. 143. — La Pèlerine, étoile nouvelle de 1572.

Lyre, Jupiter. Peu à peu, elle diminua d'éclat, passant successivement par tous les ordres de grandeur des étoiles vi- . siblep à l'œil nu, jusqu'en 1574, époque où elle disparut, après avoir brillé 17 mois. Elle avait tous les caractères des étoilee fixes, scintillation très-vive, absence de mouvement propre et de parallaxe. Elle est connue des astronomes cous le nom de la Pèlerine. Sa couleur varia comme son édat :

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