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I-0IARI8ATI0N CUBOHATIdOS. 37L

on voit que

pour chaque couleur du spectre. La superpositloo des deux teintes résultantes obtenues donnerait donc du blanc.

289. Mesure de la biréfringence par le comparateur de H. Michel Lévy'. — n résulte de ce qui a été dit an

^ 286 que si l'épaisseur de la lame est connne, et comprise entre certaines limites, on pourra, d'après sa coloration, avoir une idée approximative de sa biréfringence. C'est ainsi que dans une roche taillée en lame mince de 0"™,02 environ d'épaisseur, les pyroxènes et t'olivine, très biréfringents, donnent, entre les niçois croisés, des couleurs vives, tandis qae le quartz, le feldspath, qui sont trop peu biréfringents, et la calcite qoi l'est trop, sont à peine teintés.

M. Michel Lévy mesure la biréfringence des lames cristallines engagées dans une coupe de roche, par la comparaison de la teinte qu'elles donnent en lumière parallèle entre les ni- -cols croisés avec celle d'un quartz dont l'épaisseur peut varier k volonté. Le dispositif qu'il emploie dans ce but se compose (Sg. 418) d'un oculaire s'adaptant au mi- ^'*" *'*■

croscope, entre les deux lentilles duquel se trouve un prisme à réflexion totale P, muni sur sa face inclinée d'un très petit cylindre de verre F, collé au baume de Canada, et laissant passer un faisceau de rayons venant de la platine du microscope.

' A. Michel Lévt, Bull. Soe. min. 1883, VI, 143; Les minéraux d*t rocket, Paris 1888, 64.

J> reste de la surface da prisme renvoie & l'œil la lumière d'an petit appareil de polarisation horizontal composé de denx niçois N et N', d'nn système éclaireur C et d'aoe lame de qnartz Â, prismatique et parallèle à l'axe, qn'uoe vis de rappel permet de faire passer devant l'oavertare d'un petit diaphragme D. Od peut ^ ainsi modifier son épaissear jusqn'à ce que la teinte transmise -^ soit égale à celte do cristal qne l'oo examine.

290. Mesure de la biréfringence par le compensa-^—, teur de Babinet ' . — Le compensateur de Babinet (fig. 419)-^ < se compose de denx lames de qnartz parallèles à l'axe taillées^^^ en prismes très aigas et de même angle ; dan^^ « l'une l'axe optique est parallèle à l'arête dic:^- j prisme, dans l'antre il lai est perpendicn- .^eiu laire. Les deux prismes sont appliqués l'ar^^H contre l'antre, l'tm d'enx pent glisser s "* ""■ l'antre à l'aide d'une vis micrométrtqae qa

permet en même temps de mesurer son déplacement. Dans T rt'gion où ils sont superposés ils forment nne lame à faces p lèles.

Soit ah le plan médian snr lequel les épaissenrs des d^ -^ prismes sont égales. Les sections principales étant croisées, -m rayon monocliromatiqne de période r qui traverse le système « al ne prend pas de différence de marche, car la partie de rayon qui traverse le prisme inférieur à l'état de rayon ok— * iiaire devient extraordinaire dans le quartz supérieur et r^& proquement. La région ab reste donc obscure dans l'appa»-:» de polarisation, tandis qu'à droite et à gauche la différent» marcIie se produit avec le rétablissement de lumière qui en. la conséquence.

' Toypz Jaiiis, A»», ite Vbim- iwr.o. XXrX, 203.

Faisons avancer le prisme mobile; en ab les deux lames ces- :8ent d'avoir la même épaisseur; il se produit un retard qui va ^croissant, tandis que le plan où le retard est nul se déplace dans le même sens que le prisme. On voit donc la frange obscure se déplacer à mesure que Ton agit sur la vis. Mais lorsque (§ 281), par suite d'un glissement d du prisme, le retard sur le plan central àb est devenu égal à r, l'obscurité est de nouveau rétablie, une nouvelle frange obscure est venue remplacer la première. On peut ainsi mesurer le déplacement d du compensateur qui produit une différence de marche r entre les deux rayons qui traversent le système en ab. Les déplacements étant <l'ailleurs proportionnels aux retards, on en déduira le déplacement qui correspond à un retard quelconque.

Cela posé, mettons le compensateur au zéro; nous voyons la frange noire en ab. Introduisons une lame cristalline qui produit un retard ef^- — y) ou ^{n, — wj, la frange noire est déplacée dans un sens ou dans l'autre, mais on peut la ramener sur ab par un glissement 3 du prisme mobile. A ce moment le retard <le la lame est exactement compensé par le retard du compensateur, et l'on a

J = Vt = "X — '

4'où l'on peut en déduire n, — w,.

291. Spectres cannelés'. — Si l'on reçoit dans un spectroscope la lumière qui a traversé une lame biréfringente entre deux niçois croisés, on voit le spectre sillonné de raies obscures qui correspondent aux valeurs de ). pour lesquelles le retard introduit par la lame est

e(jn, — nj = k)..

» FizEAU et Foucault, Ann. de Chim. 1849, XXVI, 138; 1850. XXX, 146; — DuFET, Bull Soc. mifi. 1881, IV, 113; 1885, VIII, 171; — Mallard et Le ^BATELIER, ilÀd. 1890, XIII, 123.

Si Ton fait varier gradoellement la biréfringence, soit e& changeant la température, soit par nne action mécanique, on voit les bandes se déplacer ; notons les températures ou les pressions pour lesquelles deux bandes consécutives viennent occuper une même position dans le spectre, nous aurons

e{)i , — >î J = kl e'(n\ - n\) = (À; + 1)1 et e' {n\ — n\) — e(n, — w,) = l ;

on mesurera ainsi la variation de la biréfringence avec la température ou avec la pression.

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