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Cristaux énantiomorphes à deux axes. — Dan

les systèmes rhombiqne, clinorhombiqae et triclinique, l'^antiomorpbie est représentée également par dcnx cas distincts, celai des cristanx molécnlairement dissymétriques provenant de solntions actives, et celai des cristaux qui ne deviennent dissymétriques que pendant la cristallisation; tel est, par exemple^ le sulfate de magnésie. Les propriétés optiques de ces cristaux énantiomorphes ne paraissent pas différer de celles des cristanx symétriques.

¥ 343. Remarque. — Il n'est pas difficile de concevoir que des molécules symétriques par elles-mêmes puissent former desassemblages diss}'métriques, tels que ceux que prévoit la théorie . de M. Sohucke (§ 132), et cela bien qu'on ne poisse se rendre compte exactement des raisons qui produisent ces assemblages dans certaines substances plutôt que dans I d'autres.

Dans un système de spirale à quatre points, par exemple (fig. 456), on conçoit que la couche de moléca- F'B- ^5s. les n*' 2 puisse être conformée de-

telle manière qu'elle soit en équilibre non pas lorsqu'elle se projette directement sur la couche n° 1 qui est au-dessous, mais bien lorsque les molécules qui la constituent se projettent sur les points 2 ou sur les points 4. Ces deux positions sont également probables si les molécules sont symétriques. Mais une foia

les deux premières coaches déposées, le système n'est déjà pins symétrique, et U n'y a rien d'anormal à ce que la coache suivante vienne se projeter sur 3 plutôt que sur 1 , ce qui serait également probable si la coacbe n" 2 était seule en jeu pour fixer sa position.

344. Polarisation rotatoire dans les groupements cristallins. — M. Rensch ' a montré qu'en superposant régulièrement un certain nombre de minces lamelles de mica de inanière quecbacune d'elles soit tournée, toujours dans le même Sens, de 60° par rapport à. celle qui est au-dessous, on obtient un Système qui se comporte absolument comme une lame de quartz perpendiculaire à l'axe, et qui est dextrogyre <:>a lévogyre suivant que les lamelles sont empilées de gauche h droite on de droite à gau- '«:he (fig. 457).

M. Mallard ' a reconnu que l'analogie per- -^iste dans l'observation en lumière conver- -^ente, dans les spirales d'Airy que l'on obtient ^'* **''

«n superposant deux paquets égaux de rotations contraires, et - dans la polarisation elliptique des rayons peu inclinés sur la normale.

M. Mallard ^ a déduit de cette étude une explication de la structure des milieux actifs. Bans le quartz, par exemple, on aurait des molécules à symétrie rliombique, formant des plans réticulaires perpendiculaires à l'axe principal, dont la maille serait un rhombe de 120°. Le réseau aurait ainsi une symétrie

■ R««S0H, Pogg. AtiH. 1869, tXXXVlII, 628. — Khessïl, Œhuiv, I, 4(10, 305, irait obtenu des rpsult&tg analogues par une ilispositbn dont le principe est le même. Vojez Verdit, Opt. Plii/e. II, 201.

« JlitLiRij, Ann. des Mines, 1876, X, 175: — SnMNOKK, Poffil. Ahh. 1876, £rgibd. VIII, 16.

■ KkLUKn, Ann. des Mine», 1881, XIX, 256.

hexagonale. Sur ane rangée parallèle à Taxe, qui est un axebinaire de la molécule et un axe sénaire du réseau, la molécule peut prendre, par des rotations de 120"^, trois positions également probables. Si les plans réticulaires se superposent de manière que chaque molécule soit tournée de 120° par rapport à celle qui la fprécède, et cela toujours dans le même sens, la structure sera très analogue a celle des piles de lames de mica, et devra présenter les mêmes propriétés optiques.

Dans les cristaux actifs du prisme à base carrée, on aurait de même un réseau quadratique composé de molécules tricliniques dont chacune serait tournée de 45° par rapport à celle qui est au-dessous. Dans les cristaux cubiques, on aurait l'enchevêtre- . ment de molécules tricliniques orientées plus ou moins réguliè— ^ ment suivant les douze directions qui correspondent aux douze^ faces du tétartoèdre.

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