Forme de la surface de l'onde dans le quartz
— Les deux nappes de la surface de l'onde, au lieu de couper Taxe optique aux mêmes points comme elles le font dans les cristaux ordinaires à un axe, laissent au contraire dans le quartz un petit intervalle entre elles. La nappe extérieure, au lieu, d'être partout sphérique, se renfle légèrement aux environs des points où elle rencontre l'axe, tandis que la nappe intérieure ellipsoïdale s'aplatit dans la même région.
^ La polarisation elliptique du quartz a été supposée par Airy pour expliquer les phénomènes observés en lumière convergente, Cambr. Trans. 1831, IV, 79, 198; — Jamin, Ann, de Chim. 1850, XXX, 55, en a fait la première vérification expérimentale directe; — Hecht, Wied. Ann. 1883, XX, 426; 1887, XXX, 274 ; — Gouy, J. de Phys. 1885, IV, 149; — Beaulard, C. B, 1889, CVIII, 671; CIX, 140; 1890, CX, 1063.
« V. V. Lang, Pogg. Ann. 1870, CXL, 460; — A. Cornu, J. de Phys. 1882, I, 157; — K. ExNKR, Wied. Ann, 1885, XXV, 141; — Mac Connel, Proc. Boy. Soc, 1885, XXXIX, 409.
Les deux rayons, lorsqu'ils se propagent dans la direction de
l'axe, n'ont pas des vitesses égales, comme dans les cristaux
inactîfs; les deox indices, au lieu de prendre dans ce cas la
"valeur 1,544224 de l'indice ordinaire, deviennent, d'après
M. V. Lang, 1,544188 et 1,544260.
D'après M. Cornu, la déformation a la même valeur pour les ^eux nappes, de sorte que la vitesse du rayon ordinaire dans une direction perpendiculaire à Taxe est la moyenne des vitesses des deux rayons polarisés circulairement qui se propagent dans la direction de l'axe.
La rotation croît légèrement quand la température s'élève.
341. Figure produite en lumière convergente par une lame de quartz perpendiculaire à l'axe. — Nous avons déjà parlé des apparences observées en lumière parallèle, fuiy précisément, ont attiré l'attention sur la polarisation rotatoire. En lumière convergente la rotation des plans de polarisation des rayons centraux, et la polarisation elliptique des rayons peu inclinés sur l'axe, modifient notablement la figure labituelle des cristaux à un axe. Les branches de la croix loire ne vont pas jusqu'au centre de la figure, lequel est occupé ar une plage éclairée et généralement colorée, dont la teinte hange avec la position de l'analyseur, comme si la plaque était >8eryée en lumière parallèle. Si l'analyseur n'est pas parallèle i perpendiculaire au polariseur, les anneaux perdent leur rme circulaire et prennent l'apparence de carrés à angles rendis.
Si l'on superpose deux quartz de même épaisseur et de rota-
ns contraires, le centre de la figure présente des spirales dites
'aies d'Airy, qui sont enroulées de gauche à droite si le
rtz le plus rapproché de l'observateur est lévogyre, et de
te à gauche s'il est dextrogyre (Planche, fig. 6). Ces spirales
s'observent quelquefois avec une seale lame, lorsque celle-ci a été taillée dans ud cristal mâclé renfermant des portions d& rotations inverses.