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RÉFLEXION

pour des incideDces voisines, et, sous Tincidence principale, lorsque i -f ^ = ^^^} ^û a une diflférence de phase égale à t/4. La vibration réfléchie, dans la région où se produit le changement de phase, est polarisée elliptiquement. La faiblesse de la composante parallèle au plan d'incidence fait d'ailleurs que l'ellipticité est le plus souvent à peine appréciable. Plus l'indice s'éloigne de 1,46 et plus la région d'ellipticité est étendue, plus aussi l'ellipticité elle-même est prononcée. Si l'indice est plus grand que 1,46, c'est la composante parallèle qui prend un retard sur l'autre (réflexion pos^itive); si l'indice est plus petit, c'est l'inverse (réflexion négative) ^ . Le chiffre limite 1,46 n'a du reste rien d'absolu. Cette polarisation elliptique aux en\1rons de l'incidence principale est constatée par l'expérience, mais la théorie en est encore très controversée. Nous n'avons, en effet, que des notions très vagues sur ce que peut être la structure de la surface de séparation de deux milieux. Sur cette surface les molécules des deux corps en contact ne sont pas dans les mêmes conditions que dans l'intérieur de ces corps ; il se produit de plus des altérations physiques et chimiques de la surface qui dépendent de la manière dont elle a été travaillée, qui se développent dans un temps souvent très court, et qui rendent l'étude de ces phénomènes ex traordinai rement difficile.

357. Réflexion métallique. — Malus et Brewster ont reconnu que les métaux ne polarisent pas la lumière comme les corps transparents. Brewster, en particulier, observa que la vibration parallèle au plan d'incidence ne devient pas nulle pour une certaine incidence principale, mais présente seulement un minimum plus ou moins marqué.

Si le rayon incident est polarisé parallèlement ou perpendiculairement au plan d'incidence, il en est de même du rayon

' Jamis, Ann. de Chim. 1850, XXIX, 263.

454 PROPRiiréB optiqcbs.

réfléchi. Mais si le plan de polarisation primitif est oblique, on obtient sons tontes les incidences antres qne 0^ ou 90^ nn rayon réfléchi polarisé elliptiqnement. Le phénomèoe général est donc le même qne ponr les corps transparents, mais Tellipticité est plus prononcée et se prodnit dans nne région pins étendne. L'incidence principale correspond encore à la différence de phase r/4 des denx composantes.

Dans le cas des métaux, l'ellipticité s'explique par l'absorption qui s'exerce énergiquement sur toutes les radiations, et qoi modifie complètement les conditions de la réflexion.

358. Corps à couleurs superficielles. — Les corps qui absorbent [très énergiquement certaines radiations spéciales possèdent la réflexion métallique pour ces radiations-là, et la réflexion vitreuse pour les autres. Us offrent alors un éclat métallique plus ou moins coloré.

Dans ces corps, la dispersion est très irrégulière, les lois de la réflexion varient beaucoup d'une couleur à l'autre ; la composition des rayons polarisés parallèlement ou perpendiculairement au plan d'incidence est assez différente pour que ces deux rayons soient colorés différemment, et cela d'une manière qui varie avec l'incidence.

Les apparences varient aussi beaucoup suivant que le corps est plongé dans l'air ou dans un liquide plus réfringent. Le tableau suivant, qui résume les observations de M. E. Wiedemann' sur une surface de fuchsine, donnera une idée de ces changements extraordinaires :

COMPOSANTE RKFLKriIIK RAYON' REFLECHI

l'ARALLKLK PKRPKMUCl'LAIRE TOTAL

hnns l'air :

(inifulrs incidences

Bleu

Blanc

l'ctitps ^)

Jaune

•lainie

Jaune d'or

' E. WlEMEMANN, Po<J(J. AnH. 1874, CLI, 1

RËFLEXION.

rOMPOSANTE

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