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COKDUCTIBILtTÉ ÉLECTalQUE. 573

et la même formule s'applique à un barreau de section S et de longaear d, dont les deux extrémités ont tes potentiels V, et V^ (loi de Ohm), poorvu que ce barreau soit placé dans nn milieu non conducteur, c est la œndudibiîité spécifique de la substance étudiée.

Plus souvent, on emploie non le coefficient de conductibilité, mais son inverse r = 1/c, qui est le coefficient de résistance.

449. Conducteurs cristallisés. — Dans le cas général des conducteurs cristallisés, on représentera les composantes du flnx par des fonctions linéaires des composantes de la chute de potentiel. La conductibilité du cristal dépendra de neuf coefficients de conductibilité, qui se réduiront à six par an choix convenable des axes de coordonnées. Le nombre de ces coefficients diminuera à mesure que l'on considérera des cristaux plos symétriques. Pas plus que dans le cas de la chaleur, on ne sait si les coefficients qni correspondent aux X,, }^, ?« du § 381 peuvent être différents de zéro. Dans le doute, les divers systèmes de symétrie devront être répartis dans six groupes distincts (§ 387 et 396), dont il est inutile de donner une seconde fois les caractères.

Il importe de rappeler seulement la distinction entre la conductibilité normale et la conductibilité linéaire. Si nons représentons par

zis

le flnx qni traverse dans l'unité de temps un parallélîpipède de section S, de longueur d (fig. 505), dont les bases ont les potentiels ^'s- sob. Vi et V,, le coefficient c aura généralement une valeur différente suivant la forme du parallélipipède. Si d est assez petit

par rapport à la section pour que l'on paisse négliger l'inflaence des bords latéraux, les surfaces équipotentielles seront des plans horizontaux, le flux total sera oblique et le flux normal par unité de surface sera donné par la règle de Tellipsolde inverse (§ 380). Si, au contraire, d est assez grand pour que Tinfluence des extrémités soit négligeable, le flux total suivra la longueur de la tige; les surfaces équipotentielles deviendront obliques, et c sera donné par la règle de l'ellipsoïde de conductibilité linéaire (§ 382).

450. Recherches expérimentales. — Il est très difficile de trouver des cristaux assez parfaits pour ce genre de recherches; la conductibilité électrique est, de toutes les propriétés des corps, celle qui est le plus influencée par des causes secondaires ou par de légères impuretés. C'est ainsi que M. Dufet ' a observé, dans divers échantillons de pyrite de fer, des conductibilités variant de \ 75 à \/4ooo de celle du mercure.

Aussi n'avons-nous à citer que bien peu de faits expérimentaux.

Matteucci ' a observé que dans le bisfnuth, qui appartient au système rhomboédrique, la conductibilité est plus faible suivant Taxe que perpendiculairement à Taxe dans le rapport de 1 à 1,16.

M. Bâckstrôm' a étudié plus complètement le fer oliçiste, également rhomboédrique. Il mesurait à diverses températures les conductibilités de barreaux de faible section, découpés dans le cristal sous des orientations diflFérentes. Dans ce cas, les conductibilités doivent être sensiblement les carrés des ravons vec-

' DiFKT. (\ K. 1S75. I.XXXI, i^2S.

• MATTrion. (\ K. ISbb, XL, Ml, t»13: 1S56, XLII. 1133: Ann.de Chim. \<yx \X\l\, l;U.

IvuKSTKov, nftfrf, .li.ii. Stockhrin-'. ISSS, VIIL 533.

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