CONDUCTIBILITÉ ÉLECTRIQUE
teurs de l'ellipsoïde de conductibilité linéaire, et, en appelant Cs, Ca., Co les conductibilités suivant Taxe, perpendiculairement à l'axe, et dans une direction quelconque formant avec l'axe un angle 9, on doit avoir
— = — cos*e + -^sin«9.
On trouve en effet, à la température de IT"" :
■f calculé
' observé
Les valeurs des résistances contenues dans ce tableau sont évaluées en dhms^ et se rapportent à des barreaux ayant 1 centimètre de longueur et 1 millimètre carré de section.
La conductibilité augmente quand la température s'élève ; ainsi à 0° on trouvait 1/c, = 80,8, l/c^ = 40,8, et à 100° : 1/c, = 33,1, 1/Ca; = 18,3. Pour l'oligiste, comme pour le bismuth, les conductibilités électrique et thermique varient dans le même sens avec l'orientation, mais elles ne sont pas proportionnelles Tune à l'autre.
M. Backstrôm a trouvé que la conductibilité de la magnétite (système cubique) augmente aussi avec la température.
MM. S.-P. Thompson et Lodge, et M. Fitzgerald' ont vérifié Tabsence d'une conductibilité électrique unipolaire dans
» S.-P. Thompson et 0. Lodgï, PhU, Mag. 1879, VIII, 18; — Fitzgerald, Proc, Boy. Soc. Dublin, 1880, 1, 3.
576 PROPRIETES ÉLECTRIQUES.
la tourmaline (§ 898), aa moins tant qne le courant et la température ne varient pas.
Nous n'avons rien de particulier à dire des méthodes employées par ces divers auteurs; ce sont, à part quelques dispositions de détail, celles qui sont décrites dans. tous les Traités de Physique.
451. Phénomènes de conductibilité dans les diélectriques. — Ainsi que nous Tavons dit au chapitre précédent, tous les expérimentateurs qui se sont occupés de la détermination des constantes diélectriques ont eu à se mettre en garde contre des effets consécutifs dus probablement à des causes multiples difficiles à séparer les unes des autres (§ 422, 432).
D'après Maxwell, le phénomène de Tabsorption électrique apparente serait dû à un défaut d'homogénéité du diélectrique. MM. Rowland et Nichols ' ont en effet vérifié, par la méthode du condensateur plan, que des plaques de calcite bien pure ne présentent pas ce phénomène après trente secondes de charge. M. Boltzmann (§ 440) a trouvé dans le soufre cristallisé les mêmes constantes diélectriques pour des durées de charge variant entre un demi-centième de seconde et une minute.
Mais lorsque la charge dure plus longtemps, on observe des différences qui sont probablement dues à une véritable conductibilité. Ainsi, dans les expériences de M. Root (§ 434) la durée des oscillations d'une plaque de calcite, lorsque le champ ne subissait pas de renversements alternatifs, diminuait de 1,577 à 1,403 dans l'espace de 13 heures; celle d'une sphère de soufre, dans une atmosphère parfaitement sèche, tombait de 7,725 à 5,300 en une demi-heure.
M. Curie (§ 423), qui a fait une étude attentive de ces phé-
* Rowland et Nichols, Phil. Mag. 1881, XI, 414.