DE LA COHÉSION
152. Principes fondamentaux de la Cristallographie physique. — Dans l'étude des caractères physiques des cristaux, il convient d'avoir constamment présents à l'esprit deux principes assez évidents en eux-mêmes, et dont nous avons déjà fait usage plos d'une fois dans les chapitres qui précèdent.
Le premier, c'est que, dans tout cristal, les directions qui sont cristalloffraphiquement semblables corresponderU à des ^ntctures identiques, et ne peuvent en aucun cas avoir des propriétés différentes. Deux directions :
symétriques l'une de l'autre par rapport à un axe, un centre, ou un plan de symétrie doivent présenter le même caractère dans toutes leurs propriétés.
Ainsi, dans la structure représentée par la figure 313, le cristal doit ^'f- 3k'agir exactement de la même manière dans les directions OÂ, OB, Oâ', OB', puisque toutes les molécules de l'assemblage sont remplacées par des molécules identiques lorsqu'on fait
202 PBOPRlÉTÉe MOLÉCULAIRES.
tourner le cristal de 90°, 180°, 270° autonr de l'axe qaater^ naire projeté en 0.
De même (tig. 314), si [le cristal possède un plan de symétrie PF, ses propriétés suivant one direction quelconque AB seront symétriques de celles qu'il possède suivant Â'F; si. par exemple, une vibration de direction ai) peut se propager suivant AB, nécessairement il pourra se propager de la même manière une vibration dh' suivant A'B'.
'*■ "^^' Toute dérogation à ce principe serait inex-
plicable et se présenterait comme an effet sans cause.
1 53 . Le second principe, c'est qu'ti n'y a pas de relation générale et nécessaire dans tous les cas entre les prcpriétés des direc~ tions qui ne sont pas cristalloffraphiquetnent semblables. Deux directions de structures différentes, telles que OA et OC par exemple (fig. 313"), peuvent avoir des propriétés différentes, mais peuvent aussi avoir certaines propriétés communes; il pourra arriver que la résistance à la rupture soit différente, taudis que la conductibilité pour la chaleur serait la même.
Les propriétiJs physiques ne peuvent donc avoir une symétrie intérieure à celle de la structure du cristal, mais peuvent avoir une symétrie supérieure. Il en résulte que lorsque deux directions présentent, fût-ce pour une seule classe de phénomènes, une différence dans leurs propriétés, on peut conclure avec certitude iju'elles ont des structures différentes et ne sont pas crJstallographiqucment semblables ; mais que t'inverse n'est pas vrai : l'identité de propriétés physiques ne fournit qu'une probabilité en faveur de l'identité de structure.
Les divers phénomènes physiques manifestent très inégalement les différences de structure; tandis que certains phéno-