‹ Elements de cristallographie physiqueChapitre 93 sur 199 · C0HÉ8I0N · texte numérisé non relu

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lines imaginables ; il est clair que dans nn réseaa de Sohncke, par exemple, les conditions sont on peu plus complexes. Mais la discontinuité de la cohésion lorsqu'on passe des directions normales aux plans d'aires minima, aux directions voisines, se retrouve conmie dans les réseaux de Bravais.

157. Plans de séparation. — On observe quelquefois de faux clivages parallèles à des faces possibles, mais ne concordant pas avec le clivage naturel de la substance étudiée, et provenant le plus souvent de circonstances accidentelles. Par exemple, pendant l'accroissement du cristal, il peut se déposer sur ses faces des matières étrangères en poussière très fine, dont l'in-r fluence ne suffit pas à arrêter la cristallisation, mais peut cependant modifier la cohésion en donnant au cristal une structure en couches superposées.

158. Plans de choc. — Lorsqu'on appuie un poinçon sur une lame cristalline pas trop épaisse, il se produit en général des fissures qui rayonnent à partir du point attaqué et forment une figure caractéristique pour chaque minéral et pour chaque face d'un même cristal. La direction de ces fissures ne coïncide pas toujours avec celle des plans de clivage et varie souvent suivant que l'on appuie simplement le poinçon, ou qu'on le frappe, et suivant que le cristal repose sur un appui rigide ou élastique ' .

Dans le sel gemme, le point frappé est l'origine de fissures parallèles aux faces du dodécaèdre rhomboïdal, tandis que le clivage est cubique. Dans le mica, la figure de choc est formée de trois fissures se coupant en étoile à six branches ; l'une des fissures est plane et normale à la lame, les deux autres sont

» RErscH, Pogg. Ann. 1867, CXXXII, 441 ; 1869, CXXXVI, 130, 135.

210 PBOPRiÉTia HOLÉCDLAIBES.

cODstitaées par deux plans au moins, obliques à la snr&ce, et qui se saccëd«it alternativement en escalier. La figare obtenue par la pression d'une pointe mousse est également une étoile, mais qui est tournée de 30° par rapport à la précédente et formée de trois fissures obliques'.

Des ruptures d'un autre genre s'obtiennent quelquelois par la rayure. Ainsi (fig. 318), en rayant le sel gemme perpendicolairement il nne arête du cube, il se détache des triangles isocèles dont la base est parallèle à cette arête et dont les cétés correspondent h une rupture suivant un cube pyramide '.

1 59. Plans de glissement. — Les fissures obtenues sur an support élastique, tel qn'une lame de caoutchouc, rentrent plutdt dans une autre classe de plans remarquables, parallèlement auxquels il peut se produire des glissements dans la masse do cristal.

Dans la calcite, une pression convenable produit nn glissement parallèle à une arête culminante du rhomboèdre. Le procédé le pins simple consiste à appuyer normalement la lame d'an couteau sur l'arête à une petite distance du sommet. En opérant avec précaution, la lame pénètre sans effort dans le cristal en rejetant de côté sans la rompre la portion située entre elle et le sommet du rhomboèdre. Cette portion glisse sans perdre sa limpidité, et prend une position symétrique du reste du cristal

' M. Bacer, l'tigg. Ann. IRtiS, CXXXVIII, 337. ' CbbAro, Ann. Soc. giol. ISelg. 1890, XVII.

par rapport au plan parallèle à l'arête (fig. 319). On obtient ainsi nn véritable cristal bénùtrope'. Des phénomènes analogues, quoique moins prononcés, ont été observés sur divers cristaux'. Ainsi une pression ■exercée sur une lame de galène à l'aide d'une pointe de métal arrondie donne l'empreinte de cette pointe entourée d'une pyramide creuse orientée snivant les diagonales da cube et reproduite en bosse de l'autre côté, comme par un glissement parallèle aux faces do dodécaèdre rhomboldal.

D'après M. Mtlgge, ces faces de glissement sont d'autant plus marquées qne le clivage est lui-même plus net; elles sont sjonétriqnes par rapport an principal clivage et correspondent à des maxima relatifs de cohésion normale.

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