Les principales servitudes rustiques sont
i^ Les trois servitudes de passage du droit romain, iter, actm, via (senda, carrera, via), c'est-à-dire le droit de passer soit à pied, à cheval ou en litière, soit en voiture ou avec des bêtes de somme , ou de traîner sur le chemin des pierres ou du bois de construction; sauf convention contraire, ce chemin doit avoir au moins huit pieds de largeur, et seize aux courbes *.
2° La servitude d'aqueduc, c'est-à-dire le droit d'aïnener de l'eau sur son fonds au travers du fonds servant, au moyen de canaux dont on a l'entretien (1. 4, h. t).
Les Partidas mentionnent, en outre, la servitude de puisage ou d'abreuvage ; celle de pacage ; le droit de prendre sur l'héritage servant du sable, de la chaux ou des pierres pour fabriquer les cruches ou réduits maçonnés où l'on conserve les produits de l'héritage domiliant (1. 6 et 7, h. t.). Toute cette matière est, d'ailleurs, ^égie par les coutumes locales, plus encore que par la loi.
' L. 3, 1 31, P. m ; fr. 1, pr., fr. 7, pr., fr. 12, D., VIII, 3.
Servitudes urbaines.
Sommaire : 376. Définition. — 377. Enumération.
376. — Les servitudes urbaines sont celles qui songent constituées sur un édifice au profit d'un autre édifie» -^e (1. 1 et 2, A. t.). Là encore, il y a une large place à fair* ^"e aux conventions particulières et aux coutumes locale?g==3.