‹ Éléments de droit constitutionnel français et comparéChapitre 3 sur 94 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

OBS XjA. !E>£:UXI£:1£B BÎDITION

La première édition de ces Éléments a Bni de paraître au mois d'ai?ril 1896. Avant la fin de Tannée 1898, une deuxième édition est devenue nécessaire; mon effort n''a

donc pas été vain ni mon travail inutile.

Je suis reconnaissant de l'accueri qui a été Tait à ce livre dans nos Universités et au dehors. Je le suis également du jugement qu'en général a porté sur lui la presse critique, française ou étrangère. Quelques-unes de ces appréciations, «irement trop flatteuses, ont dépassé toutes mes espérances. M. George EUiot Howard, dans une importante Revue des xltalft-UniSy a coir\paré, toutes proporiions gardées, mon

ivrage à l'œuvre, aujourd'hui classique, de M. Bryce sar R^ublique américaine (^). Dans une Revue russe^ M. Gom-

\) MU,\eal 9cunu quarterly Aevttfto, 1897, p. 3d6 : « lodeed M. Esfin, when due allovance is made lo Ihe nanrower field and the more

Vm PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION.

bothécra a rapproché mon nom de celui de Bodin C^) et telle est la distance entre mon livre et Toeuvre si haute du vieux maître, que je n'aurais jamais songé à un pareil honneur. M. Gombothécra, il est vrai, m'adresse en môme temps un reproche sur lequel j'ai à cœur de m'expliquer. Il me reproche de « n'avoir point tenu compte de la littérature contemporaine sur le droit constitutionnel, pourtant si riche, surtout en Allemagne » ; de « n'avoir même pas lu tout ce qui a paru sur la question en langue française ».

Je n'ai certes pas la prétention d'avoir tout lu ; mais surtout j'ai pris pour règle, dans cet ouvrage élémentaire, de citer et de discuter seulement les écrits qui rentrent dans le cadre et dans le sens de mon exposition.

D'autre part, comme l'indique le titre général que j'ai donné à ma première partie {La liberté moderne)^ j'ai voulu étudier les constitutions, et celles-là seulement, qui k ont la liberté politique pour objet direct », selon le mot de Montesquieu (2). Elles me paraissent faciles à distinguer : ce sont celles qui ont proclamé et pris pour base le principe de la souveraineté nationale (quelle que soit d'ailleurs la forme de gouvernement qu'elles organisent), et celles des monarchies, qui, sans proclamer ce principe, ont adopté et pratiquent le gouvernement parlementaire, ou gouvernement de

scientific and lechnical aim of his book, bas rendered us a service for France comparable to Ihat of M. Bryce for Ihe sisler republic ».

(i) Journal du droit international et public (en russe). Saint-Pétersbourg, 1897, n® 4, p. 107 : « En ce qui concerne la souveraineté, Esmeio développe cette question d'une manière scientifique, d'une manière plus scientifique qu'aucun des écrivains français depuis Bodin ».

(2) Esprit des tow, L. XI, ch. v.

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