PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION. IX
abinel. Il y a dans le monde, comme dit encore Montesquieu, de grandes monarchies qui n'ont point la liberté politique pour objet direct de leurs constitutions ; celles-ci 1 ne tendent qu'à la gloire des citoyens, de l'État et du priûce » *). Elles foraient aussi un objet d'étude intéressant; mais ce n'est pas celui que je me suis proposé. La Constitution de VEmpire d'Allemagne et celles de la plupart des États particuliers qui le composent appartiennent à cette
! secoode classe. Par suite et tout naturellement, c'est en vue des constitutions de ce type que les écrivains allemands ont
j construit leurs théories constitutionnelles. Voilà pourquoi, moi, qui doit tant par ailleurs à la science allemande, je ne Tai point mise ici à contribution. J'ai largement puisé, au contraire, dans la littérature constitutionnelle de TAngte* terre et des États-Unis.
Dans la mesure que je viens d'indiquer, je me suis efforcé démettre cette seconde édition au courant des lois, des faits et des doctrines depuis 1896. Sans modifier le plan ni altérer les théories, j'ai retouché, refondu, complété des passages assez nombreux et parfois importants.
M, Delpech, docteur en droit, chargé de conférences à la Faculté de droit de Paris, a bien voulu rédiger pour cette seconde édition une table des matières alphabétique et détaillée ; je lui en exprime ici toute ma gratitude.
Paris, novembre 1898.
) B9prU des loU, L. XI, ch. vu.