‹ Eléments de géologieChapitre 102 sur 205 · CU. X.) ORIGINE DES ROCHES MÉTAMORPII · texte numérisé non relu

CU. X.) ORIGINE DES ROCHES MÉTAMORPII

phiques, il ne me reste plus qu'à dire quelques mots de leur structure et de leur histoire, et à donner quelques détails sur les diverses opinions admises à l'égard de leur origine probable. Mais ayant d'aborder ce sujet, je crois devoir avertir le lecteur qu'ici nous allons entrer dans le champ de la controverse, et que nous touchons aux limites où cesse l'induction positive, et au-delà desquelles on ne peut se livrer qu'à des conjectures. Il était jadis de croyance générale, et c'est d'ailleurs une opinion que quelques personnes conservent encore aujourd'hui, que les roches métamorphiques doivent leur texture cristalline et leur manque de fossiles, ou de tous signes capables d'indiquer une origine mécanique, à l'état naissant et particulier où se trouvait le globe à l'époque de leur formation. Les arguments qui ont - servi à réfuter cette hypothèse seront plus largement développés lorsque, dans la seconde partie de cet ouvrage, je ferai voir à combien d'époques différentes se rapportent les formations métamorphiques, et comment le gneiss, le micaschiste, le schiste argileux et le calcaire hypogène (celui^dc Carare, par exemple), ont été formés, non-seulement depuis l'introduction première d'êtres organisés (tans cette planète, mais longtemps même après l'extinction successive de plusieurs races distinctes d'animaux et de plantes.

Comme la doctrine relative aux couches cristallines , désignées sous le nom de couches métamorphiques , devient en ce moment l'objet de notre étude , nous

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commencerons d'abord par examiner si ces rochesont droit réellement à la dénomination déroches stratifiées, dansle sens rigoureux de cette expression, c'est-à-dire, comme ayant originairement été déposées par l'eau, à la manière d'un sédiment. Le mot stratifié , dont les géologues ont fait, en général, l'application à ces roches, atteste suffisamment leur analogie avec les strates fossilifères ordinaires , — analogie qui ne se borne pas à la forme des lits en lesquels ces deux sortes de roches se divisent , ni à la structure schisteuse que parfois on observe en elles, mais qui s'étend encore à toute espèce de dispositions compatibles avec l'absence de fossiles, de sable, de galets, d'ondulations, et autres caractères que la théorie métamorphique suppose avoir été détruits par l'action plu tonique. Ainsi, par exemple, on remarque également dans les formations cristallines et fossilifères un assemblage de lits dont la composition, la couleur et la puissance varient considérablement. Dans les unes comme dans les au- • très, le gneiss forme des alternances susceptibles de se répéter à l'infini, soit avec des couches de schiste amphibolique noir, soit avec du quartz granulaire, ou du calcaire. Le micaschiste y alterne aussi avec le schiste chloritique et avec le calcaire granulaire , en couches minces. /

De même que dans les formations fossilifères on trouve des couches de sable siliceux pur qui alternent avec du sable micacé et des couches minces d'argile , de même aussi dans les roches cristallines ou métamor-

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