H. X.) DES ROCHES MÉTAMORPHIQUES
phiques, on rencontre des lits de quartette pur alternant avec du micaschiste et du schiste argileux. Et ainsi que dans les séries secondaires et tertiaires il existe des alternances, mainte et mainte fois répétées , de calcaire et de sable micacé ou argileux , ainsi dans les formations hypogènes on voit le gneiss et le micaschiste alterner avec des calcaires granulaires purs et impurs.
Déjà il a été prouvé que dans les couches fossilifères, le phénomène des inégalités ondulatoires se répète très-souvent sur une épaisseur considérable ; eh bien ! de même aussi dans les lames du micaschiste et du gneiss on a quelquefois observé une certaine ondulation, qui, pour se manifester sur une échelle bien plus petite, n'en est pas moins, peut-être, une modification d'inégalités semblables , produites jadis dans le dépôt originel.
On rencontre parfois, dans les séries cristallines, ainsi que dans plusieurs des formations sédimentaires précédemment décrites, certaines couches isolées, composées de lames diagonales, lesquelles ne sont pas régulièrement parallèles aux plans de clivage.
Cette disposition des couches est figurée dans le dessin suivant , où j'ai représenté avec le plus grand soin la stratification d'un schiste argileux grossier, que j'ai examiné dans les Pyrénées. Une portion de ce schiste ressemble, quant au caractère, à une ardoise verte et bleue , telle que celle qu'on emploie à cou-
26fe ORIGINE DES ROCHES MÉTAMORPH. (part. I , •
vrir les maisons ( roofing slate ) ; le reste est éminemment quartzeux. La masse entière passe vers le bas
au schiste micacé.
Fig. 123.
Structure feuilletée du schiste argileux montagne de " ' ~
inns les Pyn
montagne de Seauinai, près de Gavarnie% J '- " énées.
La section verticale ici représentée a trois pieds environ (9déc,m) de hauteur,etles couches sont quelquefois si minces, qu'il en tiendrait cinquante dans l'é-
paisseur d'un pouce (2 l/2ce,,t). Quelques-unes de ces couches sont de quartz pur.
La conséquence que Ton a tirée des phénomènes cidessus décrits, en faveur de l'origine aqueuse du schiste argileux#et de diverses autres couches cristallines, se trouve encore extrêmement fortifiée , non-seulement par l'alternance qui quelquefois a lieu entre plusieurs de ces roches métamorphiques et d'autres roches offrant des traces de débris organiques et la preuve incontestable d'une origine mécanique, mais encore par leur passage accidentel et graduel à ces mêmes formations, qui , outre qu'elles ne datent pas d'une époque excessivement ancienne , ne sont pas toutes non plus du même âge. C'est, du reste, ce qui sera démontré plus loin. (Voyez Partie IL)
De la différence qui existe entre la stratification des roches métamorphiques et le clivage. — En général, les
eu. *.) CLIVAGE SCHISTEUX. 265
lits que forment le gneiss, le micaschiste et le calcaire hypogène, n'offrent pas plus que les strates ordinaires, un parallélisme géométrique parfait. Cette circonstance , jointe à l'alternance répétée de couches composées de matières différentes, fait que Ton ne peut considérer la disposition stratifiée des roches cristallines comme étant analogue à la structure feuilletée de quelques-unes des ardoises dont on se sert pour écrire et pour couvrir les maisons. Le clivage schisteux, nom que Ton a donné à cette sorte de disposition, a , dans beaucoup de cas, été produit par la précipitation régulière d'un sédiment très-fin, formant des lames minces juxtaposées les unes par rapport aux autres ; mais très-souvent aussi , il n'a aucune liaison avec ce mode d'origine , et s'étend même à d'autres formations qu'aux formations aqueuses. Quelques sortes de trapps, tels entre autres que la phonolite, se divisent par lames, et s'emploient à la couverture des bâtiments.
a Certaines roches, dit le professeur Sedgwick, présentent sur de grandes étendues trois formes distinctes de structure, savoir, la stratification, la structure par joints, et le clivage schisteux. Les deux dernières dépendent de causes absolument étrangères à la gravitation, et n'ont aucun rapport avec la stratification véritable. Ces diverses structures doivent nécessairement avoir des noms différents, bien que danr, certains cas il soit impossible, même après avoir soigneusement étudié les apparences qu'elles présentent,