FOSSILES DE LÀ CRAIE
Fig. 158.
(PABT. Il,
Ananehytes omtus.
a. Vue de profil.
b. Fond de la coquille sur lequel sont placées les ouvertures orale et
anale ; l'ouverture anale étant à droite, et se trouvant plus ovale que l'autre.
Fig. 159.
Eschara disticha.
a. Grandeur naturelle. — b. Portion grossie.
Fig. 161.
Éponge rameuse dans un silex de la craie (*;. (*) Ce silei fait partie de la collection de M. Bowerbank.
CH. xv.) ORIGINE DE LA CRAIE BLANCHE. 373
breusos de plantes et d'animaux que renferme la craie diffèrent entièrement.
Origine de la craie blanche. — Après avoir admis que la craie a été formée dans une mer ouverte et profonde, il nous reste à examiner' comment une si grande quantité de cette substance blanche a pu s'accumuler sur une étendue de plusieurs centaines de milles de diamètre, dont quelques-uns des points extrêmes sont, ainsi qu'on le verra par la suite, éloignés les uns des autres de plus de mille milles géographiques (416 1.) (1).
Déjà il a été établi dans la première partie de cet ouvrage que la craie, celle même qui aux yeux d'un observateur ordinaire parait entièrement dépourvue de restes organiques, est cependant remplie de fragments de coraux et d'épongés , de valves de Cy therina, de coquilles de foraminifères , et d'infusoires plus petits encore, que l'œil armé du microscope parvient à y apercevoir. (Voyez p. 62.)
Or, avant ces découvertes, l'origine animale de la craie blanche avait été très-souvent soupçonnée , alors même que toute trace de structure organique s'y trouvait effacée. Cette idée pleine de hardiesse reposait en partie sur ce que la craie consiste en carbonate de chaux pur, tel que celui qui résulte de la décomposition des testacés. des oursins et des coraux ;
(1) Un mille géographique équivaut à 1851 mètres.
(Note du Traducteur.)