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NOUVEAU GRÈS ROUGE SUPÉRIEUR

(Comprenant le Muschelkalk des Allemands).

Au Lias succèdent, en Angleterre, des strates d'argile, ou de marne verte et rouge, conformes au Lias, et passant à cette formation, ainsi que le Gloucester-

(*) De 7r<Hxdos, Poik ilos, bigar ré (voyez Buckland, Bridgew. Treat., vol. n, p. 38) ; nom donné par Werner à quelques-unes des slratcs les plus caractéristiques de ce groupe, par suite des taches et des raies vertes, bleu pâle et couleur fauve, qu'elles présentent dans une base rouge.

VT6 NOUVEAU GRÈS ROUGE SUPÉRIEUR. (PART. Il,

shire en offre plusieurs exemples. C'est dans ce système du Nouveau Grès Rouge supérieur que se rencontrent, dans le Cheshke, et en divers autres comtés de l'Angleterre, le sel gemme et les sources salées qui ont fait considérer le nom de « Formation de marne et de grès salifères, comme étant parfaitement approprié à ce système (*) , » lequel consiste, dans le Cheshire, en couches alternantes d'argile ou de marne rouge et verte, de gypse et de sel gemme, de plus de 600 pieds (183m env.) d'épaisseur.

En Angleterre, Ton n'a découvert dans celte formation que quelques traces de coquilles, de poissons et de plantes fossiles; mais, dans une position correspondante en Allemagne, certaines couches semblables de grès rouge et de marne, associées à une grande formation calcaire désignée sous le nom de « Muschelkalk , » ou calcaire coquillier , renferment un grand nombre de « débris organiques. » Comme la faune et la flore fossiles de ces formations suppléent à la lacune qui existe à cet égard dans les séries britanniques, je dirai quelques mots du « Nouveau Grès Rouge Supérieur, » que Ton trouve en Bavière et dans le Wurtemberg. Là, les premières couches qui se présentent immédiatement sous le lias sont composées de marnes et de grès bigarrés, rouges, verts, pourpres et blancs, renfermant du gypse et du sel; viennent après, d'abord le Muschelkalk, ci-dessus mentionné ,

(') Murchison, système Silurien, p. 32.

Cil. XIX.) MUSCHELKALK. 477

puis, une autre série de marnes et de grès offrant beaucoup d'analogie avec la première. La découverte faite par le comte Munster des mêmes plantes dans le Keuper et le Bunter-Sandstein , et celle des mêmes espèces de poissons, faite par M. Agassiz, non-seulement dans ces deux formations, mais aussi dans le Muschelkalk intermédiaire, donnent lieu, de croire que ces trois divisions du Nouveau Grès Rouge supérieur (voyez la table) doivent être rapportées à une même période. Une circonstance également digne de remarque consiste dans l'alternance des strates du Muschelkalk avec celles du Keuper et du Bunter Sandstein à leur jonction.

La flore fossile à laquelle il a été fait allusion tout à l'heure se compose de Cycadées, de divers genres de Fougères, ainsi que de conifères éteints du genre Voltzia (Ad.Brongniart), particulier à cette époque, et dans lequel la fructification même a été conservée (Fig. 233). On trouve assez fréquemment aussi dans le grès du Keuper une certaine espèce gigantesque d'£quisetum (Fig. 234).

Parmi les coquilles, il en est quelques-unes, de Tordre des Céphalopodes, qui sont propres à ces formations; telle est entre autres cette espèce d'Ammonite que De Haan a nommée Cératide, et dans laquelle les lobes descendants, a, 6, c, Fig. 235, se terminent par quelques petites dentelures se dirigeant vers l'intérieur. Parmi les coquilles bivalves, la Posidonia Keuperina , Voltz ( Posidonomya minuta , Bronn ,

V78 MUSCHELKALK. JPAHT. il ,

Fig. 233. Fig. 231.

Vollzia brevifolia,7ivec une portion de la naèm*\ grossie pour montrer la fructification • Sulzbad. Keuper et Bunler-Sandstcin.

Equisetum columnare; fragment de tige, avec une petite portion de la même grossie. Keuper.

Fig. 235.

Ammonites nndosus. Muschelkalk.

a. Vue de profil. b. Vue de face.

c. Contour partiellement dentelé des cloisons qui séparent les loges.

Fig, 236), est très-abondante, et se trouve dans le Keuper ainsi que dans toutes les formations comprises entre celle-ci et le Bunter-Sandstein. Il en est de même de YAvicula socialis (Fig. 237), qui, particulièrement en Allemagne, en France et en Pologne, caractérise le Muschelkalk.

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