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ROCHES SILURIENNES SUPÉRIEURES

Formation de Ludlow. — Ce membre du groupe Silurien Supérieur est, ainsi que l'on peut en juger par la table ci-dessus, (Tune grande puissance. Use subdivise en trois parties qui, près de la ville de Ludlow, et en divers autres lieux du Shropshire et du Herefordsbire, se reconnaissent chacune à des débris organiques particuliers. Parmi ces fossiles, les plus remarquables sont les écailles, les ichth^odorulites, les mâchoires, les dents et les coprolites de poissons de la formation supérieure de Ludlow (*). Nous ferons observer, comme chose digne d'attention, que ces débris d'animaux vertébrés, qui sont les plus anciens de tous ceux que les géologues connaissent jusqu'à ce jour, appartiennent à des poissons d'une organisation supérieure ou très-complète.

Parmi les coquilles fossiles, on remarque diverses espèces de lepUena, d'orthis, de terebratula, d'avi~ cula, de trochus, d'orthoceras, de belleropbon, et plusieurs autres (**).

On rencontre aussi dans le calcaire du Ludlow inférieur plusieurs espèces de trilobttes et une certaine espèce éteinte de crustacé, caractéristique de la période Silurienne, en général. Celles que représentent

H Murchison, Silurian System, p. 198, 190. C) Ibid. '

Ci* XXII. ) SILURIENNES SUPBBIEOTES

Fig. 275.

Terebratula WiUoni, Sow. Formation de Ludlew.

les deufc âgures saivantes sont communes à ce calcaire, et à te formation de Wen*ock*jui lui succède, daas l'ordre descendant

*lg,£76: Fig. m.

A&ap'hu* caudal us.

tdJymsne Blumenbachii, Brongnîart,comtDuii^nieiiinppelri' « Trilobite de Du Jh y, »

Quelques-uns fies çrès du Ludlow supérieur fconl ondulés, et fournissent ainsi la preuve de leur précipitation graduelle. Il en est de même des schistes ar- Mieux à grains Tir*, de la formation de Ludlow. Ces «existes, (Mai *ont d'une grande puissance, et que. pm «ufte de leur tendance h se résoudre en boue, on appelle «< pierres de boue w (nrndstoneu) dans plusieurs (provinces de V Angleterre, renferment un grand nombne de toophytes dont la position droite indique évidemment qu'ils sont devenus fossiles aux lieux mêmes0 •où ils ont vécu dans le tond de la raec 1rs P^s abon-

536 FORMATION DE WKNLOCK. (PA«T* Il ,

dants de ces zoophytes sont les graplolites (Voyez p. 539). La facilité avec laquelle les schistes du système Silurien supérieur se résolvent en boue, lors-" qu'ils sont exposés à l'action atmosphérique , prouve que, malgré leur ancienneté, ils sont encore, à trèspeu près, dans le même état que celui où ils se trou* vaient quand ils furent déposés sur le lit de l'Océan, D'après cela, il est aisé de se convaincre que toutes les roches de la période de Transition de Werner ne furent pas originairement précipitées dans up état à moitié cristallin , comme on le prétendait autrefois, (Voyez p. 302.)

Formation de Wtnlock. -— La roche de Dudley, si bien connue et si riche en débris organiques, appartient à ce membre du groupe Silurien supérieur dont

Fis- 2*B.

la première division, en allant de haut en bas, consiste en calcaire plus ou moins cristallin, et fortement chargé de coraux et d'encripites, appartenant à des espèces distinctes de celles du calcaire de montagne. Sa partie inférieure se compose principalement de schiste argileux. Le corail en forme de chaîne, que Ton nomme Catenipora tscharoides, abonde dans le calcaire de Wenlock. Parmi les coquilles que renferme celte

Catenipora escharoidei.

CH iXIf.) ROCHES SILURIENNES INFÉRIEURES. 537

formation, on remarque les genres euomphalus, productus, atrypa, et plusieurs autres.

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