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ROCHES SILURIENNES INFÉRIEURES

Gris de Caradoc. »- Cette formation, qui a 2,600 pieds (762p) de puissance, consiste particulièrement en grès de diverses couleurs, auxquels s'ajoutent queU ques lits subordonnés de matière calcaire. Presque tous les fossiles les plus abondants de ce système de couches appartiennent aux mêmes genres que ceux des roches Siluriennes supérieures ; seulement, les espèces sont distinctes.

Formation de Llandeilo. — Cette division , qui forme la base du système Silurien , consiste en schistes durs noirâtres, quelquefois légèrement micacés, souvent calcarifères, et reconnaissabfes surtout aux Fig, 279, grands trilobites Asaphus Bu-

ckii (Fig. 279), et A. tyranus.

qu'ils contiennent (*). Ce dépôt renferme aussi plusieurs genres de mollusques, et présente une circonstance très- Ataphui Buchu, Brong, digne de remarque : c'est qu'à plusieurs formes éteintes de testacés particuliers aux roches Siluriennes inférieures, telles que des orthoceras, despentamerus, des spirifer et desproductus, il s'y

(*) Murchison, Silurien System, p. 222.

538 ROCHES SILURIENNES lNFÉRIFXftES. (wiT.il,

joint d'autres espèces appartenant àdes genres encore vivants^ comme des nautilus, des turbo, des buecinum, des turritella. des terebratula et des orbiculaf).

On n'a encore découvert aucune plante terrestre dans les strates qui peuvent, sans la moindre incertitude, être considérées comme appartenant à la période Silurienne.

En Norwége et en Suède, les strates Siluriennes s'étendent sur un espace considérable, et ressemblent tellement, tant à l'égard du caractère lithologique que sous le rapportées fossiles, à celles de l'Angleterre, que, très-probablement, leur subdivision présentera des groupes semblables à ceux qui ont été déterminés dans ces dernières. Les strates en question consistent en vastes dépôts de grès, qui, formant quelquefois la base du système, reposent sur du gneiss et des roches calcaires contenant des orthocerata et des coraux. Le corail en forme de chatne (Fig. 278) , ci-dessus mentionné, s'y montre d'une manière remarquable; on y rencontre aussi des schistes bitumineux à grains fins, renfermant des graptolites. (Fig. 280.)

Le docteur Beck, de Copenhague, suppose que ces corps sont des zoophytes fossiles, alliés à la famille des plumes de mer, dont les animaux vivants habitent la vase et les sédiments visqueux.

Les calcaires du lac Michigan, dans l'Amérique du Nord, renferment, ainsi que ceux de diverses autres

C) Murchison, Silurian System, p. 351.

(M. ixn.) ROCHES SILURIENNES INFÉRIEURES. 539

Fig. 280.

Graplolites , Linn.

a. b. Graploliles trouvés à Cttristiania ? Norwéjçe.

c d. tiraptoliles provenant de la partie méridionale de la Suéde.

régions avoisinant les grands lacs du Canada, des coraux en forme de chaîne et des trilobites. A en juger d'après leurs fossiles, ces terrains, en général, semblent appartenir à la période Silurienne. Ils contiennent certains orthocerata , dont la structure est vraiment singulière. Le siphon de ces mollusques, qui est très-grand , renferme dans toute sa longueur un tube de l'extérieur duquel s'échappent des rayons qui s'étendent, en formant des verticillations, jusqu'à la paroi intérieure du siphon : le nombre de ces verticillations correspond à celui des loges de la coquille. M. Stokes, qui a décrit cette division d'orthocératïtes, en a fait un genre distinct, pour lequel il a adopté le nom à! A ctinoceras, proposé par le professeur Bronn (*) . L'actinoceras ne figurait pas parmi les fossiles britanniques, avant d'avoir été découvert, ainsi qu'il Ta été récemment, à Gastle-Espie, dans le comté de Down, en Irlande. (Voyez les Fig. 281, 282.)

Horizontalité accidentelle des strates Siluriennes. —

O Voyez Proceedings, Geol. Soe., 1838.

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