‹ Eléments de géologieChapitre 99 sur 205 · ROCHES GRANITIQUES. (PART. I · texte numérisé non relu

ROCHES GRANITIQUES. (PART. I

' dans leurs rapports de position à l'égard des formations associées. Si, dans cet exemple, le mot surjacent peut-être appliqué à une roche platonique , ce n'est que lorsque cette roche commence à prendre un aspect trappéen.

Déjà Ton a donné à entendre que la chaleur, qui dans tous les volcans actifs s'étend à des profondeurs immenses, doit produire simultanément , près de la surface, et à une grande distance au-dessous, des effets très-différents. Or, d'après cela, on ne peut supposer que les roches qui résultent de la cristallisation de la matière fondue sous une pression de plusieurs milles de l'écorce terrestre, ressemblent aux roches formées à la surface, ou près de la surface. Cette considération seule aurait presque suffi pour faire soupçonner la production, à de grandes profondeurs, d'une certaine, classe de roches analogues, sous plusieurs rapports, aux roches volcaniques, lors même qu'il n'y aurait pas ' eu de formations plutoniques à expliquer. Les détails déjà donnés mettront l'élève à même de juger à quel point ces dernières s'accordent, tant à l'égard de leurs caractères positifs que de leurs caractères négatifs , avec la théorie qui admet qu'elles ont été produites à de grandes profondeurs souterraines.

Toutefois, on a prétendu que si les roches granitiques et les roches volcaniques n'étaient tout simplement que des parties différentes d'une seule grande série, on devrait rencontrer dans les chaînes de montagnes, des dykes volcaniques passant à la lave vers le

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haut, et au granit vers le bas. Mais à cela on peut répondre que nos sections verticales étant généralement de très-peu d'étendue, l'observation des dykes ne peut nous conduire qu'à trouver en quelques endroits une transition du trapp à la lave poreuse , et en quelques autres, un passage du granit au trapp.

L'étendue prodigieuse de la dénudation , qui , ainsi que cela a été démontré déjà, a eu lieu à d'anciennes périçdes, ramènera l'élève à la croyance que les roches cristallines d'une antiquité très -grande peuvent, quoique formées originairement à une profondeur considérable dans la croûte terrestre, avoir fini par se trouver à nu et exposées à la surface. Leur élévation actuelle au-dessus du niveau de la mer peut être rapportée aux mêmes causes que celles auxquelles a été attribué le soulèvement des couches marines que l'on .fèneontre à diverses hauteurs, et même jusqu'aux sommets de quelques chaînes de montagnes. '. Quant à présent, je n'ajouterai plus rien à ce sujet, me proposant d'y revenir, ainsi qu'à plusieurs autres, lorsque , dans la seconde partie de cet ouvrage , je traiterai de l'âge relatif de différentes masses de granit.

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