CHAPITRE IV
DBS GAViréS DB I/écORCB aOIilDB DU GliOBB.
otsk^ dd 54« Lorsque les d^ressions du sol ne sont plus assee larges pour être appelées yallées, vallons, défilés , bassins ou cirques , on les désigne par d'autres noms, tirés ordinairement de leurs for^ mes : c'est ainsi que Ton appelle fenies et cre-^ y€isses^càXe& qui ressemblent aux cavités de même nom que nous voyons se former dans les corps qui se dessèchent ou qui se refroidissent; d'autres prennent le nom de puits naturels ou d^enton^ noirs ^ parce qu'elles rappellent nos puits ou nos entonnoirs artificiels. Du reste, de même que l'application du nom de pays élevé et de r^on basses est souvent prise dans un sens relatif plutôt qu'absolu, il n'y a pas de ligne de démarcation entre les dépressions que l'on doit désigner par les premières ou par les dernières des dénomi^ nations que nous venons d'indiquer; car il y a dans les pays de montagnes de véritables vallées, c'est^-dire des Cavités assez vastes pour être habitées, qui ressemblent tellement à une fente ou à une crevasse, qu'on les. désigne par l'un de ces noms lorsque l'on veia exprimer leur forme en peu de mots.
ci£^^ 35« Outre ces diverses cavités, que l'on pourrait appeler , d'après le langage des mineurs , cor^
•oalertaaaa*
CAVITÉS DE l'ÉGORCE DU GLOBE. Sq
1^'Ués à ciel ouvert, Técorce solide du globe en présente beaucoup d'autres auxquelles on pour-* Fait donner Tépithète de souterraines, et que Ton désigne par diyerses dénominations , qui tirent ordinairement leiu* origine des idiomes locaux ou des éyénements , souyent fabuleux, que l'on suppose s'y être passés,
36. En général, on donne le nom de cas^emes à celles de ces cayités qui présentent une certaine étendue et qui se composent ordinaitiement d'une série de renflements et d'étranglements, c'est^à^ dire d'espèces de salles* plus ou moins vaStfes, qui communiquent entre dles par des cotiloit*s plus ou moins resserrés.
Les cavernes sont en général tortueuses et se ramifient en diverses branches. Elles ont toutes sortes de directions : les unes courent dans vûti sens parallèle au sol ; d'autres s'enfoncent coMme des puits vers l'intérieur de la terre ; tantôt ielles ont une ouverture au jour; d'autres fois elles sont tout-à'feit masquées, et l'on ne découvre leur eiistence que par des travaux souterrains ; tantôt elles renferment de vastes réservoirs d'eau j aillem^ dles servent à l'écoulement de rivières sou* tenraines , et Ton voit quelquefois des fleuves qui se perdent en tout ou en partie dans tme caverne, pour reparaître à des distances plus ou moins éloignées*
Les parois des cavernes sont presque toujours très-inégales, hérissées d'aspérités, et creusées par des excavations irrégulières qui pénètrent plus ou moins avant dans le rocher. Souvent elles sont
décorées par du calcaire concrétioiuié, qui prend diverses formes, telles <]ue celles de maméloas, de stalactites, de colonnes, de draperies, et qui quelquefois brillent de l'éclat le plus vif lorsque la lumière vient frapper leurs parois.
37. Le nom de grotte est souvent employé comme synonyme de celui de caverne; cependant on rappUque plus communément aux petites cavernes qui ne se composent que d'une seule salle,
38. Lorsque des cavités de ce genre, au lieu de présenter des espèces de salles, traversent en* fièrement des massifs étrcHts , on leur donne les noms de ponts naturels, rochers troués, etc.
S9. On désigne ordinairement par le nom de Jours à cristaux des cavités dont les parois sont tapissées de cristaux, et dont les dimensions ont quelques rapports avec celles des fours à cuire le pain; lorsque les cavités de ce genre deviennent trop petites pour être rapportée^ à uu four, oa leur donne le nom de géodes.
40. Au surplus, de même qu'il y a un passage des grandes vallées aux petites crevasses que l'on remarque dans un rocher gercé, la nature pré^ sente aussi des passages depuis les immenses ca^ vemes qui ont plusieurs myriamètres d'étendue jusqu'aux pores, imperceptibles à l'œil, dont la physique nous apprend l'existence au milieu de corps à texture compacte.