‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'histoire naturelle inorganiqueChapitre 15 sur 89 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

PESdUPTIOIf ABRéoéfi DB Ui SURFAGB DB VA

TBRRB.

4i. Nous parlerons, en premier lieu, des mers^ nous passerons ensuite aux terres, en indiquant en même temps les principales masses d'eaux « stagnantes et courantes que œlles-ci renferment.^

''AiBii que je Pai dit dans Tobserratioii préUminaire, ce

B^cst qo'an moment où Fon allait commencer rimpreesion de la

pKSente édition qne j^ai anr monté la répugnance qui m^avait

empêché, jnsqn^alon, d*entreprendre cette description. Parmi

IdctBies qui entretenaient cette répugnance, se trouve la ma-

aiére dont on m asses généralement accueilli tontes les dlTisiona

parpnent natureUes de la surface de la terre, qui ont été

tentées jusqn^à présent. Or, sans prétendre que j*ai imaginé un

aieiilenT mode, je me suis dit qu'il est possible que parmi les

eaases qui ont noi au succès des traTauz de ce genre, Ton doive

Âfaaler la droonaunee qne leurs auteurs , l'attachant prinoi-

paleacntàla régularité méthodique, ont fait trop peu deconces-

lions aux habitudes qui résultent des dirisions politiques, éta-

Uics depab long-temps ; car on s'accoutume difficilement aux

châugementa brusques; aussi l'usage tient-il presque^touj ours le

nilien entre les division» puretnent politiques et celles purement

%éo^rapkiifues , et ne sanctionne-t>il , pour ainsi dire, les pre-

■iéres, qu'autant qu'elles sont en rapport avec les secondes. En

ciet, si l'on s'est facilement habitué à ne voir qu'une partie de

Is France dans VjirtoiM^ on une partie de la Jlusgie dans les

pUtaes de rcmbonchure du Dnieper, le pouvoir des Français

M celui des AUemands, au sud de la chatne-des'Alpes, n'a pas

empêché de voir toujours V Italie dans cette région.

Tai cm , en conséquence , qu'il convenait de prendre pour

SECTION PKEMIÈRE.'

Des mers.

^'^îï! *" 43- Les mers entourent toutes les terres et recouvrent près des trois quarts de la surface du

règle principale de conserver , autant que possible, pour division naturelle de troisième ordre les grands Étau qui peuvent se prêter il ce tu manière de voir» sans trop contrarier Tacceptioa que Ton donne à leur nom politique. Cest ainsi » par exemple» quej^ai cru pouvoir désigner parle nom de Russie, la vaste région comprise entre la mer Blanche , les monts Curais , la mer Noire et la Duna, quoique ce ne soit qn*une portion de Timmense empire Rtuse^ mais il est d*nsage à^mppfàeT Sibérie ^ la partie de cet empire située k Test des montsCurals, et quoi4|ne \e royaume de Pologne ne soit pins maintenant qu^nne petite contrée, sitnée sur les deux rives de la Vistule , l'usage ne s'est pas encore perdu d'attacher le nom de Pologne à une région beaucoup plus étendue. Je crois de même qu'il convient d'approprier des noms de petits États ou de provinces à la désignation desdivisions de qna** ^rième rang, ou plutôt de chercher, autant que possible, à pouvoir considérer comme telles ces petits États ou ces provinces; mais il est souvent difficile de rattacher ces divisions politiques à des considérations naturelles, du moins lorsqu'cUes sont en* core en vigueur ; car , lorsqu'elles n'ont plus de délimitations offi* délies et que cependant leur nom est encore conservé par l'usage, comme pour la plupart des anciennes provinces de France , il est plus facile d'approprier ces dénominations à une dirision oatu« relie; nais ce qui est surtout favorable pour ce genre de divt«sion, ce sont les régions caractérisées par quelques circonsunces orographiques ou géognos tiques, que le peuple sait généralement saisir avec beaucoup de discernement, et qiBi^il désigne presque toujours par des noms particuliers, que les géographes ont trop souvent néglige , pOnr s**^^^^^*' ^ ^^ dé»omioatioiif adnInistratiTes, qui s'oublient its^^^ ^^ ^* dreoaslaïK^e qui les a Uh nehre a cessé d'exis^^ On voit jmr ^ qui pré^lm * c ^^ ^^^^ Mut de confondre

(^obe : elles sont beaucoup plus abondantes dans iliémispbère austral que dans rbémisphère boréal ;car elles occupent près des sept huitièmes du premier, tandis qu'elles ne s'étendent que sur eoviron cinq huitièmes du second.

43. Il y a beaucoup de variations dans la ma- !>*««•*«» ^ nière dont on distingue les mers. Nous les divi-

les Bomft de riions on de contrées natureUeë avec les dénomina"

tiont poUti^uts, Or» Faiage $*ëtaiit assez génëralement établi de i

dési^CT les premières par nn nom simple on par nn nom oom-

nencanl par one dénomination orhjdrographique : telles sont

VltaUe, la pénituuie Sernidinat^e^ il est bon, lorsque Ton Tent

déâ^ner des dirisions politiques dans nn sens où rincertitnde

poBfiait prétenter qoelqne ineonTénient, qne Ton s*babilue anssi

h faiK précéder le nom propre par le titre de la diyision , et que ,

dam ce cas, on dise, par exemple; le roj^numa de France j les

Etau pnusiensj la province de fyeatphalie^ le département de

la LoMèrCf etc.

Ubabicude où Von est de traiter des divisions superficielles àa globe dans des ouvrages qui appartiennent principalement à la ftatistâque, et de ne point en parler dans les ouvrages de géologie, nera, sans donte, cause que beaucoup de personnes désapprouveront Tinnovation que je fais en ce moment, et que d^aatffs trouveront qn^il est au moins inutile d'établir desn'gtona diflerentes de celles reconnues par la statistique. Je crois, en coaséqnence, devoir dire quelques mots pour justifier la marcho qoe j*ai saivie.

Je répéterai, en premier lieu , qu^l me paratt important que l«s livres élémentaires soient rédigés de manière à présenter les idcnces dont ils traitent, conformément aux limites que ces sctcQces doivent avoir dans le tableau des connaissances bu** naines, tant pour donner une idée plus exacte de cbaque science , i{ie pour éviter les lacunes on les répétitions. Or, une des prc-> onéres conditions de presque toutes les classifications des conaiissanocs bnmaines étant la séparation des sciences naturelles ttdessflienoes morales et politiques, j*en conclus qn^il ne convient pas de réunir dans lesgéograpbies ordinaires, ainsi qn^on le fnil cemmnnémentt la description astronomique, orograpbique et

serons, ayec M. Bory de Saint-Vincent, en cinq parties principales, sous les noms d'océaii Ain-tique , di océan Atlantique, d! océan Pacifique, d'océan Indien et d! océan Antarctique.

aÎ^!!Ϋ«. 44- ^océan Arctique ou mer Glaciale du nord occupe les environs du pôle boréal et ne s'étend au suddu cercle polaire que dans quelques petites dépendances. Il est peu connu , parce que la

hydrographique d« la terre, a^ec les notions sur les États et les nations qui se partagent la surface du globe. Aussi voit-on presque toujours les Ouvrages de géologie et ceux de géographie, telle qu^on Tentend ordinairement, répéter les mêmes généralités géo« graphiques. Il &*est seulement éubli un usage, d'après lequel on ne parle des détails de Jocalités que dans les derniers de ces ouvrages; maïs c'est précisément c^t usage que je cherche à combattre, parce qu'il me semble peu convenable que Pindication des diyerses parties de la terre ne se trouve pas dans le même ouvrage que les généralités sur les caractères qui distinguent ces diverses parties.

Je dirai en second lien que rétablissement de divisions basées sur des limites naturelles est une chose si nécessaire à Fétude de la surface de la terre, que tous les géographes, sans exception, ont admis la grande division des terres en 4 ou 5 parties, et que pour les pays peu connus, ainsi que pour ceux où les associations politiques ont peu de ûziié et pour certaines contrées qui se distinguent nettement par quelque circonstance naturelle des autres portions de la terre, on est aussi dans rhabitnde d'admettre l'existence de régions physiques, indépendante des circonscriptions politiques. C'est ainsi que la Gainée, l'Hindoustan, l'Italie, conserveUtdes noms particuliers et des limites fixes, quels que soient les changements politiques qui surviennent dans ces contrées. Or, ce que je propose se réduit à appliquer la même marche au x^tltt de la surface de la terre et ^ rendre les descriplions de Cetie s^^^^^ indé|>endantes des variations qui changent à chaft ^ însUntles divisions politiques. D'un autre c6té, «i l'on ado 't **^^* marche, les étémenu de siatisiiifue , c'est-à-dire le& ^^ wfii Sl^^ remplaceraient en quel-

pJus grande portion de retendue qu'on lui suppose est couverte de glaces , et que les hommes n'y ont pas encore pénétré. Parmi ses dépendances nous citerons la mer Blanche , entre la Russie et la Laponie*; la mer de Kara, entre la Sibérie et la WouTelle-Zemble ; la mer Polaire, au nordouest de l'Amérique.

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