SECTION VL
De r Amérique.
pciitio. ^6^' I^ portion continentale de T Amérique «.«nu«i,.*. ^^étenà entre le 71." degré de latitude boréale et le 54-'' degré de latitude australe, et entre les 37.' et 169.'' degrés de' longitude ocddentale; mais en y comprenant les îles qui en dépendent, elle s*étend du 16/ degré de longitude occidentale au 1^70.'' degré de longitude orientale, et on connaît de ses dépendances jusqu'au 78/ degré de latitude boréale et jusqu'au 70/ degré de latitude australe.
Limite. Elle est baignée au nord par l'océan Arctique;
•létoMiae. ^ y^^ ^^ l'océan Atlantique; au sud par l'océan
Antarctique et à l'ouest par l'océan Pacifique
On éyalue sa sur&ce à 405,700 myriamètres carrés.
Fme. ^ continent américain se compose de devx immenses péninsules, de forme alongée, dirigées Tune et l'autre du nord au sud et unies par un isthme très^troit, par rapport au développement que prennent les autres portions.
R«u.r. ^ ^^- ^ ^^^^ 1^ P^^ remarquable du relief de
l'Amérique est l'existence d'une chatne ou système de chaînes de montagnes qui la traverse dans le sens de sa longueur du côté de l'occidenlj en s'écartant peu de l'océan Pacifique, et qui atteint, entre l'équateur et le tropique du capricorne, une élévation qui ne le cède presque pas aux plus hautes cimes de l'ancien continent Oa peut aussi reconnaître ^^ système oriental du
ÀIIIÉRIQUE. 1 35
coté de l'océan Atlanticpie; mais ce système est dimé par plusieurs interruptions , et ne se prolonge pas sur toute la longueur du continent.
Une immense plaine qui établit en quelque manière la communication entre l'océan Arcti* que et le golfe du Mexique, sépare, dans le nord, le système occidental du ^stème oriental. Ces systèmes sont aussi séparés dans le midi par de yastes plaines , arrosées d'un côté par l'Amazone et de l'autre par la Plata^ mais ces plaines sont resserrées vers le milieu par des rameaux qui se détaclmit du système oriental pour s'approcher du système occidental.
1 64. Ce dernier système forme d'abord , à partir de l'extrémité, méridionale du continent améric^n, ime chaîne assez étroite, dopt la hauteiu* est de moins de 2000 mètres 3 mais qui, vers le Sy.* degré de latitude australe , présente déjà une cime, le montd'Antaco, qui a près de 6000 mètres. La chaîne s'élaiçit entre les 20,* et i4-* degrés. de latitude australe, où se trouve le point culminant de toute l'Amérique, le Névado de Sorata^ haut de 7696 mètres; elle se rétrécit ensuite, tout en conservant néanmoins une largeur de près de 5o myriamètres , et se bifurque vers le 8.* degré de latitude boréale. La partie la plus Ui^e et la plus élevée à l'est va se terminer brusquement à. la mer des Antilles , tandis que la partie occidentale, qui n'est, pour ainsi dire, qu'un chaînon presque interrompu par une forte dépression, prend une direction ouest pour former l'isthme de Panama , où tout le continent se
1 56 GÉO&RAPHlE.
troùre réduit à une lar&eur d'environ 5 myriamèti^s; mais la chaîne, L .«prenant la dire^oa du nord-^uesty rederient bientôt plus large et forme le vaste plateau du Mexique^ sur lequel s'élèvent des cimes, qui, comme le Popocatepetl, atteignent 54o6 mètres. La cLatne se rétrécit de nouveau, mais parait ce(>endant conserver une largeur d'environ 5o myriamètres. La partie méridionale de cette immense chaîne» depuis l'extrémité du continent jusqu'à l'isthme de Panama, se nomme Andes. La partie septentrionale n'a point de nom commun, et la portion ôUmprise entre l'isthme de Panama et le 43-* d^ré de latitude boréale, n'est en général désignée que par les noms des contrées qu'eUe traverse ; mais la portion au nord du 4^.^ degré est connue sous le nom de Rockjf^mountains ou montagnes Rocheuses, Le point culminant de cette portion semble être le Pic de long ou Bighorn, vers le 4^-* degré, haut de 4 ^^4 uiètres. Il parait que la chaîne s'abaisse en approchant de l'océan Arctique.
i65. La portion septentrionale du système oriental est souvent désignée par le nom collectif SAUeghanis, qui s'applique plus spécialement au chaînon le plus occidental de sa portion du milieu. Ces montagnes sont généralement peu élevées, et leur point culminant parait être le mont Washington^ sous le 29.* degré de latitude boréale, haut de plus de 2000 mètres. Cette chaîne tend à converger vers la chaîne occiden* taie en avançant au Uiidî; mais on peut considérer les tles Antilles^ cp* ^ retrouvent au sud-
ÂMÉRIQITE* lZ^
ot et qui présentent des cimes de plus de aSoo métrés, comme formant la continuation de ce système, lequel reparaît sur le continent dans les montagnes de la Git)rane, qui s'élèvent aussi à plus de a5oo mètres. La plaine -de t Amazone forme une nouvelle interruption ; au sud de laquelle s'élèvent les montagnes du Brésil; massif extrêmement puissant , dont les rameaux occidentaux se rapprochent de la chaîne des Andes, s'ils ne se lient pas à ceux dépendants de cette dernière chaîne. Du reste, les montagnes da Brral sent peu élevées en comparaison de celles d& autres chaînes de rAmmque, et le mont Ita^ coùani, que Ton considère comme son point culminant, n'a que i85i mètres de hauteur.
166. L'Amérique est remarquable par l'importance des lacs et des cotu*s d'eau qu'elle ren*ferme. Les lacs sont surtout abondants et considérables dans la partie septentrionale, où se trouvent, entre autres, groupés les uns près des ai»* teesy les lacs Supérieur , Michigan, Huron, Érié et Ontario s qui forment, après la mer Caspienne, le plus grand amas connu d'eaux intérieures.
La plupart des grands cours d'eau prennent leur source sur le versant oriental de la grande chaîne occidentale de montagnes, et se jettent dans l'océan Atlantique ou dans ses dépendances ; tek sont entre eMtre^V Jlmazone ou Maranon dans la partie méridionale , et le Mississipi dans la partie septentrionale , les deux plus grands fleuves connus. La mer Polaire reçoit aussi un fleuve trèsconsidérable,leitfacAeiizîe; mais l'océan Pacifique
ne reçoit que des fleuves moins importants. Le plus considérable paratt être la Colwnbia ou Orégon dans la partie septentrionale.
a'^i^â.. *^7' No™ avons déjà indiqué que V Amérique se trouvait naturellement divisée en deux grandes portions , l'une septentrionale , l'autre méridionale; mais la subdivision de ces deux portions en régions naturelles présente des dif&cultés, lorsque , selon notre plan , on veut ne pas s'écarter beaucoup des usages reçus. Toutefois nous avons cru pouvoir y distinguer 19 régions, que nous désignons respectivement de la manière suivante; savoir : dans l'Amérique septentrionale, \ Islande, le Groenland s la Nouvelle^Breiagne, la Behringie, VOrégome, la Washingtonie^ le Meacicjue, le Guor timala et les Antilles ; dans l'Amérique méridionale : la Nom^elle-Grenade, le Quito, la Guyane, le Brésil, le Pérou, la Bolivie, la Platarie, le Chili, la Patagonie et les lies Australes ; mais , quoique nous ayons cherché à donner à ces régions des limites qui puissent s'exprimer par des circonstances naturelles, il en est plusieurs dont la déli* mitation est loin d'être régulière.
uamie. i68. Vlslonde'^ est une grande Ile située entre les ôy."" et 63.'' degrés de latitude boréale et entre les 18/ et 37.^ degrés de longitude occidentale,
* On considère ordinairement Vlslande comme une dépendance de PEorope , parce qnVtte a élé connue et habitée par les Enropéens bien avant qae cens- ci eussent décooTert le continent amëricaiuj mais com<B^ ^^^^ ®*^ beaucoup plus près des autres terres américaines ^fue des terres européennes» ii ^^ paratt que Ton doit adom r Yop^^^o'* ^^ ceux des géograpbc* modernes qui placeut ^^ tU ^^n* V Amérique.
et qui &it la séparation entre l'océan Arctique et focéan Atlantique; elle renferme beaucoup de montagnes, ordinairement de forme conique et couyertes de glaces. On y distingue le «Snœfials'IohîUj haut de iSSg mètres, et le moni Hekla, haut de lOiS.
169. Le Groenland est une r^on dont les ont^ud. limites septentrionales sont inconnues; mais qui
a été obsenrée jusqu'au 7 g.* degré de latitude boréale, et qui s'étend au midi jusqu'au-delà du 60.' de^ , où elle se termine en forme de pointe; elle m baignée à Test par les océans Arctique et Atlantique , et à l'ouest par le même océan Atlantique, le détroit de Davis et la mer de Bafiin. L mtérieur de cette région n'est pas coima Les cotes sont généralement montueuses et fort découpées par des golfes et des bras de mer qui (loiment naissance à beaucoup de petites péninsules et de petites lies ; il se pourrait même qu'il 7 eut de ces bras de mer qui divisassent le massif principal de la région en grandes ile$«
Nous citerqns à la suite de cette région ïile de Jean Majen, située sous le 71.*" degré de latitude, dans l'océan Arctique; mais à près de 2S myriamètres des côtes du Gro^iland ; elle présente une cime, le Beerenberg, haute de 2o85 mètres.
170. Nous entendons par Nouvelle - Bretagne Noa^du-Brtune immense région, partie continentale, partie insulaire , dont les limites septentrionales ne sont
pu connues; mais qui a été, observée jusque vers ^ 78.'' degré de latitude boréale, et qui s'étend
1 4o GÉOGRAPHIE.
entre les 35/ et 140/ degrés de longitude occidentale : elle est bornée à l'ouest par la mer de Baflin, le détroit de Davis et l'océan Atlantique; au sud par le golfe de Saint-Laurent, le fleuve du même nom, les lacs Ontario 9 Erié, Huron et Supérieur, et ensuite par line ligne tirée du dernier de ces lacs aux sources du Mocoatsh; à l'ouest par le faite des Rocky-mountains, la rivière des Montagnes et le fleuve Mackenzia *
171. La partie septentrionale de cette r^ioa se compose d'un grand nombre d'iles , dont les contours ne sont, pour la plupart, connus que d'une manière imparfisiite, et qui sont baignées par la mer de Baffin, la baie d'Hudson, la mer Polaire, les détroits et les canaux qui unissent ces diverses mers. La partie continentale se termine au nord par la presqutle Meb^ille^ qui s'avance dans la mer Polaire; plus à l'ouest se trouve la grande presqu'île de Labrador et la grande tie de Terre-'Newe ou New-Foundland.
1 7:2. Le milieu de cette immense r^ion est
* Les géographes sont asses généralement dans Thabitude maintenant d'appliquer le nom de NouutlU-'Bretagne à tontes les possessions anglaises da nord de PAmériquey y compris toutes les terres polaires inhabitées, découvertes dans ces derniers temps; mais celte délimiution diffère de celle indiquée ci-dessus 9 en ce qu'eUe comprend de plus la NonTelle-£cosse» le NouYeau-Brunswick, U portion du Canada situëe au sud du Saint-Laurent, et les co»^'**^ ^ l'ouest des Rocdty-monntains.
ditergenccs, en pr«- >grapfaiqne, le fleuTS
, .^^^ .^^^ ^ ^.s du Saînt-Lâurenii
JQcis la démsrcatioit ^ b^ ffi/^"^ tigoUère.
Mint-tiaurent, et les cov^^'*^ ^ rouest des j
On pourrait éviter uq^ ^^^nde parUe de ces dr
nant pour limite de la >^^ yc^e-Bretagne géogi
Saint-John, au lieu ^ ^ .^teV)Utle cours i
09 gméral bas et uni; mais la portion orientale présente de petites montagnes qui peuvent être considérées comme un prolongement des AUeghanis , et à l'ouest se trouve une partie du tenant oriental des Rocky-mountains.
1 73. Les cours d'eau sont très-abondants dans la portion continentale de cette région. L'un des pliu considérables , mais qui est loin d être le pias étendu, est \ejleuve Saint-Laurent, qui se jette dans le golfe du même nom. On distingue parmi les autres le Nelson, formé par la réunion du Saskatschawan septentrional et du Saskatschawan méridional, et qui se jette dans la baie d'Hudson ; le Mackenzie ou rivière de FEsclai^e, qui se jette dans la mer Polaire et qui est formé par ÏUnjigah ou rivière de la Pair, et par la riTière d^jéthapescow ou de VÉlan. Ces rivières ont leurs sources sur le versant oriental des Rôckj-mountains , à l'exception de IXJnjigah, qui sort du versant occidental, et des affluents du Saint-Laïu^nt, qui prennent leur origine dans la grande plaine du milieu.
Celte dernière renferme aussi beaucoup de lacs , dont un grand nombre sont remarquables par leur étendue, et indépendamment de ceux qoe nous avons cités (166 et 170), qui s'écouknt par le fleuve Saint - Laurent , nous indiquerons encore le lac ff^innipig, qui verse ses eaux dans le Nelson ; les lacs Aihapescow ou des Montagnes, de U Esclave et du Grand ours, qui versent leurs eaux dans le Mackenzie. Les eaux de cette plaine présentent un caractère particu-
l43 GÉOGRAPHIE.
lier; c'est que l'oû voit quelquefois le même lac, soit constamment, soit temporairement , verser ses eaux dans des bassins hydrographiques différents. Cette circonstance, jointe à Tabondance des eaux, est cause que l'on peut, en quelque manière, traverser la contrée en dirers sens, arec des embarcations que l'on est seulement obligé de transporter sur de petites parues de terres, que l'on nomme Portages.
BeiiTiogic. 1 y^. Nous désignons par le nom de JSehringie* une région comprise entre les 71.'' et 5 :i.^ degr^ de latitude boréale, et entre le laS.^ degré de longitude occidentale et le 170/ degré de longitude orientale : elle est bornée au nord par l'océan Arctique; à l'est par le fleuve Mackenzie et la rivière des Montagnes; au sud par ime ligne tirée des sources de cette rivière au détroit de Dixon et par l'océan Pacifique; à l'ouest par la mer de Bebring et le détroit du même nom. La partie continentale de cette région forme une grande péninsule, terminée au sud-ouest par une petite péninsule, nommée Alaska, à la suite de laquelle se trouvent les tles Aleutienms, formant ime cbaine dirigée de l'est à l'ouest. D'autres îles se trouvent aussi le long des côtes ; telles sont l'île Kodiak, l'île Sitka ou Baranojf, l'île du Prince de Galles, dans l'océan Pacifique Oa ne
* Le nom â*^mériq^g fusie étant «ne dénomination de statistique qui ne peut co|. ^t^i^ ^ ^^ géographie proprement dite, j'ai cm ponToir empj-. \e '^™ ^* Behringie poar daigner
une r^on borne'e p^ ^^ A^^^^^ *^ ^* "*^ ^*" portent le nom dn céJébre niiTÎgate^^ U J^pi'
connaît pas l'intérieur de cette région; mais ses côtes sont généralement montoenses, et le mont
Saintr-Élie près la baie de Behring a 55 1 5 mètres de haut
176. Nous appelons OrégorUe une région bor- or^uie. néek fouest par l'océan Pacifique; au nord par une ligne tirée du détroit de Dixon aux sources de la rivière des Montagnes; à Test par le faîte des Rocky-mountains; au sud par une ligne tirée du mont Bigbom au cap Saint-Sébastien. *
Sur ses côtes se trouTcnt plusieurs îles , dont les prindpales sont : Vtle de la Reine Charlotte et celle de Nootka ou Çuadra et Kancouver,
Cette région est généralement montueuse, et elle est arrosée par un grand nombre de cotu*s d'eau, dont les principaux sont : la Columbia ou Orégon, le Frazer ou Tacoutche- Tesse et le Calédonian, qui se jettent dans l'océan Pacifique. Parmi les aflluents de la Columbia on distingue le Lewis ou Saptirty le Clarke ou Flat-head, le Muknomahj etc.
1 76. La région que nous désignons par le nom WMkuigtoDir. de ÎVoshingtonie'^, est située entre les 49-* et
*C«Ue région se compose du district amëricain ê^Orégon et ^« U possession anglaise nommie quelquefois CaMoniê oe-
** Le nom à^Etatt-Unii de F Amérique du nord ne peut ^tre caployé dans la géographie naturelle et n'est m^me pas très- Qoamode ponr la statistique. J*ai cru pouvoir le remplacer ptt celai 4« Washingtonie, tiré de la capitale de eette vaste confédération • J'ai indiqué ci-dessus (note du n.^ 170) les motifs P<>aT lesquels il m'a paru convenable de comprendre une petite portion des possessions anglaises dans cette région naturelle.
l44 GÉOGRAPHIE.
sS.** de^ës de latitude boréale, et entre les 62/ et 116/ degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par une ligne tirée des sources du Mocoatsb au lac Supérieur, ensuite par ce lac , ceux nommés Huron, Érié et Ontario, puis par le cours du Saint-Laurent et le golfe de ce nom ; à l'est par l'océan Atlantique ; au midi par le golfe du Mexique et par une ligne tirée de lemboucbure de la Sabine au mont Bighom et longeant en partie les rivières Sabine, Kouge et Arkansas; à l'ouest par le faite des Rockymountains.
177. La portion orientale de cette région, qui s'étend le long de l'océan Atlantique, présente une côte assez découpée, terminée par deux presqu'îles, la Nouvelle - Ecosse au nord, et la Floride au sud, et garnie de plusieurs iles. Parmi des dernières on distingue ïile du Prince Edouard ou Saint^Jearij Vtle du cap Breton^ Hhode-Island et Long-Jsland. On pourrait aussi rattacher à cette région les petites tles Bermodes, situées dans l'Atlantique k plus de 100 myriamètres des cotes. Cette contrée est traversée dans le sens de sa longueur par la chaîne des monts Alleghanis ( i65 ), qui est assez voisine des cotes dans la portion septentrionale ; mais qui s'en éloigne successivement, de manière que dans la portion méridionale il 7 a des plaines asse^ larges entre l'Océan et les montagnes, lesq^lles, d'ailleurs, deviennent •très -basses.
Vers le nor^^, -e trouvent les immenses lacs
qui versent leurs eaux dans le golfe de Saint- Laurent; mais les cours d'eau de cette contrée sont généralement de peu d'étendue , du moins en comparaison de ceux de la . portion occidentale. L^ principaux sont, en allant du nord au midi, le fleuve Sainte Jean, VHudson, la Delaware, la Susquehanna, le Potomac, le Saniee, le Savannah, VAlatamaha, qui se jettent dans l'océan Atlantique, Y Apalachicola et ÏAIabama, qui se jettent dans le golfe du Mexique.
178. La portion occidentale se compose d'une partie de l'inunense plaine que nous avons dit s étendre de la mer Polaire au golfe du Mexique, et d'une portion du versant oriental des Rocky-mountains. Elle est presque entièrement comprise dans le bassin hydrographique du Mississipi et arrosée par un nombre considérable de grands cours d'eau , qui sont, pour la plupart , des affluents de ce fleuve Les plus remarquables sont le Missouri, qui est plus important que le Mississipi; YArkansas et la rivière Rouge, sur la rive droite du Mississipi; rOAib, le Tennessee et ïllinois, sur la rive gauche.
179. Le Mexique est situé entre les 42.* et 16.* »««•,•* degrés de latitude boréale et entre les 96.* et 1 26* degrés de longitude occidentale. Il est borné au
nord par une ligne tirée du cap Saint-Sébastien à Femboucfaure de la Sabine, et suivant en partie les cours de l'Arkansas, de la rivière Rouge et de la Sabine ; à l'est par le golfe du Mexique et
risllime de Telmantepec ; au midi et à Fouest |>ar Focéan Pacifique.*
La partie septentrionale de cette rc^on est encore comprise dans la portion large de l'Amérique septentrionale; mais elle est ensuite divisée par la mer Vermeille en deux bandes à peu près parallèles : l'une forme l'étroite péninsule de Californie; l'autre, beaucoup plus large, tend néanmoins à se rétrécir successivement jusqu'à l'isthme de Téhuantepec , et forme la continuation du continent américain.
Le Mexique est traversé dans toute sa longueur par la grande chaîne des montagnes occidentales del'AméAque, qui, ainsi que nous l'avons déjà indiqué (164)7 y prend une largeur et une hauteur considérables, de manière à former le plus bel exemple connu d'un grand plateau élevé. Ce plateau , dont la hauteur
** Je coDserye ici, comme limite septentrionale da Mexique, celle adoptée par la statistique actuelle pour la séparation entrt les Etats-Unis mexicains et \t% Etais-Unis de Chimérique du nord y quoique cette limite soit très-irrégulièrc ; mais, pour ce qui concerne la limite orientale, j^ai cru que les faibles liens qui unissent les petits Etats é^Yucatan^ de Tabaseo et de Chiapa aux autres États mexicains, ne devait pas empéclier d^adopter une limite naturelle aussi simple et aussi connue que Tisthme de Téhuantepec. On aurait pu, k la Terité, prendre Tistlime de Honduras, qui est encore mieux tracé par la nature ; mais alors la république de P Amérique centrale se trouTcraiC divisée dans 6e$ parties les plus imporUntes , et YEmt àe Cuatimala, qui est prcciscment celui qui donne à cette république le nom consacré PA^ Vusage^ se trouverait dans le Mexique.
ordinaire esè de plus de 2000 mètres, est surmonté par des montagnes dirigées en divers sens, et qui présentent des cimes de plus de 5400 mètres. Il n'y a que dans la partie orientale que Ton rencontre des plaines qui se rattachent à celles du bassin du Mississipi et qui se terminent souvent par des savanes et des lagmies.
Le Mexique renferme beaucoup de lacs ; maïs ils sont , en général , peu considérables. Les plus remarquables sont ceux de Chapala et de Tes-- . cuco, dans le midi ; de Timpanogos et de Teguajro, dans le nord. Cette région est arrosée par un grand nombre de cours d'eau; mais, à l'exception du Rio 'Grande, ceux des portions resserrées entre les mers sont peu importants; tandis que dans la portion septentrionale on ▼oit de grands fleuves qui rappellent ceux que nous avons cités dans la Washingtonie et dans /a Nouvelle - Bretagne. Le principal de ces cours d'eau est le Rio del Norte, qui prend sa source dans les Rocky - mountaîns et se jette dans le golfe du Mexique. Nous citerons aussi le Rio - Colorado, qui se jette dans la mer Vermeille.
180. La région située entre les isthmes de G>«timai«. Tehuantepec et dé Panama , que Ton pourrait appeler Disthmie , et dont une grande partie e^t ordinairement désigna par le nom de Guaiimala , que porte une des contrées qu'elle renfeime , est située entre les :22.' et degrés de latitude boréale, et entre les
l48 GÉOGRAPHIE.
81/ et 97.* degrés de longitude occidenlale. * Elle forme y entre l'océan Pacifique et les dépendances de l'océan Atlantique, une bande de terre très-étroite, par rapport à la largeur onllnaire du continent américain, et dont se détache la presqu'île d^yitcatan; laquelle est dirigée du sud au nord, entre le golfe du Mexique et la merdes Antilles. Les côtes de cette région sont découpées par des golfes, des lagunes, ainsi que par d'autres avances que la mer fait entre les terres, et elles sont bordées par plusieurs petites îles. Cette région est, comme la précédente, traversée dans toute sa longueur par la grande chaîne des montagnes occidentales de l'Amérique, qui paraissentatteindre la hauteur de 4^00 métrés au mont Agua^ près de Guatimala; mais qui s'abaissent considérablement vers le sud-«st Ces montagnes forment une côte très-escarpée du côté de l'océan Pacifique ; mais vers l'Atlantique on voit souvent des côtes basses , surtout dans le pays des Mosquitos, où les montagnes sont séparées de la mer par des plaines assez étendues.
Elle est arrosée par plusieurs cours d'eau , généralement peu importants, et elle renferme plusieurs lacs, dont un seul, celui de Nicaragua, est considérable.
Aoiiiiefc* 181. Les Antilles sont un grand archipel ou
* La région limitée ci -dessus est plus éteodue ^ue la république de r Amérique centr^^* puisqu'elle contient en outre les États mexicains de "J;» b^^^* ^* Chiapa etd'Yucatan, l'Yucatan anglais, le pay^ ^^ ^ Jlosipiilos et le département de
J'isthmc, appartenant j, ^^ .oU^H^« ^« ^ Nouvelle-Grenade.
AMÉRIQUE. l49
reunion d'archipels, situées entre les 27/ et lo."* d^rés de latitude boréale , et entre les 6:2 f* et 87." d^rés de longitude occidentale : elles sont baignées à Test par l'océan Atlantique; à l'ouest par ia mer des Antilles et le golfe du Mexique. On peut les considérer comme formant une chaîne qui établit la continuation de la portion orientale de l'Amérique septentrionale avec la partie orientale de l'Amérique méridionale; elles sont m général très-montueuses , et le mont PotriUo, dans File de Cuba , parait dépasser la hauteur de 3700 mètres. Leurs côtes sont souvent garnies de redis.
On distingue dans les Antilles trois groupes ou archipels particuliers; savoir : les (les Lucajres ou de Bahama, qui ne sont séparées de la Floride que par le nouveau canal de Bahama, et qui se composent d'iui grand nombre de petites
lies;
Les grandes Antilles , dont les principales sont Cuba, qui a plus de 1 qo myriamètres de long , Haiti, la Jcamûque et Porto^Rico ;
Les petites Antilles, qui forment ime chaîne de petites îles entre les grandes Antilles et le continent Les principales sont la Guadeloupe et la Martinique.
On considéra aussi comme une division des Antilles , et on appelle alors Antilles sous le vent, des lies situées dans la partie méridionale de la mer des Antilles, le long de la côte du continent, et que, pour cette raison, il serait plus naturel de considérer comme ime dépendance de
1 5o GÉOGRAPHIE.
la r^oii comprenant cette portion du oontînent Les principales de œs îles sont la Trinidad, Tor hagOs Vile Marguerite et Curaçao.
iiMvdi*. Gr». 1 82. Nous désignons par le nom de Nouvelle- Grenade une Kgion comprise entre le 1 s.' degré de latitude boréale et le 1/' degré de latitude australe, et entre les 63." et 8i." d^és de longitude occidentale : elle est bornée au nord par la mer des Antilles; à Test par TOréncque et par une ligne tirée du confluent de ce fleuve avec le Gua- Tiare au confluent de TApoporis aTec le Yapura; au sud par cette rivière et par le Patia ; à louest par Tocéan Pacifique et l'isthme de Panama.
La côte septentrionale de cette région est fort entamée par la mer des Antilles et garnie d'une chaîne à!tles, qui ont été indiquées ci-dessus sous le nom S Antilles sous le vent.
Cette région est traversée par la chaîne des Andes 9 qui, comme il a déjà été dit, s y divise en deux branches : Tune se prolongeant à l'ouest par l'isthme de Panama , et l'autre se terminant à la mer des Antilles. Ces montagnes y forment un plateau j qui, à Bogota, est élevé de ^2661 mètres. Ce plateau est plus découpé que celui du Mexique, et il est surmonté de cimes qui, dans la Sierra de Merida, paraissent s'élever à près de 6000 mètres.
Dans la partie sud-est de cette région se trouvent des plaines nuttécs^"^^^^^^ T^^ appartiennent aux bassins de V^^^zO^ ^t de YChénoçue. IndépendamniQ^ Àc ces deux fleuves et de
Jeure affluents > la N ^\\e-Grenade renferme un
AMÉRIQUE* l5l,
aatre grand cours d'eau qui se jelte dans la mer des Antilles : c'est la Magdcdena^ qui coule du sud au nord exitxe deux chaînons des Andes.
Cette région contient aussi le grand lac Mor- TQcabo, qui est en communication avec le golfe de ce nom. On peut aussi citer le lac beaucoup moins étendu de Valencia.
i85. Le Quito'^^ tel que nous l'entendons, est Q^i»une région située entre le 3.^ degré de latitude boréale et le 5.^ degré de latitude australe, et eutre les 72."* et SS."* degrés de longitude occi^ dentale; il est borné au nord par les cours du Patia et du Yapura ; à l'ouest par une ligne tirée du confluent de l'Apoporis dans le Yapura au confluent du Jayari dans l'Amaasone; au sud par oefleuye et par leTumbes, et à l'est par l'océan Pacifique
La côte, le long de cet océan, est entamée par le golfe de Guayaquil , dans lequel se trouve \ile de Puna.
Cette région, trayersée, comme la précédente, par les Andes, renferme des cimes que l'on a long-temps considérées comme les plus élevées de la terre ; telles que le Chimboraço , haut de 653o mètres; VAntisana, 6853; le Cotopaxi, 5755 ; le Pichincha, 4868. La partie orientale appartient aux plaines de l'Amazone.
* Il paraît que cette région forme dans la statistique actuelle \^république de VEquateur ^ mais le nom de Quito , qui rappelle VB inden rojaume et une Tille très-connue, m^a paru mcriter h préférence sur une dénomination nouvelle , propre à établir ^ géographie de la confusion a^c Féquateur astronomique.
l5a GÉOGRAPHIE.
Nous indiquerons à la suite de cette région les ties Galapagos, situées sous l'équateur dans Focéan Pacifique^ à plus de loo myriamètres de la côte.
GojMu, 1 84. La Gujrane est située entre le 11.* degré de latitude boréale et le 4** degré de latitude australe, et entre les 52.* et 73.* degrés de lon^ gitude occidentale : elle est bornée au nord par une partie du cours de TOrénoque et par l'océan Atlantique; à l'est par le même océan; au sud par l'Amazone; à l'ouest par une ligne tirée du Gon- , fluent du Jayari dans l'Amazone au confluent du Guaviare dans TOrénoque, et ensuite par le cours de ce fleuve.
La majeure partie de cette région est couverte par un massif de montagnes, qui est séparé par la vallée ou plaine de l'Orénoque de la branche des Andes qui s'étend le long de la mer des Antilles*. On regarde comme point culminant de ce massif la Duida dans la Sierra de Parima, que l'on croit avoir près de nSoo mètres. Toute la partie méridionale de cette région est
* Qaand j« dis que les moatagnes de la Guyane sont séparées de c^es de la Noufelle- Grenade par la TaUée de TOrénoqne, c^est pour me cotiformer à Pusage et exprimer Tétai général des choses d^uue manière plus facile à saisir j car il parait quHci , comme dans beaucoup d^autres contrées , TOrénoque, au lien de cooler an milieu de la plaine qui sépare les deux massifs, looge et eotame même le massif de la Guyane ^ car le Cerro de la Gal^^M c^^^ P^^ à^Unuana , qui se trouTenl sur la rive gauche de rr\g.^iiO<l^^> '^'^^ tout prés des monUgnes de la Guyane et pa^^* ^t scpa^vcs des Andes par une large plaine. N^
ÀMÉRiQins. 1 55
une vaste plaine, souvent marécageuse, arrosée par ÎJlmazone.
Parmi les nombreux affluents de ce dernier fleuve, qui appartiennent à la Guyane, le Rio Negro est le phis important On distingue aussi le Rio Brancoy affluent du Rio Negro, et le Cas-sùpdare, qui présente la circonstance remarquable d'établir une communication entre F Amazone et rOn^TO^zie : celui-ci, qui prend sa source dans la Sierra de Parima, décrit une espèce de spirale et se jette dans TAtlantique par plusieurs bras, qui embrassent un large delta.
i85. Le Brésil, tel que nous l'entendons, est bi^. une vaste région, située entre lequateur et le 52/ degré de latitude australe, et entre les 57.' et 72.' degrés de longitude occidentale : il est IxxTiéau nord par l'Amazone; à l'est par l'océan Atlantique; au midi par le Rio Grande do sul et à l'ouest par une ligne tirée de cette rivière au (xmiiuent du Jarari dans l'Amazone.
La majeure partie de cette région est couverte de montagnes , qui forment ime des portions les pins importantes du système que nous avons indiqué ci-dessus comme occupant l'orient de l' Amérique (i65 et 166). Ces montagnes peuvent être considérées comme composées de plusieurs chainés, dirigées du nord au sud en convergeant, comme la cote, vers l'ouest, et tendant par conséquent à se rapprocher des Andes, vers lesquelles elles envoient des rameaux transversaux , <{ai resserrent la grande plaine qui s'étend de f Amazone à la Plata. Ces rameaux paraissent être
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peu élevés j et les montagnes principales sont bien loin d'atteindre la hauteur des Andes, leur point culminant n'ayant, comme nous l'aTons déjà dit, que i85i mètres. La partie nord-ouest de la r^îon appartient à la grande plaine de r Amazone, et une petite portion au sud -ouest dépend de la grande plaine de la Plata.
Le Brésil renferme un grand nombre de cours d'eau : les uns coulent du sud au nord et se jettent dans l'océan Atlantique, soit directement, comme le San-Francisco, le Parnahiba, le Para ou Tocantiriy soit par l'intermédiaire de ïjémor zone, comme le Xingu, le Tapajos, la Madeira, D'autres, au contraire, coulent du nord au sud; tels sont le Paraguay et la ParancL Les cours d'eau qui ont ime autre direction sont peu étendus.
Le Brésil ne renferme pas de grands lacs, à l'exception de celui de Los Patos à son extrémité méridionale, qui est plutôt une lagune qu'un véritable lac. On peut aussi citer le lac temporaire de Xarctjres, entre cette région et la Platarie, qui n'est qu'une plaine marécageuse, régulièrement inondée dans la saison des pluies.
Pt'fou. 1 86. Le Pérou s'étend entre les 5." et i g." degrés de latitude australe, et entre les 67.* et 84.* degrés de longitude occidentale. On peut le considérer comme borné au nord par le cours du Tumbes et par une partie de celui de l'Amazone; à l'est par une ligne tirée du confluent du Javari dans l'Amazone à celui du Guapore avec le Mamore ; au sud par une autre lig^^c tirée de ce confluent
au promontoire d'Arica, et à l'ouest par l'océan Facifiqua
La partie occidentale de cette région est en-' tièrement occupée par la chaîne des Andes, qui , à la montagne de PickunPichu près d'Arequipa, s'élère à la hauteur de 5670 mètres ; mais du côté de l'orient 9e trouyent des parties basses qui appartiennent à la grande plaine arrosée par rAmaione.
Les principaux cours d'eau du Pérou coulent du sud au nord; tels sont le Tunguraguayle Hualn lagaeiY Ucajrcde, qui senties principaux affluents àidYjimajBone, que nous avons dit couler de l'ouest à J'est Tous les cours d'eau qui se jettent dans Focéan Pacifique sont très^-peu importants. Le Pérou renferme dans sa partie méridionale, sur les confins de la Bolivie, un lac très-remarquable par son étendue et sa situation : c'est cdui de Titkaca, situé dans les Andes, à une hauteur de 3888 mètres au-dessus de la mer.
187. La Bolivie est située entre les lo.** et ^^^^^t- 24.* degrés de latitude australe, et les 58.' et 75.* degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par une ligne tirée du promontoire dArica au confluent du Guapore avec le Mamore; à l'est par une autre ligne tirée de ce confluent à celui du Latirequiqui avec- le Para- S^ay; au midi par une troisième ligne tirée de ce confluent au cap Jorge (Morro Jorge), et à Tooest par l'océan Pacifique.
Cette r^ion ressemble tout-à-fait au Pérou, avec lequel on la- réunit souvent. Sa partie occi-
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dentale appartient de même à la chaîne des Andes, qui présente sa plus grande aération au Neçado de Sorata, haut, comme on Fa vu ci-dessus, de 7696 mètres.
La partie orientale présente des contrées basses, dépendantes de la grande plaine gui s'étend de l'Ajnazone à la Plata.
Les principaux cours d'eau de la Boliyîe coulent du sud au nord pour se rendre dans l'Amazone; tels sont le Béni, le Mamore et YUbay. Quelques autres coulent aussi de l'ouest à l'est, pour se rendre dans la Plata ; tel est le Pilcomap; mais aucun cours d'eau important ne se rend dans l'océan Pacifique. On peut aussi citer le DesaguaderOs qui est le débouché du lac de TiUcaca, cité ci -dessus (186), et dont les eaux se perdent par évaporation dans une vallée.
Les inondations des rivières qui traversent les plaines orientales, donnent naissance, dans cer- ' taines saisons, à des lacs temporaires quelquefois très-étendus , ou à de grands marais. Le long des cotes de l'océan Pacifique se trouve le désert d'Atacama, qui s'étend entre la Bolivie et le Chili.
puurie. 188. Nous croyons pouvoir désigner par le nom de Platarie une vaste région , située entre les 30.' et 4i.* degrés de latitude australe, et les 55." et 74.* degrés de longitude occidentale: elle est bornée au nord P^^ ^^^ YL%ne tirée du faîte des Andes vis-a^y'^ le cap Jorge , au confluent du Latirequiqiiî ^ le Paraguay ; à l'est par une autre ligne tiré^ ^^ c^ confluent à Tembouchuit;
doRio Grande do sul et par l'ooéan Atlantique; au sud par le Rio Negro ou Gusu-Leuwu et le SieurLeuwu ; à l'ouest par le faite des Andes.
La majeure partie de cette région appartient à la grande plaine de la Plata, qui , surtout vers le midi, présente de grands espaces tout^-fait plats et incultes, que l'on connaît sous le nom de Pampas.
La portion occidentale se compose du versant oriental d'une partie de la chaîne des Andes, qui paraît être en général assez étroit , dû moins vers le midi, et la portion sud-est présente des montagnes qui forment l'extrémité méridionale du sjsfièmequi traverse le Brésil
La plupart des cours d'eau de cette région coulent du nord au sud , et se rendent dans deux rivières principales, le Parana et YUruguajr, qui prennent leurs sources dans les montagnes du Brésil et qui se réunissent en formant une large rivière ou plutôt un golfe, connu sous le nom de lUo de la Plata. Parmi les affluents du Parana on distingue le Paraguctjr, qui vient aussi des montagnes du Brésil ; le Picolmajro, le /^er- ^jo, le Salado ou San^ Thomé, qui prennent leurs sources dans les Andes. Parmi le petit nombre de cours d'eau qui se rendent directement à Tocéan Atlantique, nous citerons la rivière de Mendoça ou Hio Colorado et le Rio Negro o\\ Cum Leuwu.
Cette r^ion renferme beaucoup de lacs , généralement peu étendus , souvent sans débouchés , ^beaucoup de plaines basses, qui deviennent
des lacs temporaires dans la saison des pluies. cuii. 1 8g. Le Ghiliest situéentreles a4*^ ^^ 4^*" degrés de latitude australe, et entre les 7a.'' et 76.^ d^rés de longitude occidentale : il forme une bande étroite , bornée à l'ouest par l'océan Pacifique et à l'est par le faite des Andes; il est entièrement compris dans le versant occidental de ces montagnes, qui n'y atteignent plus une aussi grande élévation que dans la Bolivie, leur point culminant paraissant être le Descabezado^ haut de près de 6000 mètres.
Le Chili est arrosé par un grand nombre de cours d'eau; mais auciui n'est important.
Les petites (les de Juan-Femandez et de Saint- FélLr, dans l'océan Pacifique, peuvent être citées à la suite de cette région, dont elles sont toutefois éloignées de près de 1 00 myriamètres.
p.u8»Die. 190. La Patagorde est située entre les 4<'** ^^ 54-'' degrés de latitude australe, et entre les 65.^ et 78.'' degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par le détroit qui sépare l'île de Chiloé du Chili , par le cours du Sieu Leuwu et celui du Cusu Leuwu ou Rio Negro; à l'est par l'océan Atlantique; au midi par le détroit de Magellan et à l'ouest par l'océan Pacifique.
Elle se compose d'une péninsule triangulaire, qui forme la partie méridionale du continent américain , et d'îles situées le long de la cote occidentale de cette péninsule. Ces îles sont ordinairement réuiiie5 ^^ archipels , sous les noms
La portion Or/^^^® *® ^^^ r^on est
fomée de la partie méridionale de la chaîne des Andes, tandis que la portion orientale parait être en général basse et unie.
Les cours d'eau j sont peu importants, du moins ceus: du versant occidental. Parmi ceux du Tenant oriental on distingue le Bio de Camarones et le Rio Gallego.
191. Nous réunissons sous le nom d'îles Âus- nci A«ttr«ief/ traies de l'Amérique, des terres qui sont réparties depuis le 5i.^ jusqu'au 67 ."^ degré de lati^tude australe, et depuis le So."* jusqu'au 92.' degré de longitude occidentale. Elles forment plusieurs groupes ou îles isolées; savoir : Yarcfupel de la Terre^e^Feuj aussi nommé archipel de Magellan, qui n'est séparé de la Patagonie que par le détroit de Magellan. Les îles qui le composent sont généralement montueuses et peuvent être considérées comme un prolongement des Andes. Leur ppint culminant paraît être le mont SarmientOj haut d'environ 2000 mètres.
Les lies Falkland ou Malouines, vers le 52.* degré de latitude, qui atteignent au mont Chattekux la hauteur d'environ 700 mètres.
La Géorgie du sud, sous le 54-* d^ré de latitude, qui présente des montagnes couvertes de neiges perpétuelles et dont les vallées elles-mêmes ne sont découvertes que pendant une petite partie de Tannée.
Les Terres de Sandwich, sous le 68.* d^ré de latitude, qui se composent- de petites îles montueuses, presque toujours couvertes de neiges et de glaces. •
1 6o GÉOGRAPHIE.
Les Orcades du sud ou Powel^ sous le 60/ degré de latitude , qui sont aussi de petites îles montueuses.
Les Shetland du sud, vers le ôa.*' degré de latitude, qui sont également de petites îles, enyironnées de roches.
La Terre de la Trinité, qui est probablement aussi un archipel semblable au précédent, mais dont on ne connaît pas encore les détails.
Les (les Biscoë, qui sont situées sous le 67.' d^ré.
Enfin , les petites iles et Alexandre I." et de Pierre /.*', qui sont située^ par le 69.* degré 5o', et qui sont , par conséquent , les terres les plus méridionales que l'on ait observées jusqu'à présent.